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Municipales 2014 : la Droite saint-pauloise n'a pas surmonté la division et la défaite de 2009


Édito
Mardi 21 Mai 2013

Qui est (ou sont) responsable(s) des revers électoraux successifs et de la division de la Droite à Saint-Paul depuis les Cantonales et les Municipales de 2008 ? Chaque camp ou individu pointe du doigt celui d'en face depuis cette date. La récente et désespérée tentative d'union de la semaine dernière, a fait ressurgir certains antagonismes entre les "pro Didier Robert" et les "pro-Virapoullé". Ce sera sans doute le même schéma pour les Municipales de 2014. Des unions.


Municipales 2014 : la Droite saint-pauloise n'a pas surmonté la division et la défaite de 2009
Il y a une constance dans la vie comme en politique. On ne change pas une équipe qui perd. Ce sera le cas pour la Droite à Saint-Paul. Et, il a suffi d'une seule réunion pour faire remonter à la surface les tenaces et vivaces rancœurs du passé. C'était la semaine dernière à l'Etang Saint-Paul.

Une "commission" a réuni les têtes de liste potentielles pour la conduite d'une hypothétique union de la Droitel. Y étaient conviés : Alain Bénard et Joseph Sinimalé, anciens maires de la ville, Cyrille Melchior, Yoland Velleyen et Sandra Sinimalé. Et Didier Robert, candidat et examinateur.

Il est vrai que le contexte n'était pas du tout favorable à la création d'une liste d'union. Michel Fontaine, sénateur-maire et président de l'UMP locale, et Didier Robert, fondateur de La Réunion en confiance et président de la Région Réunion, n'avaient pas renoué le dialogue, et ce après l'épisode du Syndicat mixte de Pierrefonds et le duel à distance par communiqués et presse interposée.

Il est vrai aussi que cette tension latente et récurrente, qui est désormais sur la place publique, ne contribue pas à faciliter l'entente entre au moins deux protagonistes essentiels : Alain Bénard, employé à la Région Réunion (dont le président est Didier Robert), et Cyrille Melchoir, salarié de la Civis (dont le président est Michel Fontaine).

La rivalité entre deux des ténors politiques saint-paulois, date d'avant 2008. Ce qui explique en partie la défaite aux Municipales de cette année-là. La rupture est confirmée lors de la Municipale partielle de 2009. Il est vrai enfin que le jeu de Virapoullé/Robert a contribué à accentuer la division à Saint-Paul. Les revers électoraux consécutifs de ces deux ténors, pour Jean-Paul Virapoullé depuis 2008, et Didier Robert depuis 2011, n'ont fait que fragiliser leur "représentant" ou "ex-représentant" sur Saint-Paul.

Ce contexte a facilité le retour en premier plan de Joseph Sinimalé en 2011. Dernier homme de Droite à avoir battu un candidat de la députée-maire Huguette Bello, l'ancien édile revendique avec une légitimité certaine de conduire la liste de l'union de la Droite, alors que dans le même temps, la rivalité entre Alain Bénard et Cyrille Melchior refait surface.

La Droite doit désormais faire face à ses évidences et certitudes. Il n'y aura pas d'union au premier tour des Municipales 2014. Il y a trop d'antagonismes aujourd'hui entre Michel Fontaine, président de l'UMP locale, et Didier Robert, ex-principal interlocuteur de ce même parti national. Ce changement de rapport de force dessine les contours d'une Droite à trois têtes l'UMP, l'UDI et Objectif Réunion.

A Saint-Paul, la troisième "tête", ce n'est pas l'UDI, c'est le Centre de Thierry Robert, avec qui une partie de la Droite ne veut absolument pas dialoguer...





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