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Jean Odel Oumana (FCPE) : "Non aux suppressions de postes"


Invité(e)
Vendredi 10 Février 2012

"La rentrée 2012 sera une rentrée marquée par une coupe supplémentaire dans le budget de l’Education nationale avec plus de 14 000 suppressions de postes".


Jean Odel Oumana (FCPE) : "Non aux suppressions de postes"
"Cette année encore, 161 postes sont supprimés au sein de l’académie pour 1 260 élèves de moins soit une baisse globale de 0,6 %, alors que nous avons plus de 500  écoles et  117 collèges et lycées publics. Cela représente une baisse d’effectif de 1,2 élève par école et de 5,2 élèves par collège et lycée.

En somme une baisse dérisoire ne justifiant pas ces suppressions de postes,  si ce n’est que la seule logique économique mise en place par la RGPP (Révision générale des politiques publiques),  c'est-à-dire, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce dogme hypothèque durablement l’avenir de toute une génération.

Dans d’autres académies, bien qu’elles aient des augmentations d’effectifs, des coupes sombres  sont aussi constatées.  Ces suppressions de postes entraînent inévitablement  l’augmentation de la taille des classes, la réduction des moyens de remplacements,  la rationalisation de l’offre scolaire, etc.…. Il est à relever qu’en Seine Saint-Denis, 39 postes d’enseignants  sont supprimés pour 2 244 élèves supplémentaires pour la prochaine rentrée.

Les membres  élus de la FCPE  refusent la dégradation organisée des conditions d’études des élèves.

Nous ne sont pas dupes. Après les "leviers d’efficience" l’an dernier, le gouvernement est à court d’argument pour justifier cette nouvelle saignée qui n’a d’autre objectif que de rogner toutes les "marges" qui fondent encore un peu l’égalité républicaine à l’Ecole. Les Les DHG des EPLE prévues pour 2012 sont une attaque contre la qualité du service public du aux élèves et ne permettent pas d’élever le niveau de qualification des générations.

Nous l’avons déjà dit et répété, nous continuons à le condamner, les DHG proposées sont en parfaite inadéquation avec les textes réglementaires. Il incombe aux autorités académiques de respecter les textes réglementaires qui prévoient dorénavant, dans les EPLE une dotation à la division et non pas à l’élève. Les DHG proposées empêchent la mise en place de l’accompagnement personnalisé, du tutorat, ainsi que la mise en place des groupes à effectifs réduits tels qu’ils sont prévus par les textes réglementaires.

Les  élus  de la FCPE dénoncent avec vigueur que des DHG n’assurent MÊME pas le minimum requis par les arrêtés régissant les classes de seconde et de première. Ils savent pertinement que l'Etat rencontrera encore plus de difficultés pour mettre en place la nouvelle classe de terminale conformément aux textes réglementaires.

La FCPE  demande au rectorat de proposer une nouvelle ventilation des crédits pour se conformer aux textes réglementaires ainsi qu’au ministre de l’Education nationale de mettre les moyens nécessaires pour que puissent être rendues aux élèves, les missions de service public que l’Ecole publique leur doit.

Ils regrettent que l’engagement pris avec le président de la République, de ne pas diminuer les moyens en lycée en période de mise en place de la rénovation de la voie générale, technologique et professionnelle, soit une promesse non tenue. Ils affirment par ailleurs que les lycéens de la voie professionnelle ne doivent pas être les victimes de l’effet plein et entier de la mise en œuvre du BAC Pro 3 ans à la rentrée 2012.

La FCPE appelle l’ensemble de la communauté éducative à voter contre la Dotation Horaire  Globale proposée dans les établissements".

Jean-Odel Oumana



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