sak ifé nout jordu ék nout demin

Le maloya, la musique et chant de nos ancêtres a une vocation : rassembler


Politiblog
Lundi 12 Septembre 2011

au delà mon monde des rêves
venant du fin fond de mon être
un chant m'interpelle
il a le ton de mes ancêtres
et la force de ce rite ancestral
embrase mon corps tout entier
le boum du roulér me fait mal
et m'oblige de convulser
ce chant monte de ma poitrine
guide le tempo de mes pas
mi danse mon maloya


Dans le cadre d'un débat lors d'une commission permanante à propos du maloya , des échanges houleux entre deux élus ont montré le fossé qui existe dans la compréhension  des codes culturels. Il y a bien urgence de "causer" autour de la culture réunionnaise.
 
Notre maloya est le gardien des oubliés de l'histoire.
 
 
Maloya vient du malgache "maloy aho ou malahelo aho" qui pourrait  se traduire par "parler ou dire ce que l'on a à dire".
Ces mots traduisent une situation historique difficile, un vécu lourd et douloureux.
 
Le maloya chante la tristesse, la mélancolie, la violence, le mystère, la magie mais aussi la résistance, le courage, l'espoir et le marronnage, en quelque sorte la vie.
 
Esclaves, marrons chantent et dansent pour panser ensemble leur plaie. Et, nos ancêtres surement courageux ont su préserver la culture du maloya.
L'inscription au patrimoine matériel et immatériel honore  tous les défenseurs de cette musique.
 
Les Réunionnais ont réussi  cette inscription dans la lutte,le rassemblement, l'Alliance

Aujourd'hui et demain, cette musique culturelle et cultuelle doit suivre son chemin pour s'exprimer pleinement, lumineusement, spirituellement dans la sphère publique sans pour autant remettre en cause la place que le maloya occupe déjà dans les espaces privés.
 
Ces lieux publics, ces temples du maloya doivent fleurir pour accueillir une grande partie de la population encore porteuse des stigmates de ce passé injuste.
Aujourd'hui, où sont les temples, pour célébrer les ancêtres esclaves, les héros, les marrons, les premiers combattants de la liberté?
Où sont les sanctuaires pour chanter, danser, honorer nos ancêtres morts sans sépulture?
 
Voilà un combat politique sur lesquels tous les élus devraient réfléchir et travailler dans des assemblées et commissions.
Cette inscription du maloya, le 1 octobre 2009 sur la liste de l'Unesco du patrimoine immatériel émane de l'équipe scientifique et culturelle de la Maison des Civilisations et de L'Unité Réunionnaise. C'est un bel acte de réparation historique, un acte  acte qui tente une harmonisation des cultures.

Le maloya, la musique et chant de nos ancêtres  a une vocation : rassembler
Notre maloya incarne ces nobles valeurs historiques qui sont toujours d'actualité pour bâtir une île qui s'appuie sur la résistance, la lutte, l'union, la fraternité, la solidarité.
 
 Et c'est ensemble, dans l'Alliance que chaque Réunionnais remportera de belles victoires constructives.
 
A Sainte Suzanne, Edmond Albius, lo Rwa kaf figure emblématique , icône du maloya et bien sur notre «  kouta kinté , fervent défenseur de l'identité réunionnaise, Lucet langenier et tous « les autres zarboutant  »chantent et dansent le maloya avec nous. 
Un refrain sous la fable:
 
"Réyoné Réyonéz koup ton filé don oooooo
Pou ginye la lang toupé wayo" 
 
Tiloun Ramoune 
 
Le  maloya présente dans  la culture réunionnaise, incarne la lutte, le combat nourri d'espoirs et de victoires dans l'Alliance.
 
02_koup_ton_file.mp3 02 Koup Ton Filé.mp3  (4.58 Mo)


Aline MURIN



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Les commentaires

1.Posté par Gertrude le 12/09/2011 06:37
Le maloya a été imposé par Alain Armand en 1981, selon son propre aveu à la télé.
Le classement du maloya à l'Unesco est dû au forcing de Françoise et de Carpanin en catimini, pour qu'aucune contestation ne soit possible.
Ce classement est absolument injustifié en l'absence du classement du séga, l'autre mamelle de notre musique traditionnelle..
Bien que ne rejetant pas le maloya et trouvant même sa musique agréable, je préfère acheter du Bach, du Ravel, du Debussy ou du Liszt.
Le maloya n'est pas la musique de mes ancêtres qui sont originaires de Bellay, dans l'Ain.

2.Posté par séga, maloya le 13/09/2011 04:27
C'est une bonne chose de faire partager l'autre mamelle de la musique traditionnelle le séga
il ne s'agit pas aujourd'hui de confronter une musique à une autre, le séga comme le maloya appartiennent à la culture réunionnaise
quant aux auteurs qui ont travaillés pour l'inscription du maloya au patrimoine matériel et immatériel, nous les félicitons pour leur courage intellectuelle et vous êtes libre d'écouter la musique qui vous rapproche de vos ancêtres, comme ceux qui le sont pour apprécier, danser le maloya
séga, maloya la culture réunionnaise, arrêtons d'instrumentaliser la culture réunionnaise , la division élimine la construction

3.Posté par Gertrude le 15/09/2011 10:11
Mais qui instrumentalise notre culture ? Ne sont-ce pas justement Françoise et Carpanin ???
Pourquoi avoir voulu faire inscrire une musique au détriment de l'autre ?

4.Posté par sega maloya le 16/09/2011 04:57
décidément, vous persistez dans la division culturelle
tant mieux pour le maloya qui grâce à leurs travaux a été inscrit au patrimoine et alors en quoi ce la vous dérange?????
cette musique retrace la vie de nos ancêtres à une époque difficile
le maloya chante la vie, la résistance, l'espoir, et éclaire notre histoire
le séga a aussi sa place dans notre île
arrêtez encore une fois de confronter le séga au maloya, vous agissez comme les autres et là vous vous instrumentalisez notre culture
coupe ton filet diviseur oté alon faire de notre culture l'élément fédérateur
accordons une place digne au séga, à la danse indienne, à la culture chinoise, à la culture musulmane à toutes les cultures qui composent notre île arete divise Réunioné VIVE LE MALOYA et vien danse sous rouler

5.Posté par Aline Murin Hoarau le 16/09/2011 09:34
Encore une fois, nous pouvons constater le travail que nous Réunionnais avons encore à faire pour que notre culture ne nous divise plus . Il y a donc bien nécessité que le maloya , le séga ou autre musique culturelle réunionnaise fassent danser tout le monde dans le rassemblement
notre culture, notre histoire retracent la vie des nos ancêtres, ceux qui avant nous ont construit à leur façon et selon le contexte de l'époque l'île de la Réunion
Qu'on arrête une fois pour tous d'instrumentaliser la culture réunionnaise, l'histoire réunionnaise
qu'on arrête de cacher notre histoire dans des codes qui n'ont pas de sens: fête métisse, séga vaut plus que la maloya, langue créole lé pas une langue, c'est nous qui avons fait mieux que vous
bref, chaque pays est fier de présenter de partager son histoire, sa civilisation, sa culture
ici dans l'île de la Réunion, réunion des cultures soit disant , on utilise la culture pour diviser encore une fois les Réunionnais
Pourquoi alors dire que les civilisations présentes dans l'ile de la Réunion signent la cohésion sociale, réunissent les Réunionnais?

6.Posté par Gertrude le 19/09/2011 18:30
Aux posts 4 et 5 :
Mais vous ne savez pas lire, ma parole !!!
Vous serait-il possible de répondre à ma double interrogation au post 3 svp ???

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