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Moralisation de la vie publique : l'électeur peut-il quelque chose contre l'argent, le pouvoir et le pouvoir de l'argent ?


Politique
Mercredi 10 Juillet 2013

Un(e) politique qui a, grâce à ses mandats électif, un revenu moyen de 10.000 euros nets mensuels, c'est assez courant à La Réunion et en métropole. Combien d'entre eux, qu'ils soient de Droite ou de Gauche, sont près à réduire leur train de vie et leur pouvoir, plus simplement à partager leurs avantages numéraires et en nature ? C'est sans doute la principale question à laquelle devra répondre la Commission de moralisation de la vie politique, présidée par Lionel Jospin.


Moralisation de la vie publique : l'électeur peut-il quelque chose contre l'argent, le pouvoir et le pouvoir de l'argent ?
Tout d'abord qu'est-ce que : moraliser la vie politique ? C'est rendre visible tout l'argent de la politique ou éviter la "professionnalisation" de la politique ? C'est sans doute les deux. Ces réponses donnent toute la dimension de la tâche qui attend la Commission de moralisation de la vie politique. Hasard du calendrier, le PS, surtout ses parlementaires, est face à un problème moral. Les députés et les sénateurs socialistes vont-ils démissionner de leur mandat exécutif local, au mois de septembre ?

Il y en a beaucoup qui traînent les pieds. C'est vrai, quel élu national a envie de perdre son assise locale et de proximité, et aussi les avantages qui vont avec ? Ce projet de loi sur le non cumul des mandats, gène à Gauche. Et autant à Droite. Alors que le président de la République, François Hollande, et la première secrétaire nationale du PS, Martine Aubry, veulent que les parlementaires se consacrent pleinement à leur mandat national, ces mêmes élus souhaitent conserver un lien "fort" avec leur circonscription.

Le cumul de mandats concerne également les élus locaux qui multiplient également leur présence dans les SEM, présence bien sûr rémunérée et ce même s'ils sont juste notés "présent" aux réunions de travail. Plus que le cumul de mandats, il s'agit ici de cumul d'indemnités en tous genres, auxquels s'ajoutent les missions hors du département ou de la région. Ce qui amène à la question essentielle : doit-on instaurer la règle, un homme ou une femme, un mandat ? Il est évident qu'une telle loi mettrait fin à des pratiques encore légales mais peu morales.

Une telle décision stopperait également la "professionnalisation" de la politique en terme de cumul de mandats. Elle bouleverserait également les réseaux bien établis d'argent sale et de financements occultes dont bénéficient les partis politiques ou certains élus bien implantés dans les collectivités territoriales ou dans les intercommunalités. Cela apporterait aussi plus de transparence et de clarté dans la gestion et l'attribution des marchés publics...




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Les commentaires

1.Posté par lotus le 19/07/2012 06:41
Bravo et merci Mr Ramoudou de maintenir la réflexion sur ces sujets essentiels qui entachent la vie politique réunionnaise.
Bien sûr que l'électeur peut quelque chose, il peut beaucoup même s'il arrive à résister aux manipulations abusives et démagogiques que certains font miroiter.
Il peut beaucoup, s'il comprend enfin qu'on entretien sa dépendance et celle de sa famille et qu'on l'utilise pour servir des fins personnelles.
C'est lui qui détient le pouvoir avec son bulletin de vote.
Le pouvoir de choisir, le pouvoir de condamner les pratiques malsaines et de condamner ceux pour qui la justice reste encore trop clémente.
Et la loi !!! il faut légiférer !!! La reconnaissance du vote blanc !!! La seule façon de donner du sens à l'expression des sanctions des électeurs
Et bien sûr, le non cumul des mandats, l'inéligibilité à vie des corrompus et repris de justice dans le cadre de leur mandat électoral.
Sans tout cela, bien sûr, on continuera à être impuissant.
A la lecture de différents courriers sur le net, il est clair que nous sommes de plus en plus nombreux à partager cette ambition de voire évoluer le contexte politique réunionnais.
Nous devons continuer, sans répit, à conscientiser nos pairs et à militer pour que la législation évolue en ce sens.
La prise de conscience collective et la loi : nos seules armes pour résister !

2.Posté par R I P O S T E le 10/07/2013 10:04
Il serait temps que l’on demande aux Français, si réellement, ils adhèrent à ce programme politique.

3.Posté par Jean-Claude OTTO-BRUC le 10/07/2013 13:08
Bravo LOTUS, nous approuvons! Permettez-moi de RAJOUTER les quelques points de réflexion de notre bureau politique que nous entendons soumettre au vote des électeurs dans notre futur programme, en sus des vôtres énumérées ci-dessus:
*- 2 mandats d'élu successifs, puis retour à la vie active pour 10 ans avant de pouvoir re-postuler (permet de remettre les pieds sur terre et connaître les difficultés au quotidien de la classe laborieuse).
*- Instaurer la "parité socio-professionnelle" au même titre que la parité "homme / femme" ( 73% de nos élus sont des fonctionnaires qui ne connaissent strictement rien au monde du secteur privé).
*- suppression de tous les privilèges aux élus: non-imposition / téléphones / essence / chômage sur 5 à 10 ans / voiture de fonction.......etc.
*- Tous les grands projet publics doivent être avalisés par voie de REFERENDUM REGIONAL au-delà d'un certain plafond de financement (qui engage les contributions personnelles des contribuables à long terme).
Néanmoins, ne nous leurrons pas: AUCUN DE NOS ELUS ACTUELS NE SE TIRERA UNE BALLE DANS LE PIED ! Car les lois sont faites par eux-même (les députés) et c'est bien là que le bât blesse. Et c'est aussi pour cela que leurs émoluments et privilèges ne cessent d'augmenter (la crise ne les concernent pas). Il y a lieu de réformer notre constitution pour remettre de l'ordre dans la maison, et instaurer des garde-fous afin que nos élus ne soient pas "juge et partie" pour leurs attributs. Jean-Claude

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