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Cyrille Hamilcaro : "Un scandale sanitaire "étouffé" en Guadeloupe et Martinique !"

Jeudi 18 Avril 2013

Dans l'enceinte du Conseil général de la Martinique, j'ai participé le mardi 15 avril à un débat surréaliste sur le thème "Quel avenir pour le plan Chlordécone dans les départements de Guadeloupe et Martinique".



Cyrille Hamilcaro : "Un scandale sanitaire "étouffé" en Guadeloupe et Martinique !"
Non pas que le sujet (pollution des sols, des eaux, des plantes et de la faune comestibles par la molécule de cette substance utilisée pour lutter contre le charançon de la banane de 1972 à 1993) soit inabordable, mais bien parce que les mots qui ont été utilisés détonnent : "scandale et désastre économique" pour le premier vice-président du Conseil général de Martinique, "empoisonnement" pour son homologue de Guadeloupe, "génocide" pour Garcin Malsa, conseiller général indépendantiste.

Hélas, et c'est en ce sens que je parle de surréalisme, malgré des mots extrêmement forts puisque la conséquence de cette pollution est la mort de plusieurs personnes au fil des années (cancer de la prostate et maladies pour les enfants), j'ai constaté le peu d'enthousiasme des élus (à l'exception de Garcin Malsa et du président de l'Association des Département de France, Claudy Lebreton, président du Conseil général en Bretagne) à me suivre lorsque je leur ai indiqué que, parce que nous sommes en train de parler d'un scandale écologique et de santé publique, il n'y a plus lieu de débattre mais d'agir en justice afin de rechercher les responsabilités et faire payer (civilement et pénalement) l'Etat, les producteurs de banane et les entreprises créatrices et distributrices du Chlordébcone après 1979 (année de son interdiction aux Etats-Unis et de début des alertes des médecins).

J'ai bien senti l'agacement des élus de la majorité du Conseil Général de Guadeloupe devant nos interventions (j'ai été suivi en ce sens par mon collègue Gérard Françoise de Saint-Denis), particulièrement celle de Garcin Malsa qui est dans l'opposition départementale et qui a osé dire que les élus avaient "peur" des vrais coupables (le lobby bananier et l'Etat) qui transforment sur ce dossier la Martinique en "république bananière".

Au lieu d'agir en justice, et donc de frapper fort avec et pour leur leur population, une motion a été adoptée afin que l'ADF demande la mise en place d'une Commission d'enquête parlementaire (qui avait déjà été refusée par le Gouvernement et le Parlement aux élus martiniquais qui avaient duû se contenter d'une mission parlementaire, sans moyens d'investigations, confiée à... deux députés de Martinique. Sans résultats.

Les peuples martiniquais et guadeloupéens méritent mieux. Qu'en pense Victorin Lurel, ancien élu de Guadeloupe et ministre de l'Outre-mer ?

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Les commentaires

1.Posté par Bilinbi le 18/04/2013 16:27
Cyril ou devré dire anou osi ke malgré l'interdiction d’utiliser ces produits dans les bananeraies, lo préfet gouverneur vient décréter au détriment de la population que l'épandage du poison pouvait continuer.

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