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Pierre Vergès : "Le ou la secrétaire général(e) du PCR devra être élu(e) pour deux ans, non renouvelable"


Invité(e)
Mardi 2 Octobre 2012

"J’avais décidé de vous faire part de mes impressions à la suite de l’assemblée générale extraordinaire du PCR qui s’est déroulée dimanche matin à La Rivière Saint-Louis.Il y aurait trop de choses à dire.Il reste encore beaucoup à faire.


Pierre Vergès : "Le ou la secrétaire général(e) du PCR devra être élu(e) pour deux ans, non renouvelable"
Beaucoup de choses, beaucoup de vérités, n’ont pas été dites.

Une, reprise par les media, a été dite par Claude Hoarau, sans que cela soit… programmé et connu, de la direction restreinte du moins, jetant un froid parmi les responsables du déroulé de l’assemblée.
 
La détermination des jeunes
 
Mais ce que je veux retenir, c’est la détermination de jeunes qui sont prêts à s’atteler à la tâche immense de reconstruction.

Ils l’envisagent, non pas au moment où le Parti avait encore une audience forte, et des positions de pouvoir importantes, mais au moment où le Parti est dans une situation délicate, où des personnes, élues et considérées comme dirigeantes, le quittent ou s’en éloignent.

Mais ce que je veux retenir, ce sont les vérités qui auraient pu être dites plus tôt, et qui l’ont été par le truchement du camarade Elie Hoarau, sur la reconstruction, pendant que les plus jeunes se chargeaient de ne pas en parler, pour s’attarder, parfois trop longuement à mon goût, sur les problèmes… externes au Parti.
 
Un congrès en mars 2013

Enfin, une date est fixée.

Il reste à espérer que les thèmes, tous les thèmes, soient identifiés par les débats au sein des sections.

Pour éviter que nous soyons encore accusés de vouloir "étouffer le débat", pourquoi ne pas donner l’exemple d’un parti politique de nouveau à l’avant-garde de l’innovation en rendant compte tous les mois des questionnements sur le mode de fonctionnement interne ?

L'absence de dirigeants et d'élus

Hier, l’assemblée a pu constater l’absence de dirigeants, d’élus, sans qu’il lui soit signifié si ces camarades ont décidé de manière déterminée de ne pas y assister, de ne pas être présents aux côtés des militants de base, et de ne pas être présents aux côtés de certains dirigeants, "historiques" ou non.

Pire, il est avéré que certains camarades qui n’ont pas leur carte, du fait de l’inactivité – d’autres parlent de "verrouillage" – de la section de leur commune, n’ont pas pu assister à l’assemblée du PCR.

En résumé, certains qui font partie d’une section, ou en sont responsables, ne participent plus aux travaux de la reconstruction et ne sont pas présents à l’assemblée de La Rivière, pendant que d’autres, qui souhaitent participer à la tâche immense de reconstruction du Parti et à ses assemblées, ne peuvent le faire !

Est-ce parce que cela amènerait à débattre du point essentiel qui suit ?

Doit-on, oui ou non, et une bonne fois pour toutes, faire des choix de fonctionnement qui s’imposent à toutes et à tous – en ne revenant alors pas sur les « errements » passés, ou doit-on privilégier des choix de personnes, en fonction de rapports de force, dictés par des positions de pouvoir électoral ?
 
Pourquoi un tel divorce ?
 
Notre projet est structuré, il "balaye" tous les secteurs de notre société. Pourtant, il fait l’objet d’un désintéressement de l’opinion. À moins que ce ne soit de celles et ceux qui le portent. Pourquoi ?
Posons-nous la question de savoir si ce que craignent les citoyens, c’est d’être confronté à une impasse issue d’un raisonnement que l’on voudrait implacable.

- La situation est extrêmement grave ;
- Le PCR s’est toujours battu pour y remédier ;
- À part le PCR, aucun parti n’a une approche globale et cohérente ;
- Les autres politiques ne peuvent avoir cette approche car ils s’accommodent de la situation, qu’ils ne voudraient modifier qu’à la marge ;
- Pourtant, la situation dicte le rassemblement le plus large ;
- Par conséquent, au regard de ce qui précède, ce rassemblement devrait se faire "autour" du PCR, ou, si l’audace est "insolente", derrière lui.
 
