sak ifé nout jordu ék nout demin

Réflexions sur le 42e tour auto


Courrier des Lecteurs
Jeudi 28 Juillet 2011


Réflexions sur le 42e tour auto
Au regard de l'agitation qu'il y a depuis quelques jours autour du tour auto 2011, il me semble utile de vous faire part de mes remarques sur cette affaire.

Tout d'abord, c'est certainement pour la première fois que l'on assiste à autant de réactions de part et d'autres, à savoir des pro et des anti-rallye. La preuve est la publication aujourd'hui d'un courrier des lecteurs avec la signature du Président de l'ASA Réunion et qui répondait à un autre courrier. Mais cette situation ne doit pas nous laisser indifférent. En effet, cela veut certainement dire que nous sommes arrivés à la limite d'un modèle de fonctionnement et que l'on doit certainement en inventer d'autres.

Ensuite, je voudrais rassurer les amateurs de rallye sur le fait que je ne suis pas opposé à ce type d'animation sur le territoire de la Commune de Petite-Île. La preuve est bien que l'ASA Réunion nous avait «programmé» dans cette édition. J’avais, en effet, fait savoir que je n'étais pas du tout opposé : au contraire, j'ai été amateur moi-même des spéciales sur Petite-Île. Par contre, je le redis, et je déplore que le président ne l'ait pas entendu ainsi, c'est le parcours de la spéciale prévue à Petite-Île qui n'est pas acceptable. Elle était prévue d'emprunter la RD 3 depuis la croisée de Charrié jusqu’à Piton des Goyaves et le CD 29. Celle-ci aurait eu pour effet d'empêcher la majeure partie de la population des quartiers de Piton des Goyaves et d’Anse les Hauts d'accéder à leur domicile.

Enfin, quand bien même, ce tracé fait partie des spéciales mythiques, il y a une donnée que n'ont pas intégré les organisateurs, c'est que notre territoire a évolué et que notamment que ces deux quartiers ont connu une urbanisation qui n'est plus compatible avec ce genre de compétition sportive. Des personnes travaillent et aspirent naturellement de rentrer chez eux pour se reposer, et tant que maire je suis garant de la sécurité, du bon ordre et de la tranquillité publique sur ma commune. C'est sous cet angle que j'ai choisi de donner un avis défavorable au déroulement de cette spéciale par courrier du 6 mai 2011. Je n'ai jamais changé de point de vue : j'ai uniquement fait part au Président de nous proposer un autre tracé, ce qu'il n'a pas accepté. Dès lors, le Préfet a tranché, me semble-t-il, et n'a pas retenu l'épreuve sur Petite-Île.

En résumé, je crois que tous les partenaires de sport automobile veulent que ce genre de manifestation puisse perdurer. Mais pour cela, il y a nécessité qu'il y ait une concertation préalable avec les communes et notamment sur les tracés de spéciales. On ne peut plus décider sous le seul aspect sportif ou spectaculaire des épreuves. Elles traversent des quartiers, des hameaux, des rues, et il est révolu le temps où tout pouvait se décider sans tenir compte du terrain. Et cela me fait penser que gamin, j'ai entendu une fois, un membre d'une organisation de rallye nous dire après que l'on ait fait des remarques sur l'épreuve : « les chiens aboient, la caravane passe ». Nous ne sommes plus à cette époque !


Guito Ramoune, maire et conseiller général de la Petite-Ile

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