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Municipales 2014 : Didier Robert ne veut pas arbitrer le duel Dindar/Victoria à Saint-Denis


Édito
Mardi 18 Septembre 2012

La Droite n'a pas réussi à s'unir lors des Législatives 2012 à Saint-Denis. Entre ceux qui soutenaient la candidature du sortant, René-Paul Victoria, et ceux qui souhaitaient fortement celle de Didier Robert, la rupture semble encore douloureuse. "Il n'y a pas eu une vraie et sincère dynamique autour de notre candidat RPV. Au contraire, tout a été fait pour qu'on ne soit pas au second tour"…


Municipales 2014 : Didier Robert ne veut pas arbitrer le duel Dindar/Victoria à Saint-Denis
Entre la Droite et le centre droit, René-Paul Victoria, Nassimah Dindar, Michel Lagourgue, Nadia Ramassamy, Jean-Jacques Morel, Gino Ponin-Ballom… sont tous des candidats potentiels à une tête de liste lors des Municipales de 2014. Didier Robert aurait pu faire partie de cette liste non exhaustive. Il a un avantage indéniable : la capacité de presque tous les fédérer. Presque tous. Car, une partie du camp de Victoria n'est pas prêt de s'aligner derrière le président de La Réunion en confiance. Et encore moins avec ou derrière Nassimah Dindar.

La Droite dionysienne ne s'est toujours pas remise des échecs aux Municipales et aux Cantonales 2008, et de la perte de la majorité au Conseil général, cette même année. Les tensions demeurent. "Une conseillère municipale de René-Paul Victoria n'a pas voté au second tour des Législatives, alors que la Droite a appelé à l'union derrière  Nassimah Dindar". L'antagonisme entre Dindar/Victoria a changé. Les proches de RPV sont aujourd'hui plus remontés contre Didier Robert que contre la présidente du Conseil général.

"Il n'y a pas eu une vraie solidarité que ce soit dans la démarche ou sur le terrain au cours de la campagne des Législatives. L'union de la Droite ne s'était faite que pour le second tour, que pour Nassimah Dindar alors qu'elle avait renié son camp politique pour garder la présidence du Département en 2008". Quatre ans après, la rancœur est tenace. Les Législatives ont ravivé l'antagonisme de 2008. A un an et demi des Municipales de 2014, Didier Robert a-t-il les moyens d'apaiser les tensions et de fédérer toute la Droite à Saint-Denis ?

Oui, s'il n'y avait pas un an après les Municipales, les Régionales. C'est un risque que Didier Robert ne peut pas prendre. Le président de la Région Réunion ne peut se permettre d'arbitrer un duel où il pourrait devenir la principale victime. D'une part, il n'a plus la légitimité et la crédibilité de 2008 et 2010, d'autre part, il doit aussi préparer les Cantonales et les Régionales de 2015. Ce sera sans doute sous les couleurs de La Réunion en confiance. Pas de l'UMP...




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