Le choc ! Les bras m’en tombent. Heureusement que je n’étais pas en train de boire quelque chose à ce moment là, sinon je m’en serais étouffé ! L’Outre-mer c’est loin ? C’est ça votre argument imparable pour justifier votre mépris pour notre agriculture ? Non, en réalité, votre mépris à toute une population qui, en 2012, vous offrit sur un plateau d’or l’Elysée, Matignon et tout le luxe qui va avec. C’est donc ainsi que vous considérez nos voix ? Des voix lointaines, si lointaines que vous ne pouvez pas marcher un peu pour nous rencontrer. Cela vous ferait trop mal aux chevilles ?
Mais paradoxalement, l’Outre-mer n’est pas si loin pour y envoyer, toutes les semaines, des ministres, pour faire campagne pour les candidats socialistes. Plutôt que de faire quelques centaines de mètres à pied, on préfère parcourir 10 000km en avion aux frais de la princesse, entourés de gros bras, pour brasser du vent et taper la bise à Vlody, Annette et consorts.
C’est donc cela votre conception de l’intérêt pour l’Outre-mer. En réalité, ce qui intéresse le Président et son gouvernement, ce ne sont pas les ultramarins. Non ! Ils veulent voyager, gratuitement, sous les tropiques, pour se changer les idées, se baigner un peu les pieds dans l’océan, et, petit bonus, aider leurs amis socialistes à grappiller quelques voix. Ça peut toujours servir quand certains auront besoin d’un retour d’ascenseur, n’est ce pas ?
Ce fol désintérêt pour l’Outre-mer, monsieur François Hollande, vos amis et vous le paierez dans un mois. Ces voix, trop lointaines pour vous aujourd’hui, seront tellement fortes que votre surdité disparaîtra subitement. C’est cela la magie des élections !












