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Département - Région, l'impossible partenariat


Dans la presse
Mardi 12 Juillet 2011

Nous publions ici un article paru sur notre site le 18 avril 2011, sur l'impossible partenariat entre le Département et la Région Réunion : la clause de compétence générale permet au Conseil régional et au Conseil général, des missions qui dans la réalité, sont identiques, et qui dans les faits, se chevauchent. Seul le tourisme aurait pu faire le lien entre les deux collectivités. Le lien n'a pas tenu, la politique touristique a basculé dans le camp de la Région Réunion.


Département - Région, l'impossible partenariat
L'histoire politique de La Réunion tient dans la lutte des départementalistes de Droite d'un côté, et de Paul Vergès et de la gauche de l'autre. L'instauration du Conseil régional dans l'île en 1982, était la réponse de Paul Vergès, à Louis et Jean-Paul Virapoullé, et ce après le rejet par le Conseil constitutionnel, de l'Assemblée unique.

Et ironie de l'histoire, c'est le communiste Mario Hoareau, qui en est devenu le premier président du Conseil régional, à la faveur de l'âge, alors que la Droite était majoritaire d'une voix. Dès lors, la pyramide inversée et le palais de La Source, n'ont eu de cesse que de se tirer la bourre. Il fallait toujours faire mieux et plus que l'autre. Et les seuls perdants de cette lutte stupide, étaient La Réunion et les Réunionnais.

La création d'une seule structure touristique équitablement financée au départ par les deux collectivités, montrait une prise de conscience des élus. Tour à tour, le président de l'ex-CTR (Comité de tourisme de La Réunion) était un conseiller régional puis un conseiller général.

Naïvement, on pouvait penser que c'était le point de départ d'une redistribution des compétences. C'était sans compter sans la clause de compétence générale et surtout sans l'entêtement de nos élus à utiliser le palais de La Source et la pyramide inversée, comme un cheval de Troie, et ce juste pour satisfaire leurs prétentions et asseoir leur pouvoir sur le département.

La personnalité de Paul Vergès à gauche et de Jean-Paul Virapoullé à Droite, a pesé dans ces luttes d'influences par collectivité interposée. Paul Vergès a été encore plus décisif à la Région. De 2008 à 2010, son soutien à Nassimah Dindar devait permettre de faire glisser l'ADI et l'ARAST vers la création d'un établissement public de formation, pour une autre politique de formation.

La Région ne collaborait pas pour autant avec le Département. Paul Vergès étendait son influence au Conseil général. Et dans les faits, le chef charismatique du PCR expérimentait son idée de l'Assemblée unique. Nassimah Dindar ne pouvait que constater l'hégémonie latente. Donc point de collaboration.

La défaite de Paul Vergès aux Régionales de 2010, et l'avènement de Didier Robert à la présidence du Conseil régional, ont stoppé les projets du stratège communiste.

Cette fois-ci, c'est autant le contexte politique, une Droite désunie surtout en son centre, que les personnalités de Didier Robert (UMP) et de Nassimah Dindar (ex-UMP), et surtout les antagonismes à Droite, qui sont des obstacles à la mise en place d'un véritable partenariat, et ce pour la mise en place d'un projet global de développement économique et social pour notre île.

Retour donc à la case départ, mais pour quelle évolution institutionnelle (ou non) : statu quo (Conseil général et Conseil régional), Assemblée territoriale ou Assemblée unique ?

Jismy Ramoudou



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