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UMP et Abus des biens sociaux de la République


Dans la presse
Mercredi 28 Novembre 2012

Lu sur : Grinçant.com Le blog où ça grince !

Pour continuer dans sa mascarade quasi mafieuse, l’Union pour un Mouvement Populaire (ou UMP) a réuni sa « Commission Nationale des Recours » (CNR, ou CONAR pour d’autres)…


UMP et Abus des biens sociaux de la République
Vous savez, cette UMP endettée de plus de 70 millions d’euros, et qui monopolise tous les médias nationaux français parce que deux individus se bagarrent pour occuper le fauteuil de « chef ».
 
Cette UMP, dont l’ancien siège social était situé rue de la Boétie (8e), l’un des quartiers les plus chers de Paris, pour un loyer annuel de près de 4 millions d’euros.
 
Cette UMP qui, « pour faire des économies », a choisi d’acquérir en 2010 un nouveau siège social situé au 238 de la rue de Vaugirard, dans le 15e arrondissement.
 
Au passage, petit emprunt immobilier évalué à 32 millions d’euros, avec un apport « personnel » de 5 millions… Le tout pour un endettement sur près de 15 ans.
 
Un immeuble de 5 étages, entièrement rénové, avec une façade de verre très bling-bling.
 
La centaine de permanents a investi les lieux le 19 décembre 2011.
 
Des locaux de près de 5 500 m², avec une salle de presse, et une salle de conférence pouvant accueillir 850 personnes, dont 450 places assises.
 
Donc, ce dimanche 25 novembre 2012, réunion de la « commission nationale des recours » du parti au… siège du parti…
 
Parallèlement, Alain Juppé, positionné en tant que « médiateur », réunissait Jean-François Coppé et François Fillon… à l’Assemblée nationale !
 
Au passage, forte mobilisation des forces de l’ordre qui devaient sans doute travailler bénévolement.
 
Annonce de l’échec de la « médiation »…
 
À peine cela fait, Coppé se rendait à une réunion qu’il avait planifiée dans les locaux… de la mairie du 6e arrondissement !
 
Ces deux derniers lieux, et ce ne sont probablement pas les seuls, ne devraient en aucun cas être à la disposition d’un parti politique, surtout dans un tel contexte de règlement d’affaires internes.
 
Il y a abus de pouvoir, et tout simplement abus de biens sociaux, ces locaux, avec tous leurs équipements, appartenant à la République, et donc aux citoyens.
 
Combien de chefs d’entreprises, d’artisans, de professions libérales, sont inquiétés pour de simples repas au restaurant, des frais kilométriques, ou un usage partiel de leurs biens professionnels à des fins privées ?
 
Il y a même une abréviation, « ABS », pour ce « délit » punissable de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende…
 
Alors, qu’on les traduise en justice, ces individus qui se permettent de voter les lois et de ne pas se les appliquer !
 
Une autre solution aussi : mettre à la disposition des associations, des entreprises en création, des indépendants et autres autoentrepreneurs, ces locaux de la République…
 
EUX, ils en feront bon usage !
 
PS : Ne parlons même pas des personnes en difficultés, des SDF, ou des femmes victimes de violences… 
 
Pour ces dernières, François Hollande a parlé de 5 000 logements d’urgence pour… la fin de son quinquennat !

 

© PF/Grinçant.com (2012)



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