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PCR : Point de vue en quatre points !


Invité(e)
Lundi 8 Octobre 2012

A l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire de notre Parti, nombre de camarades et d’observateurs ont exprimé leur point de vue sur notre rendez-vous politique. En ce qui me concerne, je souhaite également apporter ma contribution.


 
 
 
1er : Une semaine après notre Assemblée générale, force est de constater que « le message politique », d’où qu’il vienne et peu importe celui qui le tient,  est finalement brouillé. Et, bien plus souvent que nous le pensons, le contenant l’emporte sur le contenu, la forme prime sur le fond. Résultat : il n’est pas aisé de mobiliser les énergies sur un projet. D’ailleurs qui pouvait encore en douter ? Pas grand monde et il me semble que c’est une des expressions de la crise qui traverse les partis politiques dans leur ensemble.
 
2ème : Sans poser de conditions ni même en demandant de couper « des têtes », des jeunes et moins jeunes se sont attelés au travail de reconstruction. C’est un trésor immense qu’il faut conserver comme la prunelle de ses yeux. Le danger serait alors de décevoir les bonnes volontés qui se sont exprimées dans tout les pays. Je n’y crois pas mais je suis également incapable de « faire bouillir les marmites de l’avenir ».
 
3ème : Maintenant que nous avons franchi une étape et que nous approchons d’un Congrès, il serait également souhaitable que toutes et tous continuent à faire des efforts sincères et dépouillées de toute ambitions personnelles pour améliorer notre organisation, notre communication, nos finances et notre mode de gouvernance « de la base au sommet ».
 
4ème : Enfin, il est tout aussi évident que tout n’a pu être mis sur la table le 30 septembre dernier. J’avais l’honneur d’accueillir les camarades ce jour là ;  je l’ai donc dit d’entrée de jeu dans mon intervention. Les débats se poursuivent donc. Gageons alors qu’au Congrès de mars 2013 bien des choses seront derrière nous.
 
Notre peuple est mature, donc capable de comprendre toutes les situations. Pour peu que l’on sache l’informer, que l’on veuille réellement l’informer et que l’on lui fournisse une information alternative crédible,  nous retrouverons sa confiance. En clair, nous n’avons pas d’autres choix que de lui dire la vérité, celle qui peut-être dérange, celle qui est brute, celle qui met à nu notre système inégalitaire. Le but : tenter d’abord de générer une prise de conscience collective.
 
La tâche est assurément longue, difficile et le chemin parsemé d’embûches. Une des vérités serait d’ores et déjà de dire que ces embûches viendront certainement de l’extérieur mais aussi de l’intérieur si d’aventure les velléités individuelles prennent le pas sur l’intérêt collectif.
 
En conséquence, prenons garde à ne pas faire de « victimes dites collatérales » qui viendraient remettre en cause les valeurs contenues dans « Le Manifeste pour la reconstruction du PCR » adoptée par plus de 1300 délégués le 30 septembre à La Rivière. Communistes de tous les quartiers, unissez vous ! Tout faire pour y arriver, c’est cela aussi être responsable et vouloir reconstruire sur les bases fondamentales de mai 1959.

Yvan Dejean



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