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​LA BONNE SANTÉ DE LA CFDT POUR SES 50 ANS


Citoyen
Mardi 6 Janvier 2015

C’est en 1964, qu’a débuté et a nourri, les 50 ans de lutte syndicale de la Confédération Française Démocratique du Travail (la CFDT), qui vient juste de fêter un anniversaire important et symbolique pour son demi-siècle. Cependant, dans une « indifférence » la plus totale, en raison sûrement des élections professionnelles du 4 décembre 2014 dans les Fonctions Publiques.


Malgré tout, le diagnostic est bon et elle est loin d’être en mauvaise santé puisqu’elle est la deuxième force en représentativité au niveau national, elle se permet même à la Réunion de ravir à l’EPSMR une première place et de conserver aussi sa place de leader au CHGM et d’être encore bien placée au niveau du CHU. 

Pour mémoire, sa bonne santé nous vient des diverses sources des fédérations. Une étape mémorable pour les 50 ans de la CFDT qu’elles nous retracent, tout en nous enseignant dans leurs écrits, que l’histoire de la CFDT plonge ses racines dans le syndicalisme chrétien. Et, que la naissance de la CFDT a eu lieu lors du congrès extraordinaire des 6 et 7 novembre 1964, suite à une rupture avec la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (la CFTC). Lorsque, sous l’égide d’Eugène Descamps et d’une grande majorité des dirigeants à plus de 70%, que la décision a été prise de rompre avec cette référence au christianisme, tandis qu’une minorité s’est maintenue à la CFTC… 

Aujourd’hui, la voilà quinquagénaire, avec son demi-siècle d’existence, néanmoins son histoire mérite d’être éclairée afin peut-être de mieux regarder vers l’avenir.  D’ailleurs, d’Eugène Descamps (1964-1974), Edmond Maire (1971-1988), Jean Kaspar (1988-1992) à Nicole Notat (1992-2002) à François Chérèque (2002-2012) puis Laurent Berger, ont dit et redit « que nos valeurs sont et doivent restées les mêmes ». Et d’Edmond Maire de marteler que « si l’on veut faire des luttes sociales le moteur de tout le changement, alors la négociation est un moyen privilégié de transformer les conflits et la mobilisation, en résultats. Surtout que toute action quotidienne, toutes les formes d’information, de formation, de débat...représentent autant de moyens importants qui doivent être accessibles tous les jours à tous les travailleurs… ». Des phrases qui ne doivent pas être que simplement gravées dans du marbre ou dans notre mémoire, de part les temps qui courent, mais bien de faire le dialogue social et la négociation comme des outils indispensables dans les entreprises et d’être ce syndicalisme ouvert à tous ! Attention, dans la transparence !

Mais, au moment où se cristallisent des inquiétudes et de la colère de certains médecins libéraux et autres, au contenu du nouveau projet loi de santé, il ne faut surtout pas que l’otage soit une fois de plus l’Usager.  Pourtant, tout le monde est d’accord de dire, quand la fièvre monte, il faut prescrire un traitement. Et comme on est à l’heure des vœux, le traitement préconisé serait de construire un meilleur dialogue. Un vœu cher à la CFDT pour commémorer ses 50 ans et qui n’aura aucun coût pour nos hôpitaux.

Jean Claude Comorassamy



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