sak ifé nout jordu ék nout demin

Le système des partis a fonctionné à Droite et au PS, mais pas pour l'Alliance


Édito
Lundi 26 Septembre 2011

Vendredi dernier, nous avons posé la question suivante : "Que pèsent encore les partis politiques à La Réunion ?" Nous avons eu la réponse à l'issue du dépouillement des Sénatoriales : "Quand la discipline est respectée, les partis politiques sont une arme fatale pour les Sénatoriales".


Le système des partis a fonctionné à Droite et au PS, mais pas pour l'Alliance
C'est un paradoxe. Paul Vergès a toujours prôné de larges rassemblements au delà des partis politiques. Il a souvent inscrit sa démarche au-dessus de "ces contingences". La population a donné raison au responsable de l'Alliance en 2004, puis lui a donné tort en 2010. Hier, ce sont les grands électeurs communistes qui n'ont plus voulu le suivre, non pas sur son projet et sa stratégie, mais sur son obstination à toujours vouloir tout décider seul.

Au parti socialiste, le choix de la tête de liste et des colistiers, a fait l'objet de discussions et de négociations. Les contestataires ont eu l'occasion de s'exprimer. La liste a été construite avec l'ensemble des "courants". Les adhérents ont ensuite officialisé la liste des candidats. Même si certains ont dénoncé une "démocratie" de façade, les 281 grands électeurs ont respecté la discipline du parti le jour du scrutin.

A Droite, la contestation a été plus virulente au moment de la constitution de la liste. La présence de Jacqueline Farreyrol et de Didier Robert, a été sujet à discussions, tout comme la place du Sud et le cumul des mandats. Malgré ces éléments de désaccord, les composantes de La Réunion ont confiance ont semble-t-il respecté la discipline. La liste L'Union pour La Réunion a fait le plein de ses voix.

A moins que la centaine de voix communistes qui manque à Paul Vergès, se soit reportée sur la liste conduite par Michel Fontaine, et a compensé le même nombre de grands électeurs de Droite qui a voté pour Jean-Paul Virapoullé. Ce qui serait plus logique. Comme nous n'avons aucune preuve, nous dirons que la Droite a fait le plein de ses voix...

Une question reste alors en suspens : "Qui a hérité de la centaine des voix communistes et de la cinquantaine de suffrages centristes ?"




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