L'arsenal de mesures pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscales, présenté par le président de la République, François Hollande, mardi, contient un parquet financier. Un procureur sera donc désigné pour traiter les possibles affaires dans lesquelles pourraient être impliquées des ministres, des parlementaires ou des chefs d'exécutif locaux. Ça c'est au plus haut de la hiérarchie de l'Etat. Quid pour les régions, des départements et des communes ? A ce niveau, c'est moins la fraude et l'évasion fiscales, c'est surtout l'argent sale pour financer les campagnes électorales.
Un constat s'impose. Les lois successives sur le financement des partis politiques, n'ont pas eu l'effet escompter. Car, il faut plus que des textes de droit pour lutter contre le favoritisme, les détournements de fonds, la corruption, les prises illégales d'intérêt ? C'est d'abord une question de volonté et d'objectif(s). Entre 1992 et 1998, Bernard Legras, procureur de La Réunion, avait les deux. La "purge" qu'il a menée dans le seul et unique cadre de son travail, a permis de découvrir certains réseaux d'argent sale. Quelques comptes disséminés ça et là dans les îles de l'océan Indien.
Y-a-t-il dans l'arsenal annoncé mardi par François Hollande, un Bernard Legras, procureur général en Corse et aujourd'hui à Montpellier ? En tout cas, l'intention y est du côté du président de la République. Ce procureur "financier" aura une mission précise : la probité des ministres, des parlementaires et des chefs d'exécutif importants. Quid des autres élus, ceux qui seront "moins bien" surveillés ? Ceux qui ont aussi des comptes dans des paradis fiscaux ? Ceux qui ont constitué un réseau pratique, efficace et très fructueux avec les entreprises qui ont des filiales dans ces mêmes paradis fiscaux ?
L'éloignement de La Réunion de la métropole, et la proximité des paradis fiscaux comme Maurice, Singapour, Dubaï ou Thaïlande ou sont réalisés de belles marges avant dans le commerce, sont deux éléments que le président de la République doit prendre en compte. La mise en place d'un parquet financier (ou un autre Bernard Legras) aura sans doute plus d'effet que de nouvelles lois pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscales et l'argent sale. A un an des Municipales 2014 et et à deux ans, des Cantonales et Régionales 2015, l'Etat doit veiller à ce qu'aucun politique ou chef d'entreprise se croit au-dessus des lois.
Ne nous trompons pas, ce n'est pas la relation des entreprises ou des politiques avec l'argent qui est un problème. Cela en devient un lorsque cet argent échappe au circuit économique et financier légal...
Photo : 20.Minutes.fr
Un constat s'impose. Les lois successives sur le financement des partis politiques, n'ont pas eu l'effet escompter. Car, il faut plus que des textes de droit pour lutter contre le favoritisme, les détournements de fonds, la corruption, les prises illégales d'intérêt ? C'est d'abord une question de volonté et d'objectif(s). Entre 1992 et 1998, Bernard Legras, procureur de La Réunion, avait les deux. La "purge" qu'il a menée dans le seul et unique cadre de son travail, a permis de découvrir certains réseaux d'argent sale. Quelques comptes disséminés ça et là dans les îles de l'océan Indien.
Y-a-t-il dans l'arsenal annoncé mardi par François Hollande, un Bernard Legras, procureur général en Corse et aujourd'hui à Montpellier ? En tout cas, l'intention y est du côté du président de la République. Ce procureur "financier" aura une mission précise : la probité des ministres, des parlementaires et des chefs d'exécutif importants. Quid des autres élus, ceux qui seront "moins bien" surveillés ? Ceux qui ont aussi des comptes dans des paradis fiscaux ? Ceux qui ont constitué un réseau pratique, efficace et très fructueux avec les entreprises qui ont des filiales dans ces mêmes paradis fiscaux ?
L'éloignement de La Réunion de la métropole, et la proximité des paradis fiscaux comme Maurice, Singapour, Dubaï ou Thaïlande ou sont réalisés de belles marges avant dans le commerce, sont deux éléments que le président de la République doit prendre en compte. La mise en place d'un parquet financier (ou un autre Bernard Legras) aura sans doute plus d'effet que de nouvelles lois pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscales et l'argent sale. A un an des Municipales 2014 et et à deux ans, des Cantonales et Régionales 2015, l'Etat doit veiller à ce qu'aucun politique ou chef d'entreprise se croit au-dessus des lois.
Ne nous trompons pas, ce n'est pas la relation des entreprises ou des politiques avec l'argent qui est un problème. Cela en devient un lorsque cet argent échappe au circuit économique et financier légal...
Photo : 20.Minutes.fr











