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Antiracisme et démocratie : Malgré tout, le FN a progressé


Politique
Lundi 12 Mai 2014

Pour peu que l’on soit intellectuellement honnête, il est facile de se rendre compte de l’inanité des attaques portées contre le FN au nom de l’antiracisme.


L’antiracisme et le FN

Tout l’attirail argumentaire d’exclusion contre Le Pen Jean Marie, élaboré à partir des années 80, n’a pas eu la portée attendue puisque le FN, malgré tout, a progressé.
 
Que vaut aujourd’hui le discours anti Jean Marie quand on m’applique à Marine ?
Non seulement il est inopportun et inefficace, mais il en fait une victime innocente.
 
Il est extraordinaire de constater combien les opposants au FN, ont pu contribuer, en fait, à sa mise en valeur.
 
Les arguments de bas étage, bradés au comptoir de la boutique du coin : « raciste, fasciste, colonialiste… », qui ont servi de prêt-à-penser aux élites décérébrées de ce pays, ont popularisé le FN.
 
La gauche, en particulier, est responsable de la montée des droites nationales.  
 
Avec la fin précipitée des modèles marxistes et faute de pouvoir disposer immédiatement d’une argumentation conceptuelle de remplacement, les gauches ont vécu une débandade intellectuelle sans précédent.
 
Dans l’urgence, toutes les gauches se sont retrouvées, en toute hâte, sous l’étendard improvisé de l’antiracisme qui leur a servi d’idéologie de secours. 
 
Mais l’opposition au racisme ne peut pas constituer un projet de société. Il sert de « bouche trou » au vide idéologique qui s’est ouvert sous les pieds de la gauche en 1989 au moment de la chute du mur de Berlin.
 
Faute de courage, d’intelligence, de volonté de repenser le monde en dehors des vieux schémas, la gauche en France a fait monter les droites nationales.
 
Installée dans le confort de son abonnement aux anathèmes insignifiants et contre productifs : « raciste, fasciste, colonialiste… », la gauche n’a plus rien à dire. Sur le plan économique, elle applique aujourd’hui le programme de la droite néo-libérale.
 
Les extrêmes gauches, 
 
En plus de l’inanité du discours antiraciste, le pôle des extrêmes gauches a complété sa demande d’un Nouveau Monde en se plaçant sous la houlette de l’anticapitalisme ou de l’écologie. C’est insuffisant pour dire ce que sera demain.   
 
Comme avant, encore une fois, on essaye de faire apparaître la démocratie comme un produit qui va naturellement découler de ces luttes. 
 
Rien d’étonnant, les extrêmes gauches sont toutes totalitaires et solidairement responsables des plus grandes exterminations du XX° siècle.  Elles abominent la démocratie parce qu’elles croient que les peuples ont besoin d’une avant garde pour être conduits.
 
Pourquoi lutter encore et toujours ?
 
Aujourd’hui, le seul combat qui vaille encore la peine de sacrifier quelque chose de sa vie c’est le combat pour la rénovation de la démocratie.
 
Les élites de ce pays et d’ailleurs, ne veulent pas renoncer à leurs pouvoirs. Elles ne veulent pas. Prendre en compte la faim inassouvie de reconnaissance de considération et de respect des citoyens d’aujourd’hui, elles refusent de voir que la foule n’est plus un troupeau et qu’elle est devenue intelligente. 
 
Voir la société telle qu’elle est devenue, suppose en effet la multiplication de contre pouvoirs et une démocratisation radicale de notre démocratie.
 
Nos élites n’en veulent pas.
 
En 1945, il y a 70 ans, les femmes ne votaient pas en France. Aujourd’hui, nous en sourions. Demain, nos enfants se moqueront de nous, de cette démocratie de pacotille qui est la nôtre et qui donne tous les pouvoirs à une caste d’élus et de hauts fonctionnaires. 
 
Dans les faits, la France est devenue une oligarchie. 
 
L’antiracisme est un des moyens inventés par les élites pour détourner l’attention des citoyens de la seule question qui vaille : celle de la démocratie.

Alain BENARD



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