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SDIS : Mamindy-Pajany, R. Nativel et N. Dindar, la majorité départementale à l'épreuve du feu


Édito
Vendredi 26 Avril 2013

Le Conseil général a une qualité : jouer au pompier/pyromane. Allumer un feu qui pourrait embraser le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours). C'est à chaque fois un problème de langage ou de double langage. Fallait-il laisser Bruno Mamindy-Pajany et Robert Nativel valider des propositions, sur lesquelles sont revenues hier, Nassimah Dindar, présidente du Conseil général ? Fallait sans doute y penser avant…


SDIS : Mamindy-Pajany, R. Nativel et N. Dindar, la majorité départementale à l'épreuve du feu
Hier soir en direct sur Télékréol, un pompier a interpellé la patronne du palais de La Source, pour lui demander "pourquoi elle a remis en cause l'accord trouvé la veille par Bruno Mamindy-Pajany et Robert Nativel", les élus ayant la délégation au SDIS. "En faisant cela vous avez discrédité, vos représentants", a conclu l'interlocuteur au téléphone. La présidente a répondu sur le fond et la forme. "Je suis d'accord que nous ne réclamions pas les somme indûment versées. Car, elles s'élèvent pour certaines à plus de 20.000 euros".

Toutefois en ce qui concerne les primes proposées par les deux conseillers généraux, ont été "retoquées". "Nous examinerons les situations au cas par cas. Nous ne verserons pas de prime aux agents ayant déjà un salaire net supérieur ou égal à 4.000 euros. Je crois qu'en ces temps de crises, nous devons aussi à prendre à demeurer raisonnables". Il est évident que la réponse n'a pas satisfaite le pompier. Et sans doute ces collègues puisque dans le même temps, Yves Mont-Rouge, rédacteur en Chef du Journal de l'Ile et de Clicanoo, a appris le risque de conflits sociaux que la décision de la présidente pourrait déclencher.

Voilà une situation désagréable dont le Conseil général autant pu bien se passer. Il aurait fallu que la majorité régionale se concerte sur le sujet, avant toutes déclarations intempestives qui placent à nouveau la collectivité dans une situation délicate. Car, il est clair que la frustration des agents du SDIS, est justifiée. Le protocole signé par Bruno Mamindy-Pajany et Robert Nativel mettait tout le monde à la même enseigne. Ce n'est plus le cas depuis hier. Il y a ceux qui vont bénéficier des primes, et ceux qui ont un salaire net supérieur ou égal à 4.000 euros qui sont d'office, exclus des primes du dispositif.

Une fois encore la précipitation et le manque de concertation placent l'institution départementale dans une situation délicate, qu'elle a elle-même créée. D'autant que la présidente du Conseil général semble se préparer aux mouvements de contestation. "Les rapports sociaux font aussi partie de la vie des entreprises et des associations. En ce qui nous concerne, il nous revient aussi de partager l'argent du social avec le plus grand nombre des Réunionnais. Et surtout pour ceux qui en ont le plus besoin", a dit Nassimah Dindar.




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