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Le centre, le bouche-trou


Édito
Lundi 14 Février 2011

L'élection présidentielle se gagnera au centre. Nicolas Sarkozy le sait. Le PS aussi. Cela explique la forte adhésion à gauche à une possible candidature du socialiste Dominique Strauss-Kahn.


Le centre, le bouche-trou
"Ces cantonales seront un tour de chauffe”, a déclaré il y a une quinzaine de jours Jean-François Copé, secrétaire national de l'UMP. Alors pourquoi il y a si peu de centristes de gauche ou de droite sur la ligne de départ ? A La Réunion, ce constat est encore plus surprenant. En effet, il n'y a pas de centre gauche sur l'échiquier local.

Et quand au centre droit (auquel est associée l'étiquette "divers droite"), il n'y a que trois conseillers généraux sortants en position favorable : Stéphane Fouassin (Salazie), Cyrille Hamilcaro (Saint-Louis 1), et Michel Dennemont (Avirons - Modem - divers droite).

C'est un paradoxe lorsque l'on sait que les centristes (comme les écologistes) sont un soutien (ou un marche-pied) efficace pour édulcorer, adoucir et enjoliver l'image des partis politiques traditionnels lors des élections régionales, législatives européennes et présidentielles.

L'Alliance et La Réunion en confiance en su tirer profit en mars 2010. Un an après, le PCR et La Réunion en confiance ont imposé leurs candidats. Le centre n'existe presque plus. “Il y aura sans doute une ouverture lors du troisième tour lors de l'élection pour la présidence du Conseil général”, avait dit Gilbert Annette, secrétaire fédéral du PS.

C'est vrai qu'en cas de majorité fragile à l'issue de ces cantonales, à gauche comme à droite, il faudra des alliances, des faire-valoir ou des bouche-trou. C'est aussi comme cela que se définit l'ouverture, en politique.

Jismy Ramoudou



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