Le parti communiste réunionnais, c'est ou c'était Paul Vergès, Jean-Baptiste Ponama, Bruny Payet, Julien Ramin, Alexis Pota, Laurent Vergès, Lucet Langenier, Adrien Minienpoullé, Roger Hoarau, Raymond Lauret, Claude Hoarau, Huguette Bello, Elie Hoarau, Maurice Gironcel, Pierre Vergès, Eric Fruteau, Jean-Yves Langenier, Fabrice Hoarau, Yvan Dejean, Firose Gador, Henri Hyppolyte… Quel visage aura le PCR à l'issue du huitième Congrès du parti ?
Ce nouveau visage se modèle, évolue et ne se fige jamais. C'est aussi la sélection naturelle de Darwin. C'est l'adaptation des individus responsables d'un parti politique à leur environnement contemporain. C'est aussi le plus fort ou le plus stratège qui évince le rival pour imposer son autorité. Le PCR (le plus souvent sous la direction de Paul Vergès) l'a fait avec Jean-Baptiste Ponama, Bruny Payet, Alexis Pota, Huguette Bello… C'est pareil aujourd'hui pour Pierre Vergès. C'est juste le contexte et la méthode qui diffèrent.
Il y a d'abord le contexte. Le PCR a sombré il y a un an. C'était à l'issue des Législatives 2012. Paul Vergès a alors perdu un peu plus de sa crédibilité et de son autorité sur le parti. Le PCR était devenue une terre brûlée. Il y avait alors ceux qui cherchaient à désigner les principaux responsables. Et, il y avait (ils sont toujours là) ceux qui voulaient (veulent) proposer des idées, des réflexions et des solutions pour reconstruire. Pierre Vergès était aussi (il l'est toujours) de ceux-là.
La méthode. Seulement, le plan de reconstruction qu'il a proposé, n'a pas fédéré. Pire, sa position qui n'a pas été retenue, l'a isolée. La remise en place des sections dans les communes, les réunions très "animées et constructives", les conférences de presse régulières du PCR (où Pierre Vergès était tout le temps absent), et les différentes prises de position du parti, ont peu à peu marginalisé les propositions de Pierre Vergès. Et du même coup Pierre Vergès. C'était et c'est ainsi de Jean-Baptiste Ponama à Huguette Bello et Eric Fruteau. Le PCR (la plupart du temps c'était Paul Vergès) a toujours le dernier mot. Même contre un Vergès. Même contre le fils de Paul Vergès.
Entre Jean-Baptiste Ponama, Huguette Bello, Eric Fruteau, Claude Hoarau et Pierre Vergès, le PCR a choisi, choisit et choisira toujours… le PCR. Si avant le choix exprimait souvent la volonté d'un seul homme, Paul Vergès, depuis un an, le PCR s'est reconstruit un socle. Une base (celle qui avait fait défaut à l'Alliance de Paul Vergès aux Régionales 2010). Solide et solidaire. Dont le ciment est le militantisme et l'engagement populaire.
Comme c'était le cas avant (avec aujourd'hui moins de misérabilisme et de catastrophisme, quoique parfois…). Chaque militant, chaque responsable et chaque élu communiste apportent leur pierre à l'édifice. C'est ce PCR qui sera exposé au huitième Congrès du parti début juillet à Sainte-Suzanne. Le PCR de Paul Vergès, reconstruit sans Paul Vergès. Et sans Pierre Vergès. C'est ce PCR qui est à prendre ou à laisser. Comme à chaque fois.
Pierre Vergès a choisi de laisser. C'est son choix. Il a choisi de se mettre en retrait. Il est vrai que le conflit social qui l'oppose à son employeur Jean-Yves Langenier, l'a aidé dans sa décision. Ça a été en quelque sorte le déclencheur. Mais, il n'aura fait que précipiter une décision inéluctable tant le fossé n'a cessé de se creuser entre le PCR en reconstruction et le conseiller général du Port. Il ne pouvait avoir un autre épilogue que cette rupture. Car, le PCR a eu, a et aura toujours le dernier mot. C'est ainsi.
