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Si le PCR veut continuer à vivre, "Paul Vergès doit mourir…"


Édito
Mardi 9 Octobre 2012

"Quelle place allez-vous prendre dans cette reconstruction ?" Nous avons posé cette question à Paul Vergès, la semaine dernière à l'issue de l'Assemblée extraordinaire du PCR à La Rivière St-Louis. Sa réponse : "Je serai un spectateur avisé", a dit-il avec un sourire. Et quel est vôtre rêve aujourd'hui : "Conduire mon combat jusqu'au bout". Ce rêve est aujourd'hui un cauchemar pour ceux qui veulent donner un nouvel élan au PCR…


Si le PCR veut continuer à vivre, "Paul Vergès doit mourir…"
Idriss Omarjee, chargé de mission, a raison lorsqu'il dit que la jeune génération doit se nourrir de la dimension de Paul Vergès. "Paul Vergès apporte encore beaucoup à La Réunion". Sans aucun doute. Mais, Paul Vergès n'est-il pas aussi un obstacle à la reconstruction du PCR ? N'est-il pas une barrière mentale, affective et psychologique pour Claude Hoarau, Pierre Vergès ou Yvan Dejean ? Evidemment. Et sans aucun doute.

Parce que Paul Vergès, c'est avant tout la vieille garde prétorienne qui n'œuvre que pour la grandeur de Paul Vergès, du PCR et pour jalousement protéger leur pré-carré. Et le confort matériel et pécunier que leur confère leur statut. Et le statu quo entretenu par eux à la direction du PCR. C'est aussi cela la censure à Témoignages, dénoncée par Claude Hoarau lors de l'Assemblée extraordinaire, il y a une dizaine de jours à La Rivière.

Pierre Vergès aussi, est victime de leurs vieux schémas de fonctionnement psychorigides, qui alternent paternalisme, nostalgie à outrance, culpabilisation et victimisation issue d'un héritage colonial et post-colonial. Ces stratégies apparaissent à chaque bérézina électorale dans Témoignages, l'organe du parti communiste. Rien n'est publié dans le quotidien communiste, sans l'aval d'un membre de la vieille garde prétorienne.

Et tout est fait "selon la volonté de Paul Vergès, pour Paul Vergès". Quel adhérent ? Quel militant ? Quel sympathisant ? Peut aller à l'encontre d'un choix de Paul Vergès ? L'attitude ne découle pas seulement de la dévotion, il y a aussi l'aspect affectif. Les communistes ont une vraie et grande affection pour Paul Vergès. Le fondateur du PCR le sait. Et, il en a souvent abusé. Claude Hoarau et bien d'autres sont toujours rentrés dans le rang, pour cette raison.

A La Rivière, c'était sans doute la dernière fois. Même Pierre Vergès assis au quatrième rang, a pris ses distances avec la vieille garde. Cette vieille garde qui est devenue un boulet. "Pierre Vergès n'a pas le choix, il devra se débarrasser des schémas du passé" donc des caciques "qui ne s'en iront que lorsque Paul Vergès ne sera plus là, qu'il n'aura plus aucune influence au sein du PCR. C'est une des raisons pour laquelle Pierre Vergès devra "tuer" le père…"

C'est la seule façon pour lui d'affirmer son identité. Et sa crédibilité politique sur le PCR en quête de nouveaux leaders et projets...




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