sak ifé nout jordu ék nout demin

EEDD et Éducation populaire : Un projet participatif pour nos territoires.


Citoyen
Jeudi 28 Mai 2015

l'EEDD contribue au développement des valeurs d’entraide, de solidarité chères à l’éducation populaire et amène à chercher ensemble des solutions pour mieux gérer les ressources naturelles afin de s’inscrire dans une démarche de transition écologique.


​COLLOQUE INTER-CCEE 2015 : Refonder l’Éducation populaire pour un nouveau contrat social

Les thématique abordées :
Atelier 1 : les acteurs de l'éducation populaire font-ils de l'EEDD dans leurs actions, si oui lesquels ?
Atelier 2 : quel est le rôle de GRANDDIR vis-à-vis des acteurs de l’éducation populaire sur la thématique EEDD, exemple de la COP21 ?
Atelier 3 : complémentarité éducation nationale et éducation populaire pour l’écologie : l'EEDD peut-elle jouer ce trait d’union ? L'EEDD et l’éducation Populaire : où se situe le point de rencontre ?
 

12 personnes prennent successivement  la parole afin d’alimenter le débat devant une salle comble (plus de 100 participants) Quelle légitimité ont les porteurs de savoir ? Quelle est la place du public dans ces savoirs ? Comment favoriser l’implication de la société civile dans la conférence Climat ? Quelle est la place des réseaux ? Comment impliquer la planète dans ce changement ?  Comment agir avant qu’il ne soit trop tard ?  Quelle est la place de l’Education Populaire dans l’EEDD ? Comment l’EEDD et l’Education Populaire travail pour donner l’exemple ?

Autant de questionnements qui témoignent des enjeux et des préoccupations sociétales : l’éducation à l’environnement et au développement durable fait débat. L’urgence est de continuer à poursuivre l’urgence d’agir en faisant société pour un avenir durable

Mme Monique PATERNOESTER trace brièvement d’une part un historique  du réseau GRANDDIR.Celle-ci fait le constat en 1995 d’une multitude d’actions  à partir d’une approche globale et scolaire. Ces dernières sont menées par des collectivités, des entreprises, des associations et la population. D’autre part, elle fait état d’un changement de contexte territorial. De 1995 à 2005, on voit apparaitre des problématiques en lien avec l’environnement ainsi que la nécessité d’accompagner les acteurs. L’année 2009 marque la prise de conscience du CCEE. La structuration du réseau GRANDDIR s’effectue de 2010 à 2013. Le CCEE  lance une nouvelle dynamique d’intégration et d’accueil des nouveaux acteurs. Grâce à l’accompagnement de la CRESS, des COPILS sont créés. Mr J. Luc MORISSE  aborde la question économique des acteurs financiers comme les fondations et les institutions (ex : Réseau GRANDDIR et Association Nicolas Hulot)  La CRESS a accompagné la création et la structuration de GRANDDIR. Des emplois d’avenir ont été créés .Se pose alors la problématique de la pérennisation de ces emplois (accompagnement dispositif DLA).

En 2013, le réseau GRANDDIR émerge. Des actions  mises en place ont pour objectifs :

 - La démarche participative « Construire ensemble »  

- La création de  forums (journée technique)

- La création d’outils de communication permettant de faire connaitre le réseau et d’aider les acteurs.

Mme Valérie GERMAIN du Parc National de la Réunion dresse un constat sur les relations entre Education Populaire et Education Nationale. Elle évoque des expériences réussies en milieu scolaire en partenariat avec des associations d’Education Populaire (une classe patrimoine à Salazie avec les FRANCAS / une classe volcan avec la FEDAR)  Toutefois, elle souligne la difficulté de définir l’articulation entre Education Populaire, Education Nationale enfin la famille au retour des jeunes à la maison.

A ce propos, Mme Lucette VAIRAC relate  un historique de l’engagement des politiques publiques autour des questions de l’EEDD. Le travail est mené essentiellement avec les partenaires institutionnels et non en lien avec le réseau associatif. Cette convention possède des avantages (réflexions partagées, actions communes) mais aussi des inconvénients (absence de liens avec les associations locales d’où des demandes de financement non satisfaites et des projets peu novateurs).

Mr Jacques BOUGOT expose des expériences des pays du Nord de l’Europe où de nombreuses avancées sont mises en exergue. Les associations obtiennent de manière souple des subventions. Les jeunes de moins de 18 ans sont des porteurs de projet. Selon Mr Guy FONTAINE, il faut  faire la promotion de l’EEDD dans les espaces libres grâce aux nouveaux rythmes scolaires et autres temps libres (vacances, tourisme…) Mr Philippe  nous livre ses réflexions autour de l’importance de la famille comme premier espace d’échanges en utilisant toutes les richesses et les valeurs traditionnelles Réunionnaises « la famille est le modèle de l’enfant, il est fondamental de revenir à des notions de citoyenneté ».

Mme Gisèle TARNUS  souligne que la notion de changement climatique peut paraitre lointaine pour nous à la Réunion. En effet, nous y sommes tous déjà  confrontés. Il en va de la responsabilité de chacun dans ses gestes quotidiens. Par exemple, l’utilisation de son véhicule personnel participe au changement climatique puisqu’‘une grande partie de l’importation du pétrole est affectée aux déplacements personnels. Elle souligne   notamment la très faible utilisation des transports en commun : 2%.Ce sont ces habitudes que nous devons changer.

Mr Frédéric GAZE fait le lien entre l’EEDD et la formation professionnelle dans le sens où c’est très codifié. Les animateurs fuient au regard d’un vocabulaire technique non maitrisé ainsi que l’intervention dans des milieux non maitrisés (la forêt).

Des préconisations se dégagent:

·      Décentraliser les forums dans chaque commune de l’île afin de d’augmenter l’accessibilité des publics.

·      Se rattacher à des manifestations existantes comme le Salon de l’Education, organisé annuellement par la Ligue de l’Enseignement en Octobre.

·       montrer l’exemple avec la marche à pied, pédibus, vélo, développement des pistes cyclables et co-voiturage…

·      espace d’interaction,  un espace de mutualisation numérique pour faciliter l’accès aux ressources.

·       Réfléchir à un espace d’accueil où les animateurs, les parents, les enfants peuvent se rencontrer, échanger et co-créer.

·      Faire en sorte que les partenaires deviennent des partenaires réguliers et non ponctuels.

·      Utiliser des supports ludiques pour cibler les jeunes enfants qui sont force d’exemple pour les parents.

·      Prendre contact avec ces structures pour développer les compétences et les savoir de ces personnes.

De plus, l’expérience du réseau GRANDDIR  avec la création du site internet participatif répond  de manière efficiente aux besoins des adhérents.

PSP



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Les commentaires

1.Posté par super mario le 28/05/2015 09:42
masturbation intellectuelle????

2.Posté par oscar le 05/06/2015 22:38
J'ai assisté à de nombreux moments du colloque consacré à 'l'Education Populaire.
Je dois dire que ce moment a été celui que j'ai le moins apprécié et de lojn.
Trop d'intervenants qui ont parlé trop longtemps. Le public a été réduit à celui du role de spectateurs contrairement aux autres moments.

A l'exception de M. Frédéric gaze, qui a proféré une vérité importante, la plupart des autres intervenants ont surtout chercher à vanter leurs structures.
Ceci dit les autres moments du colloque, ont été très positifs. Les intervenants des tribunes connaissaient leurs sujets et les animateurs et intervenants des autres moments efficaces. le public a pu s'exprimer, y compris exprimer des désaccords, conformemments aux principes de l'Education Populaire.
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