C'est le cas pour Huguette Bello ou Eric Fruteau. A chaque fois qu'un cadre prend ses distances avec le parti communiste, le PCR explique "que celui-ci s'est exclu du parti !" Pierre Vergès vient tout simplement de les imiter…
Ce nouveau visage se modèle, évolue et ne se fige jamais. C'est aussi la sélection naturelle de Darwin. C'est l'adaptation des individus responsables d'un parti politique à leur environnement contemporain. C'est aussi le plus fort ou le plus stratège qui évince le rival pour imposer son autorité. Le PCR (le plus souvent sous la direction de Paul Vergès) l'a fait avec Jean-Baptiste Ponama, Bruny Payet, Alexis Pota, Huguette Bello… C'est pareil aujourd'hui pour Pierre Vergès. C'est juste le contexte et la méthode qui diffèrent.
Il y a d'abord le contexte. Le PCR a sombré il y a un an. C'était à l'issue des Législatives 2012. Paul Vergès a alors perdu un peu plus de sa crédibilité et de son autorité sur le parti. Le PCR était devenue une terre brûlée. Il y avait alors ceux qui cherchaient à désigner les principaux responsables. Et, il y avait (ils sont toujours là) ceux qui voulaient (veulent) proposer des idées, des réflexions et des solutions pour reconstruire. Pierre Vergès était aussi (il l'est toujours) de ceux-là.
La méthode. Seulement, le plan de reconstruction qu'il a proposé, n'a pas fédéré. Pire, sa position qui n'a pas été retenue, l'a isolée. La remise en place des sections dans les communes, les réunions très "animées et constructives", les conférences de presse régulières du PCR (où Pierre Vergès était tout le temps absent), et les différentes prises de position du parti, ont peu à peu marginalisé les propositions de Pierre Vergès. Et du même coup Pierre Vergès. C'était et c'est ainsi de Jean-Baptiste Ponama à Huguette Bello et Eric Fruteau. Le PCR (la plupart du temps c'était Paul Vergès) a toujours le dernier mot. Même contre un Vergès. Même contre le fils de Paul Vergès.
Entre Jean-Baptiste Ponama, Huguette Bello, Eric Fruteau, Claude Hoarau et Pierre Vergès, le PCR a choisi, choisit et choisira toujours… le PCR. Si avant le choix exprimait souvent la volonté d'un seul homme, Paul Vergès, depuis un an, le PCR s'est reconstruit un socle. Une base (celle qui avait fait défaut à l'Alliance de Paul Vergès aux Régionales 2010). Solide et solidaire. Dont le ciment est le militantisme et l'engagement populaire.
Comme c'était le cas avant (avec aujourd'hui moins de misérabilisme et de catastrophisme, quoique parfois…). Chaque militant, chaque responsable et chaque élu communiste apportent leur pierre à l'édifice. C'est ce PCR qui sera exposé au huitième Congrès du parti début juillet à Sainte-Suzanne. Le PCR de Paul Vergès, reconstruit sans Paul Vergès. Et sans Pierre Vergès. C'est ce PCR qui est à prendre ou à laisser. Comme à chaque fois.
Pierre Vergès a choisi de laisser. C'est son choix. Il a choisi de se mettre en retrait. Il est vrai que le conflit social qui l'oppose à son employeur Jean-Yves Langenier, l'a aidé dans sa décision. Ça a été en quelque sorte le déclencheur. Mais, il n'aura fait que précipiter une décision inéluctable tant le fossé n'a cessé de se creuser entre le PCR en reconstruction et le conseiller général du Port. Il ne pouvait avoir un autre épilogue que cette rupture. Car, le PCR a eu, a et aura toujours le dernier mot. C'est ainsi.
C'est le cas pour Huguette Bello ou Eric Fruteau. A chaque fois qu'un cadre prend ses distances avec le parti communiste, le PCR explique "que celui-ci s'est exclu du parti !" Pierre Vergès vient tout simplement de les imiter…











