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Debout La République : Agir vraiment pour le développement de l'activité et de l'emploi


Politique
Jeudi 24 Octobre 2013

Depuis 2009, la Réunion s’enfonce dans la crise. Cependant, force est de constater que la crise n’est venue qu’aggraver la situation sociale déjà extrêmement fragile subie par la majorité de nos compatriotes. En effet, le taux de pauvreté à La Réunion restait, en 2010, plus de 3 fois supérieur (42%) à celui de la France métropolitaine (13,7%).


Debout La République : Agir vraiment pour le développement de l'activité et de l'emploi
Ce taux indique la proportion des ménages vivant avec un revenu inférieur à 935 € par mois. Il est une alerte sur la situation de pauvreté dans laquelle vivent plus de 340 000 réunionnais.

Il est  aussi et surtout le révélateur d’un mal développement, après 10 ans de croissance économique ininterrompue, caractérisée par des taux annuels généralement 2 à 3 fois supérieurs à ceux enregistrés au plan national.

Ainsi, malgré la croissance, le revenu médian des Réunionnais est resté inférieur d’environ 45% au revenu médian des Métropolitains, notamment du fait de la faiblesse des salaires.  Ces derniers ne représentent que 57 % des revenus distribués à La Réunion contre 79 % au plan national.

Après plus de 67 ans de départementalisation et près de 20 ans après l’achèvement de l’égalité sociale, c’est la persistance des inégalités de revenu entre la France métropolitaine et La Réunion qui doit donc avant tout interpeller les pouvoirs publics : limites attendues de la dynamique de rattrapage ou effets pervers du fonctionnement d’une économie insulaire ?

Le constat des dysfonctionnements de l’économie de marché à La Réunion fait l’objet d’un large consensus, exprimé notamment à travers le vote de lois portées par deux majorités différentes : la loi pour le développement économique des outre-mer (LODEOM) et en particulier son article 1er, adoptée en 2009, et la loi pour la régulation économique outre-mer, adoptée en 2013.

Il est donc impossible d’ignorer plus longtemps les effets de ces dysfonctionnements sur l’activité, l’emploi et les revenus.  

Dans un tel contexte, la situation de la pauvreté à La Réunion appelle une réponse adaptée  et globale car le seul renforcement des mesures d’accompagnement individuelles et financières telles que décidées par le gouvernement sera insuffisant ou produira des effets pervers.

Il faut donc construire une réponse structurelle qui tire les conséquences des limites de la rémunération des rentes qui structure l’économie réunionnaise organise un nouveau cadre plus favorable au développement de l’activité (propositions 1, 2 et 3), mobilise et accompagne nos compatriotes dans une dynamique d’accès à l’emploi (propositions 4,5 et 6).


I – Tirer les conséquences de la structuration de l’économie réunionnaise par la rémunération des rentes et organiser un cadre plus favorable au développement de l’activité économique.

1 – réglementation des prix de produit de première nécessité conformément à l’article 1er de la loi pour le développement économique des outre-mers,

2 – transformation d’octroi de mer en TVA outre-mer, de façon à

2-1 - réduire la marge des importateurs et de la rétrocéder aux consommateurs

2-2 – alimenter progressivement (sur 5 ans) un fonds de continuité territoriale économique.


3  - création d’un fonds de continuité territoriale économique visant à financer :

3-1 – les projets d’investissement des communes,
    
3-2 – les projets de diversification des sources d’approvisionnement,
    
3-3 – le cout d’approvisionnement en produits de première nécessité.


II - Mobiliser et accompagner nos compatriotes dans une dynamique d’accès à l’emploi.

4 – conclusion d’un pacte quinquennal pour le développement de la formation professionnelle et de l’alternance entre l’Education Nationale, la Région,  le Département, Pôle Emploi, les Organismes collecteurs (OPCA) et les opérateurs de la mobilité (ADOM et CNARM)

5 - orientation progressive (sur 5 ans) de 80 % des fonds déconcentrés et le fonds pour l’emploi dans les DOM (FEDOM) dédiés au contrats aidés vers les emplois aidés du secteur marchand afin d’augmenter l’offre globale d’insertion et les taux d’insertion,

6 – conclusion d’un pacte quinquennal pour la création et le développement des très petites entreprises entre l’Etat, la Région, le Département, Pôle Emploi, les chambres consulaires et les opérateurs de la création d’entreprise, pour :

6-1 – le financement d’un fonds pour l’innovation et la créativité,

6-2 – la mutualisation des moyens d’accueil et d’accompagnement des porteurs de projets dans une logique de guichet unique,

6-3 – la création d’une aide financière unique couvrant l’ensemble des porteurs de projets.

Propositions



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Les commentaires

1.Posté par certitude le 24/10/2013 08:40
supprimer la surrémunération excessive et utiliser les fonds récoltés pour financement le développement des activités génératrices d'emploi....

2.Posté par Robert MAILLOT le 24/10/2013 22:41
"Certitude" a raison.

C'est en effet, la première des choses à envisager. La sur-rémunération doit être largement réformée.
La vie est chère pour tous le monde et la fonction publique est quoi qu'elle dise, privilégiée.

Il suffit de déduire du simple constat que vous faites plus haut, qu'en France, il n'existe pas de sur-rémunération ou de primes de vie chère pour les fonctionnaires. Sa suppression pourrait également automatiquement rediriger des bonnes volontés compétentes souhaitant gagner plus ou créer de l'emploi dans le privé. Sans compter que l'emploi local sera largement bénéficiaire de cette réforme. Moins d'attrait pour venir dans les îles, pour bien souvent terminer une carrière administrative au firmament de ses intérêts pécuniaires.

Des salaires excessifs dans l'Administration, par le truchement des sur-rémunérations et des primes de vie chère, et parallèles à une certaine quiétude du travail, détournent des personnalités qualitatives, qui apporterait une plus-valu énorme à d'éventuelles entreprises du privé. Beaucoup de fonctionnaires souhaitent quitter l'Administration et créer leur entreprise. Mieux armés financièrement, donnons leur cette opportunité.

D'où, comme le souligne "Certitude", utiliser les fonds récoltés pour financer des activités génératrices d'emplois.

Parallèlement augmenter le différentiel entre ceux qui travaillent et ceux qui bénéficient des minima-sociaux. Conditionner ces derniers à une activité minimum obligatoire pour le bien de la collectivité et de façon à ne pas les laisser quitter le monde du travail. redéfinissons des systèmes anti-cumul des aides et prestations sociales favorisant l'oisiveté. Mettre en vigueur une activité minimum pour percevoir des telles prestations, c'est redonner une fierté à ceux et celles qui les perçoivent.
Ayez aussi du courage messieurs et mesdames de La République Debout. Il n'y a pas de dogme intouchable.
A moins de faire comme les autres formations politiques, du politiquement correcte. La suppression de la sur-rémunération est un sujet sur lequel il vous faut travailler.

Robert Maillot

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