Le parti parle du non-cumul des mandats

Ce que j’espère, c’est qu’au congrès, il soit acté qu’au plus tard en 2014, date des élections municipales, pas un, pas une, de nos camarades ne sera dans une situation de cumul.

Le risque alors de connaître un échec électoral, mettant à mal une décision politiquement juste, mais qui ne donnerait pas immédiatement ses fruits, ne peut être un argument.

Cela apparaîtrait encore comme une manœuvre dilatoire.

Je n’oserai pas employer une formule : "voilà que ça recommence" !

Le parti parle de renouvellement
 
Je suis d’accord. J’espère que cela ne concerne pas que les postes de responsabilité au sein du Parti.

Ce que j’espère, c’est qu’au congrès, il soit acté que ce renouvellement se retrouvera dans les listes présentées aux élections municipales.

Là encore, le risque de connaître un échec électoral, mettant à mal une décision politiquement juste, mais qui ne donnerait pas immédiatement ses fruits, ne peut être un argument.

Cela apparaîtrait encore comme une manœuvre dilatoire.

Je n’oserai pas employer une formule : "voilà que ça recommence" !
 
Le parti parle de transparence et de discipline
 
Je n’ai pas entendu un mot sur le fait que des élus conseillers généraux de Saint-André – je ne parle pas de ceux de Saint-Paul, ni de celui de Sainte-Suzanne, qui ont fait le choix d’adhérer au parti de Huguette Bello – aient créé un groupe distinct de celui du PCR, animé par notre camarade Roland Robert.-

Je n’ai pas entendu un mot sur le fait que ces élus conseillers généraux de Saint-André ont créé un groupe avec celles et ceux qui, avec Huguette Bello, ont clairement affiché leur intention de nous combattre.

Je n’ai pas entendu un mot sur la violente charge par des élus, membres du Parti, en conférence de presse de surcroît,  contre Paul Vergès et Elie Hoarau. Et contre moi-même, considéré par un élu de Saint-André, membre de la section saint-andréenne semble-t-il, comme une "erreur" politique. C’était en réponse à une question d’un journaliste sur le fait que j’ai publiquement souligné que "le PCR a commis des erreurs" – bonjour le niveau du débat !

La réconciliation à quel prix ?
 
Ce que j’espère, c’est qu’au congrès, il soit acté que des démarches ont été entreprises pour retrouver rassemblés celles et ceux qui se sont opposés, au détriment des intérêts du Parti et de la population.

 Cette réconciliation doit être envisagée à l’intention de celles et ceux envers qui le Parti a déclaré avoir fait preuve de mansuétude.

Cette réconciliation doit être envisagée aussi à l’intention de celles et ceux envers qui le Parti a fait preuve d’une extrême dureté, sacrifiés sur l’autel du rapport de force électoral au nom de règlement de compte de personnes.

Et surtout, cette réconciliation doit être envisagée sur la base du respect de règles intangibles du Parti – égalité, solidarité, fraternité, et discipline – qui ont trop souvent été foulées ces derniers temps.

 Retrouver un état d'esprit collectif ?
 
Ce que j’espère, c’est qu’au congrès, il soit acté, sans que des circonstances ne nous conduisent à y déroger, qu’un congrès sera organisé tous les 4 ans.

Ce que j’espère, c’est qu’au congrès, il soit acté qu’une direction collégiale conduira les affaires du Parti, avec des règles de transparence sur les décisions, et sur la procédure de validation de ces dernières.

Ce que j’espère, c’est qu’au congrès, il soit acté que cette direction collégiale sera animée par un secrétaire général, suivi obligatoirement par une secrétaire générale (ou vice-versa), au nom de la parité, chacun élu pour deux ans, non renouvelable. L’objectif est de forger un état d’esprit collectif, d’éviter d’installer durablement un(e) camarade dans une position de leadership, et du fait de ces règles, d’éviter des tentations de pouvoir personnel".

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