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Paul Vergès : "Ma part de responsabilité dans la situation actuelle, est considérable"


Édito
Mardi 4 Décembre 2012

La question avait été posée par le journaliste du Quotidien de La Réunion, Stéphane Fontaine : "Quelle est votre part de responsabilité dans la situation actuelle de La Réunion ?" Paul Vergès n'a pas hésité. Sa réponse a été immédiate : "Ma part de responsabilité est considérable". Le co-fondateur du PCR amorce un virage important dans sa communication. Son objectif n'a pas changé : faire passer son message. Et les propositions communistes.


Paul Vergès : "Ma part de responsabilité dans la situation actuelle, est considérable"
A peine sarcastique, et légèrement ironique lorsque Paul Vergès a évoqué la nouvelle mode : "Tous à l'UDI !". Beaucoup moins alarmiste, plus pédagogique, serein et plus patient dans ses attentes, Paul Vergès a fait montre d'une autre attitude lors de sa conférence de presse de vendredi dernier. Le conseiller régional de l'Alliance n'a éludé aucune question. Le patron du PCR a changé de ton et son discours (dans la forme). Le communiste entre dans une phase de reconquête à quatre mois du prochain congrès de son parti.

Constat. Le Conseil de reconstruction du PCR n'a pas réussi pour l'heure à convaincre la base du parti et le public. La frénésie de départ au lendemain de la déroute aux Législatives, est retombée. Il n'y a plus de communiqués mensuels à la presse. Les trois figures de la rénovation Julie Pontalba, Faïza Ibrahim et Yvan Dejean, sont moins visibles. Et difficile de dire aujourd'hui où en sont les travaux de rénovation du parti. Les apparitions de Paul Vergès, loquace sur le constat de la situation politique, économique et sociale de La Réunion et les propositions communistes, sont régulières.

C'est sûr, sur le fond et sur la forme, il n'y a pas photo. Paul Vergès maîtrise. Ce constat s'impose de lui-même. Et vendredi dernier, Paul Vergès a sans doute inauguré une autre façon de "faire passer son message". Plus concis mais toujours ferme dans ses critiques, moins alarmiste dans son "état des lieux" mais toujours aussi caustique, le responsable de l'Alliance ne veut plus seulement parler d'unité, il se pose à nouveau en rassembleur. Le charismatique leader politique répond ainsi à ses détracteurs pour qui : "Le projet communiste stigmatise et divise la population réunionnaise".

Autre élément : Paul Vergès ne veut plus une réforme de la surrémunération, il veut "sauver le revenu surrémunéré des fonctionnaires en exercice, et proposer sur 15 à 20 ans, la fin de l'index de correction". Aujourd'hui, Paul Vergès ne demande plus l'Assemblée unique, il attend que l'évolution statutaire s'impose de lui-même". A 88 ans en mars 2013 et à quatre mois du congrès du parti, le chef du PCR affiche ses certitudes. Et assume "sa part de responsabilité considérable dans la situation actuelle de La Réunion". L'heure du mea culpa a commencé. Paul Vergès a quatre mois pour "se refaire une virginité". Une crédibilité. Et une - autre - légitimité.

La stratégie peut s'avérer efficace. Car, il n'y a pour l'instant aucun partenaire ou concurrent pour le démentir ou le contredire. Ou proposer au moins un projet aussi consistant...




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