sak ifé nout jordu ék nout demin

"Nassimah Dindar à contre courant"


Dans la presse
Mardi 13 Mars 2012


"Nassimah Dindar à contre courant"
Dans le débat sur la vie chère, tous les observateurs sensés et objectifs sont d’accord sur un point : la sortie de crise arrachée par le Préfet avec l’aide des finances du Conseil Général est un écran de fumé comparé aux réels problèmes concernant la situation économique réunionnaise fruit de centaine d’années d’économie de comptoir colonial et néo-colonial.
 
Le fait que la collectivité départementale, qui doit gérer ses propres compétences issues de la décentralisation, intervienne directement dans un domaine régalien de l’Etat à savoir le contrôle des prix, sa régulation et la structure même de notre économie revient à dédouaner l’Etat de sa propre responsabilité et constitue une première !

Nassimah Dindar a-t-elle évalué toutes les conséquences de son passage en force en Commission Permanente malgré l’alerte donnée par les groupes PS, PCR et Objectif Réunion ? Force est de constater que non ! Les agriculteurs sont montés au créneau, les associations de consommateurs, les groupes de citoyens indignés, le problème reste entier et ressemble à de l’aspirine qu’on donne à un malade atteint du cancer !
 
Pourquoi la présidente s’obstine t-elle à ce point à mettre en péril les finances du Conseil Général alors que l’Etat doit 500 millions d’euros pour non transfert de charge financière liés au transfert de compétence ? La vraie raison est que Mme Dindar est en campagne électorale et qu’elle s’est alliée avec Didier Robert car elle pense déjà aux municipales de 2014 à Saint-Denis. Se montrer dans la presse, adopter des mesures populistes à des fins électoralistes en brandissant des chèques à la télévision, se faire mousser... voila sa priorité !

Elle a démontré publiquement son incapacité à assumer le rôle de Présidente d’une Institution qui doit être au dessus de toutes les combines politiques et de voir l’intérêt collectif et général de La Réunion avant toute petite combine partisane. Sur ce point elle est contredite notamment par le candidat François Hollande, probable futur Président de la République qui promet de mettre fin « à l’effacement de l’Etat et l’abandon de ses responsabilités ». De facto, en agissant de la sorte par ses positions irresponsables, Nassimah Dindar en tant que garante des intérêts départementaux justifient l’abandon de l’Etat et se positionne comme le principal soutien de Sarkoy. Sarkozy-Dindar, même combat !

Abou Graib



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