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Statut de La Réunion, Paul Vergès isolé au Conseil général


Édito
Dimanche 12 Juin 2011

Le Conseil fédéral du PS, samedi, a définitivement enterré une hypothétique accord entre le PCR, le PS et les "Modéré" pour les Sénatoriales de septembre. La campagne de "déstabilisation" pour les socialistes, et d"explications" pour les communistes, menée par "Témoignages" le semaine dernière, n'y a rien changé. La stratégie de Paul Vergès au Conseil général, s'étiole un peu.


Statut de La Réunion, Paul Vergès isolé au Conseil général
Paul Vergès espérait s'appuyer sur la majorité du Département pour donner de la dimension à son projet d'évolution institutionnelle de La Réunion. Mercredi dernier lors de l'assemblée plénière, plusieurs conseillers généraux ont fait montre d'un état d'esprit, très éloigné de l'assemblée territoriale ou de l'assemblée unique.  

Paul Vergès était présent mercredi dans l'hémicycle du Conseil général pour la première assemblée plénière de la mandature. Il ne s'attendait sans doute pas à l'entrée en matière de l'élu de la majorité, André Thien-Ah-Koon lors de sa prise de parole. Le centriste a demandé à la présidente du Conseil général de se battre pour le maintien du statut du conseiller général.

"Je suis contre l'Assemblée unique", a lâché TAK, également conseiller régional de l'Alliance. Ce cri du cœur résume parfaitement l'état d'esprit de la plupart des centristes du groupe "Modéré" du Conseil général. “Ce n'est pas parce que nous sommes dans la majorité départementale que cela signifie que nous sommes d'accord sur tout".

Cet autre conseiller général de la majorité départementale, et également maire de sa ville, "l'évolution statutaire de La Réunion doit se faire dans le droit commun. Il ne s'agit pas de se jeter corps et âmes dans une aventure, très compliquée comme on peut le voir dans d'autres outre-mer". TAK lui, avait cité comme exemple mercredi, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.

Philippe Leconstant lui au nom du parti socialiste, a même rejeté l'assemblée territoriale. "Nous ne sommes pas d'accord avec ce statut". Nassimah Dindar, elle, a conforté le statut départemental, lors d'une de ses interventions. "Nous sommes un département français, nous devons défendre notre statut". Ces propos ne signifient nullement que Nassimah Dindar est contre l'évolution statutaire.

Toutefois, ces paroles confirment l'attachement de la présidente du Conseil général à la collectivité dont elle préside la destinée depuis 2005. Elle y est donc attachée. Si l'on ajoute ceux qui ne veulent ni de l'assemblée territoriale ni de l'assemblée unique et cela pour ne pas perdre leur poste, cela signifie que Paul Vergès n'aura que le soutien du PCR et de l'Alliance, pour défendre l'Assemblée unique…

Et ce, même si c'est vrai, il ne s'agit ici, plus d'une question d'opportunité que de convictions...

Jismy Ramoudou



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Les commentaires

1.Posté par ALEXIS DE VILLEVIELLE le 13/06/2011 09:26
Après avoir éliminé ses adversaires (Alexis...), après avoir fait le vide autour de lui pour s'imposer (Jean Baptiste P0...., Serge SINI...), après avoir voulu imposer les enfants pour la succession (Pi... et Fr...), après avoir donner des leçons à tout le monde, après avoir essayer par tous les moyens d'éliminer le P.S, quelle cruelle désillusion de terminer sur cette solitude et ce grand vide autour de soi.

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