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Claude Hoarau : "A Saint-Louis comme ailleurs, les Réunionnais se battent d’abord parce qu’ils ne veulent pas vivre au rabais".


Édito
Lundi 27 Février 2012

"Depuis plusieurs jours, la mobilisation du peuple réunionnais dépasse le cadre des manifestations contre le prix des carburants. Elle concentre aujourd’hui la colère légitime des Réunionnaises et des Réunionnais contre le coût de la vie en général, et plus encore peut-être, contre le chômage qui mine notre société et tue notre jeunesse à petit feu".


Claude Hoarau : "A Saint-Louis comme ailleurs, les Réunionnais se battent d’abord parce qu’ils ne veulent pas vivre au rabais".
"Cette colère s’est exprimée au cours des nuits précédentes, lors de heurts répétés avec les forces de l’ordre. Contrairement à l’image que l’on cherche à en donner, ces révoltes ne sont pas gratuites.

Ces révoltes sont des révoltes logiques, d’hommes et de femmes auxquels ont ne donne pour perspective que  le chômage, la nourriture de mauvaise qualité, la galère dans les transports, le bas de gamme. A Saint-Louis comme ailleurs, les réunionnais se battent d’abord parce qu’ils ne veulent pas vivre au rabais.

C’est un problème de fond, qui concerne l’ensemble de la société réunionnaise. On ne le règlera pas par les rigueurs de la loi, ni par l’envoi de policiers et de gendarmes, si massif soit-il. La situation d’urgence que les Réunionnais ont signalée en manifestant et en faisant la grève appelle à des solutions à long terme.

Mais elle appelle aussi, et avant toute chose, à l’application de mesures d’urgences, destinées à soulager dans l’immédiat l’angoisse et les souffrances.

Ainsi, je regrette profondément le silence qui a entouré la proposition de mon parti, qui consiste à attribuer 200 euros à ceux que la pauvreté frappe le plus durement.

En tant que maire de Saint-Louis, je suis prêt, comme je l’ai toujours été  à m’investir auprès de ceux qui souffrent et de ceux qui luttent.

J’irai donc à la rencontre, dans les quartiers, des Saint-Louisiennes et des Saint-Louisiens, et de tous ceux qui se sont manifestés. Mais pour avancer ensemble, il nous faut un calme retrouvé. A l’heure où le pays semble s’apaiser, il ne doit pas être dit que Saint-Louis demeure un foyer isolé d’agitation.

Je demande donc le retour au calme, et  invite tous ceux qui se sont engagés à la recherche de solutions, afin de répondre à leurs  revendications".

Claude Hoarau, maire de Saint-Louis.



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