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Un an après, Paul Vergès reprend la main


Édito
Jeudi 31 Mars 2011

Paul Vergès s'est impliqué dans les élections cantonales. Le patron de l'Alliance et du PCR a participé à plusieurs meetings. Il a veillé à l'équilibre des rapports de force entre les trois groupes de la majorité. Il a mis de côté la "trahison" des Régionales. Il a livré à la "vindicte populaire et à l'électorat, l'adversaire de La Réunion : l'UMP et le gouvernement...


Un an après, Paul Vergès reprend la main
La nouvelle majorité du Conseil général aurait-elle été aussi forte, structurée et équilibrée dans ses rapports de force sans les stratégies de Paul Vergès ? Sans transposer au Conseil général, ce qu'il avait réussi avec succès en 2004 à la Région Réunion, Paul Vergès a construit sur un socle solide, une pyramide qui doit lui permettre de "toucher" l'Elysée et Matignon.

Il y a d'abord eu la période pré-électorale des élections cantonales. Paul Vergès bien aidé par la Droite, a maintenu Nassimah Dindar dans son camp. Les attaques répétées contre "la casse sociale du gouvernement", a entretenu puis renforcer la posture que Nassimah Dindar devait choisir si elle voulait demeurer présidente.

Cette posture a si bien fonctionner que même la Droite en a eu peur. Rares sont ceux qui sont partis aux cantonales avec l'étiquette UMP. Ce constat a été souvent révélé et raillé par le PCR, le PS, Nassimah Dindar et la Droite sociale. Paul Vergès a ainsi participé à la préparation d'un socle idéal pour la construction de la majorité départementale.

Même si "l'ampleur de la victoire" n'a pas été celle attendue à l'issue de ce scrutin uninominal à deux tours, la majorité départementale a été renforcée. Et cerise sur le gâteau : le retour d'André Thien-Ah-Koon, ancien député-maire du Tampon, et de Joseph Sinimalé, ancien maire de Saint-Paul, a renforcé l'aile droite de la majorité. Paul Vergès n'en demandait sans doute pas tant.

Ces deux conseillers généraux ont créé à eux seuls suffisamment de troubles qui auraient pu désorganiser la majorité. Et Paul Vergès est arrivé, sans se presser… Conséquence : le Mouvement des démocrates sociaux est né et l'équilibre des groupes PCR, PS et centristes, s'est fait.

Et les inimitiés, les conflits internes et externes aux groupes ou entre les groupes, les antagonismes, les tentations de "changer de camp", le chants des sirènes, et les ambitions personnelles pour 2012 et 2014, n'ont pas nuit à l'essentiel : la solidarité au sein de la majorité. Pierre Vergès y a également beaucoup travaillé pour.

Paul Vergès a désormais sa machine de guerre, pour prendre d'assaut le palais de l'Elysée. Son arme fatale sera un projet global pour le développement économique et social de La Réunion. Après la départementalisation, la Régionalisation, la décentralisation et l'égalité sociale, Paul Vergès veut d'autres moyens.

"L'assimilation a atteint ses limites". Selon le patron de l'Alliance - PCR, "une évolution institutionnelle est indispensable pour des réponses adaptées à la situation sociale et économique de La Réunion. Modifier le cadre institutionnel pour mieux faire face à des crises conjoncturelles devenues par leur répétition, également structurelles.

Pour faire court, Paul Vergès veut l'Assemblée unique au lieu de l'Assemblée territoriale. Il a un an pour construire son projet. Après l'écrit, il y aura l'oral avec plus 800.000 Réunionnais. A moins que Paul Vergès ne parvienne à convaincre le gouvernement de modifier l'article 72-4 de la Constitution.

Tout un programme...

Un an après, Paul Vergès reprend la main

Jismy Ramoudou



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Les commentaires

1.Posté par vieux malin le 01/04/2011 05:37
oui MR RAMOUDOU reprendre la main et il en fait aussi une affaire FAMILLIALE QUE POLITIQUE
en faisant main basse sur le CONSEIL GENERAL en faisant mordre la poussière certain élu PS

2.Posté par souplé le 03/04/2011 08:54
Manque plus qu'il fasse "main basse sur la presse" ...
Où va t-on ???

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