sak ifé nout jordu ék nout demin

Commander en obéissant 


Politique
Dimanche 20 Juillet 2014

On fait croire aux gens que l’efficacité passe par un chef unique si possible charismatique et tout puissant, mais c’est une conception archaïque du pouvoir et heureusement nous n’en sommes plus au temps des hordes sauvages.


Commander en obéissant 

Depuis les années 60, les rapports entre les hommes et les femmes, entre parents et leurs enfants, entre les enseignants et les élèves, entre les patients et le médecin, entre les salariés et l’employeur… ont changé.

En 50 ans tout a changé sauf les institutions et les rapports entre les élus et leurs électeurs entre le pouvoir et le peuple.

Quand en 1994, les Indiens du Chiapas au Mexique décident que,  désormais, il faudra « commander en obéissant », ils rappellent qu’au-dessus des élus, il y a une souveraineté inaliénable, celle des citoyens.

Si obéir revient à supprimer la représentativité au profit de la démocratie directe, cette proposition n’a aucun sens à l’échelle d’une nation. En revanche, si « commander en obéissant » signifie que la seule ligne de conduite reste l’intérêt général et donc la démocratie, alors tout prend du sens.

Reste à définir quand et comment mettre en œuvre ce principe. On connait les bases sur lesquelles travailler. Elles ont pour noms : participation, contre-pouvoirs, délibération… en un mot démocratie.

Il est évident qu’il nous faudra du temps pour changer les choses. Et alors, est-ce une raison valable de renoncer ?

La démocratie est un chemin long et difficile, raison de plus pour s’y avancer résolument.

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