Il ne s'agit pas ici de dire que tout ce qui a été fait n'est pas bon, La Réunion a su tirer profit des fonds européens, mais de réfléchir à la meilleure façon d'utiliser notre statut de RUP pour passer d' une logique de rattrapage à une logique de développement.
Si il est nécessaire que la Réunion s' inscrive dans la stratégie définie par la commission européenne, il nous faut aussi prendre en considération les attentes sociales de la population ( 60% des jeunes au chômage, 43% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 340000 Réunionnais).
Cette situation hors norme plaide pour une intervention visant à la création d' activités de production et de services qui ne seront pas toutes intégrables dans une stratégie s' appuyant sur l'innovation technique. Le soutien de micros projets apparaît alors comme indispensable pour maintenir une cohésion sociale et éviter une trop grande fracture qui fragiliserait toutes les autres démarches de création d' activités nouvelles, innovantes ou stratégiques de demain.
Dans le même temps, il faut continuer à renforcer et structurer les filières économiques de productions existantes, notamment les industries agro-alimentaire en s' appuyant sur une agriculture diversifiée et tendre vers l' auto suffisance alimentaire.
Dans le domaine agricole et des agro industries, nous devons aussi nous fixer l' objectif de la commercialisation à l' export de productions de niches et ou à forte valeur marchande. Ce qui reste aujourd'hui beaucoup trop insuffisant.
Mais il faudra surtout s' attacher à faire de la Réunion un territoire accueillant et favorable à la création d' activités et de projets innovants dans les secteurs des TIC ,des énergies renouvelables, des transports propres...
Nos projets économiques devront être aussi des facteurs d' insertion pour éviter une fracture irrémédiable entre les inclus de la dynamique de développement et les exclus.
Notre action pour les six prochaines années devra aussi s' attaquer à deux handicaps lourds qui pénalisent nos populations : l' illettrisme ( plus de 100000 illettrés, soit 21 % des 16-65, deux fois qu' en France hexagonale) , et d' autre part, la sortie précoce du système scolaire(près de 12% des élèves en 2009, sans aucune qualification, soit deux fois plus qu ' en France hexagonale) .
Il est essentiel de construire un parcours de formation tout au long de la vie dans le cadre d' un partenariat étroit entre la Région, l' État, l' Éducation Nationale, les acteurs économiques,les collectivités locales, en mobilisant à bon escient les moyens financiers disponibles et en premier lieu le FSE.(fonds social européen).
Enfin, il est temps pour la Réunion d' inscrire son avenir dans le grand espace Indien Océanique en devenir, depuis l'Inde à L'Afrique du Sud, en n' omettant pas Madagascar dont la population va plus que doubler dans les trente prochaines années. Ce grand espace économique mais aussi de développement social, est un formidable enjeu pour notre jeunesse et nos entreprises, qui pourront y développer leur savoir faire, leurs compétences,et trouver de nouveaux relais de croissance.
Voilà, quelques idées que je soumets au débat, persuadé, que l' utilisation des fonds européens pour la période 2014-2020, devra porter sur des solutions de transformation et de long terme.
Passer d' une logique de rattrapage à une logique de développement c' est prendre des décisions non pas pour aujourd'hui mais pour demain, d' une certaine façon, travailler pour les générations futures.
Si il est nécessaire que la Réunion s' inscrive dans la stratégie définie par la commission européenne, il nous faut aussi prendre en considération les attentes sociales de la population ( 60% des jeunes au chômage, 43% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 340000 Réunionnais).
Cette situation hors norme plaide pour une intervention visant à la création d' activités de production et de services qui ne seront pas toutes intégrables dans une stratégie s' appuyant sur l'innovation technique. Le soutien de micros projets apparaît alors comme indispensable pour maintenir une cohésion sociale et éviter une trop grande fracture qui fragiliserait toutes les autres démarches de création d' activités nouvelles, innovantes ou stratégiques de demain.
Dans le même temps, il faut continuer à renforcer et structurer les filières économiques de productions existantes, notamment les industries agro-alimentaire en s' appuyant sur une agriculture diversifiée et tendre vers l' auto suffisance alimentaire.
Dans le domaine agricole et des agro industries, nous devons aussi nous fixer l' objectif de la commercialisation à l' export de productions de niches et ou à forte valeur marchande. Ce qui reste aujourd'hui beaucoup trop insuffisant.
Mais il faudra surtout s' attacher à faire de la Réunion un territoire accueillant et favorable à la création d' activités et de projets innovants dans les secteurs des TIC ,des énergies renouvelables, des transports propres...
Nos projets économiques devront être aussi des facteurs d' insertion pour éviter une fracture irrémédiable entre les inclus de la dynamique de développement et les exclus.
Notre action pour les six prochaines années devra aussi s' attaquer à deux handicaps lourds qui pénalisent nos populations : l' illettrisme ( plus de 100000 illettrés, soit 21 % des 16-65, deux fois qu' en France hexagonale) , et d' autre part, la sortie précoce du système scolaire(près de 12% des élèves en 2009, sans aucune qualification, soit deux fois plus qu ' en France hexagonale) .
Il est essentiel de construire un parcours de formation tout au long de la vie dans le cadre d' un partenariat étroit entre la Région, l' État, l' Éducation Nationale, les acteurs économiques,les collectivités locales, en mobilisant à bon escient les moyens financiers disponibles et en premier lieu le FSE.(fonds social européen).
Enfin, il est temps pour la Réunion d' inscrire son avenir dans le grand espace Indien Océanique en devenir, depuis l'Inde à L'Afrique du Sud, en n' omettant pas Madagascar dont la population va plus que doubler dans les trente prochaines années. Ce grand espace économique mais aussi de développement social, est un formidable enjeu pour notre jeunesse et nos entreprises, qui pourront y développer leur savoir faire, leurs compétences,et trouver de nouveaux relais de croissance.
Voilà, quelques idées que je soumets au débat, persuadé, que l' utilisation des fonds européens pour la période 2014-2020, devra porter sur des solutions de transformation et de long terme.
Passer d' une logique de rattrapage à une logique de développement c' est prendre des décisions non pas pour aujourd'hui mais pour demain, d' une certaine façon, travailler pour les générations futures.











