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Orientations budgétaires de la Région : le Céser propose "un soutien plus efficient à toutes les entreprises"


Politique
Mercredi 14 Novembre 2012

"Dans un contexte économique et social global toujours marqué par la crise, la Commission «Développement économique» constate que l'intervention de la collectivité régionale en matière de soutien à l'économie est construite autour de la Stratégie Régionale de Développement Économique (SRDE)".


Orientations budgétaires de la Région : le Céser propose "un soutien plus efficient à toutes les entreprises"
"Elle relève également la multiplication de documents stratégiques sectoriels (RIV4, GERRI, SRI5, SRDE, ...). Cependant, la Commission s'interroge sur leur coordination et l'objectif global poursuivi en matière de projet de territoire. La Commission estime nécessaire et urgent d'apporter, dans le cadre d’un schéma global et cohérent, une réponse collégiale et partagée à la question : "quel développement économique, social et territorial pour la Réunion ?".

Le Conseil régional, "chef de file" du développement économique, pourrait être l'animateur privilégié pour l'élaboration d'un tel schéma. La synthèse des différentes stratégies, proposée dans la SRI en son chapitre premier, pourrait en constituer un point de départ.

Quatre grands axes déclinés en huit programmes régionaux sont proposés :
- Un ensemble d'actions de soutien direct aux entreprises,
- Une politique pour un développement de la compétitivité de notre territoire,
- Un programme en faveur du développement touristique,
- Une incitation à l'innovation.

1.Une nouvelle dynamique économique
a. Un soutien plus efficient à toutes les entreprises
La Commission note dans le cadre de la mise en œuvre du SRDE, la création de plusieurs outils financiers permettant d'accompagner les entreprises dans leur recherche de performance (en phase de création, pour faciliter l’accès à l'emprunt, afin de consolider les fonds propres, dans le cadre de leur transmission, ...).

Au-delà de l'aide apportée aux transporteurs, elle estime cependant, compte tenu du contexte encore difficile, que le Conseil régional doit aussi, en partenariat avec d'autres acteurs, mettre en place un dispositif de veille et d'alerte. Ce dispositif permettrait d'anticiper les situations de crise, de mettre en place un accompagnement efficace qui, à partir de critères stricts, permettrait de déclencher la mobilisation rapide d’un soutien qu’il soit financier ou autre. Ceci éviterait aux bénéficiaires d'être confrontés à de plus amples contraintes.

b. La conquête des marchés extérieurs
Pour la conquête de nouveaux marchés, la Commission relève la volonté d'agir du Conseil régional : nombreuses conventions signées avec les partenaires, campagne de communication, développement de relais au travers de la mise en place d'antennes délocalisées, ...

Cependant, elle aurait aimé que ces interventions s'intègrent dans une stratégie globale de développement pour la Réunion dont l'ouverture vers l'extérieur serait un volet. Celle-ci serait déclinée en termes d'actions dans et avec les pays concernés.

Il conviendrait d'avoir un meilleur suivi en termes d'activités, d'emplois créés et sur les services facturés à l'extérieur afin de pouvoir évaluer l'efficacité des mesures de soutien.

La Commission demande qu'une attention particulière soit apportée aux produits à haute valeur ajoutée qui doivent contribuer à la compétitivité de nos entreprises et à l'image de la Réunion sur le plan international (ex : café bourbon pointu, ...).

c. Un meilleur soutien aux filières prioritaires
Concernant l'agro-alimentaire, la Commission insiste pour que, dans le cadre de son accompagnement et pour permettre un meilleur écoulement de la production locale, un effort soit mené pour que les produits locaux trouvent plus et mieux de débouchés dans la restauration collective et en particulier scolaire.

Cela passe par une meilleure structuration des producteurs (dans le cadre de coopératives, ...) afin de garantir la constance de l'offre, dans une démarche constante de qualité (norme ISO, ...), et une sensibilisation des collectivités locales dans le cadre de la procédure d'achat, voire d’une modification des procédures d’appel d’offres.

Condition sine qua non pour la compétitivité des entreprises, le développement et l'accès au Haut et Très Haut débit constituent pour la Réunion un enjeu de compétitivité et de développement incontournable.

Il doit permettre en particulier au secteur économique de disposer d'outils de communication et d'échange rapide afin de réaliser un certain nombre de démarches notamment administratives aujourd'hui dématérialisées.

La Commission demande que tous les efforts soient mobilisés afin que la Réunion reste à la pointe dans le domaine des réseaux de communication. Le programme d'intervention du Conseil régional doit également être accompagné des volets formation et usages/contenus.

d. Attractivité du territoire et compétitivité du tissu économique local
L'évolution du dispositif de l'Octroi de Mer doit, selon la Commission, permettre de maintenir et développer des conditions économiques favorables pour la compétitivité des entreprises réunionnaises et l'attractivité du territoire.

Dans le contexte général de décentralisation et le futur acte III, elle estime que tous les outils doivent être maximisés dans leur effet afin de garantir, d'une part, l'autonomie financière des collectivités locales et, d'autre part, agir en tant qu'instrument de politique économique.

2. Une nouvelle dynamique pour le tourisme
La Commission note l'effort engagé pour développer le tourisme à la Réunion. Le développement tant en quantité qu'en qualité de l'offre d'hébergement, de la restauration, des loisirs, de l'image de la Réunion au travers d'une communication efficace usant de tous les supports modernes, doit permettre d'atteindre les 600 000 visiteurs escomptés. La Commission rappelle, toutefois, qu'il est important d'impliquer le Réunionnais dans cette dynamique pour qu'il soit un véritable acteur de l'attractivité du territoire.

Elle note les actions engagées sur le patrimoine culturel (Maison du Volcan, musée Stella, MADOI, ...) mais demande un affichage plus clair sur les ambitions croisées entre le développement touristique et le développement des infrastructures culturelles.

3. La Réunion terre d'innovation
La Commission adhère à la démarche partenariale engagée par la collectivité régionale pour faire de la Réunion une terre d'innovation, de compétitivité lui permettant de rayonner et de s'ouvrir sur son environnement régional.

La mise en ordre de marche et la coordination de tous sont essentielles afin de répondre efficacement à la stratégie voulue par la Commission européenne pour une croissance intelligente, durable et inclusive.

La Commission reconnaît dès lors que les nouveaux moyens mis en place pour les entreprises avec pour outil, le mode de la subvention avec une gestion locale, doivent effectivement faciliter l'émergence de projets en partenariat.

Elle estime cependant qu'un important travail reste encore à mener pour rapprocher le monde de l'entreprise avec celui de la Recherche/Formation afin de répondre à l'objectif poursuivi par « Europe 2020 » en matière d'inclusion.

Enfin, la Commission demande, pour que la Réunion puisse jouer un rôle déterminant en matière d'innovation, qu'un dispositif renforcé soit mis en place afin d'accompagner les entreprises dans leur démarche de certification.

Un important travail d'adaptation et d'évolution des normes techniques de construction nationales voire européennes, déjà entrepris, est par ailleurs à poursuivre et développer, en collaboration avec les instances de normalisation nationales, pour tenir compte des conditions tropicales souvent absentes dans les normes.

Cet enrichissement des normes, pas seulement au niveau de la construction, est incontournable et permettra de plus de développer et promouvoir le savoir-faire de la Réunion, de sécuriser les biens et les personnes, et de créer des emplois dans les secteurs tant de la construction et de son industrie que dans les autres secteurs de notre économie".

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