sak ifé nout jordu ék nout demin

"Au PS, le non-cumul des mandats ce n'est pas maintenant !"


Édito
Vendredi 5 Octobre 2012

Les députés et sénateurs socialistes avaient jusqu'à ce lundi 1er octobre pour choisir entre leur mandat national et leur mandat exécutif local. Un choix que de nombreux élus réunionnais, Jean-Jacques Vlody en tête, vice-président du Conseil Général et Député, ainsi que Patrick Lebreton et Jean-Claude Fruteau, tous les deux députés-maires, se sont refusés à faire.


"Au PS, le non-cumul des mandats ce n'est pas maintenant !"
On devrait même chanter "Jacky s'en moque éperdument" avec l'annonce de la candidature de Jean-Jacques Vlody aux prochaines municipales de 2014 au Tampon.

Et pourtant...

"Le non-cumul des mandats, on le respecte, ou bien on quitte le parti». Cette injonction lancée par Martine Aubry en août dernier à La Rochelle, ne semble pas avoir eu l'écho souhaité chez les parlementaires socialistes. Si on ne donne pas de chiffres au PS, on laisse cependant entendre qu'on est loin du compte.
La lettre de rappel envoyée par l'ex-Première secrétaire n'y a rien fait. Pourtant, au moment de leur investiture, les candidats aux dernières sénatoriales et législatives s'étaient engagés par écrit à abandonner leur siège de maire, maire-adjoint, président ou vice-président de conseil général, de région, au plus tard au 1er octobre 2012, en application d'une réforme des statuts du PS adoptée en 2010.

Alors que la direction du Parti socialiste refuse de communiquer le nombre de «non-cumulards», le journal «Libération» cite lundi un responsable du parti qui affirme que «pour les députés, c'est à peu près la moitié». En juin dernier, «Le Monde» assurait que seuls 70 députés PS, soit 24%, respectaient la règle édictée par le PS. Selon ce même responsable, «pour les sénateurs élus en 2011, c'est 10-15%».

De son côté, le nouveau patron du PS Harlem Désir a certes demandé aux élus de s'y conformer, mais sur la seule «base volontaire». Pour lui, il s'agit d'avoir «un temps d'avance», tout en évitant absolument que ce soit «un sujet de division» au PS. Pas de sanction envisagée, donc, pour ceux attendant d'y être contraints par la loi.

Car un texte devrait être examiné au Parlement au premier trimestre 2013, à partir des conclusions de la Commission de Lionel Jospin sur la rénovation politique. Dans ce contexte, les bons élèves se font rares, face aux parlementaires qui jouent la montre, voire qui s'obstinent à cumuler les mandats.

Tête de file des cumulards qui entendent bien le rester, le maire de Dijon François Rebsamen. Ce-dernier, président du groupe PS au Sénat, dit ne «pas être concerné» par la règle du non-cumul qui vise les sénateurs élus en 2011.

D'autres encore affichent une obstination à toute épreuve. Parmi eux, Christian Bourquin, sénateur des Pyrénées-Orientales et président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon. «Ce que pense Martine Aubry, je m'en fous totalement !», affirme l'élu qui se défend d'être un «cumulard». Et de justifier sa décision qui ne le «met pas hors du PS» : «Cette règle de non-cumul des mandats est de Martine Aubry, pas du Parti socialiste».

Vincent Defaud, porte-parole LaRéunionEcolo



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Les commentaires

1.Posté par PASCAL le 05/10/2012 07:30
Ben voyons, la diminution de 10% de leurs indemnités ne leurs permettent pas de renoncer au cumul de mandats !!
Ces elus cumulards sont la honte de la republique et le Peuple commence a comprendre !!! Qui vais je mettre a ma place pour assurer mon retour en cas de coup dur ? Dans le sud on ne tirera surrement a la courte paille, la question se pose et le baisement entre eux se fait sentir !!! Mais qui pour le remplacer a la mairie ? Le grand barde, le moustache,le chapeau d'cuir, le jeune instit ,le 40 000 rdv, le docteur l'eau sucré, ou le maire de manapany ?

Ou bien je cré mon propre parti pour ne plus etre soumis a cette decision !!!!!! Les saint josephois vont mieux comprendre, a suivre....

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