La reconnaissance de la responsabilité morale de l’Etat, bien que tardive, ne peut être que salutaire pour les victimes ayant subi cette migration forcée.
Au-delà du soulagement qu’elle peut leur apporter, c’est tout le peuple réunionnais qui est concerné.
Aucun de nous ne doit ignorer ce qu’ont vécu nos compatriotes au plus profond de leur chair et de leur âme. J’invite chaque réunionnais à écouter leur histoire ; plus que le déchirement familial, certains ont connu les pires maltraitances physiques et morales, l’exploitation et les humiliations.
Le groupe UMP n’adhérant pas aux termes “déportation, rafle et esclavage“ a opté pour un vote négatif. Cette attitude n’étonne guère et semble bien entrer dans l’idéologie d’un parti dont les personnalités ne cessent de tenir des propos plus que scandaleux.
Souvenons nous de Mme Claudine Declerck, conseillère municipale UMP qui s’est permise de publier “y a pas bon Taubira“ ou encore de Mr Claude Guéant, ancien ministre d’Etat, déclarant devant la presse que “toutes les civilisations ne se valent pas“.
Au niveau local, le président de l’UMP s’est bien gardé d’afficher une quelconque opinion ; difficile en pleine campagne électorale de désavouer son camp ou de l’approuver sur un tel sujet !
En revanche, je félicite le député maire Thierry Robert d’avoir pris position en faveur de ces quelques 1600 exilés qui pour bon nombre d’entre eux, auraient préféré rester sur leur île entourés de l’amour de leur famille, plutôt que d’être confrontés à des souffrances sans commune mesure.
Ironie du sort, plus de cinquante ans après, d’autres réunionnais exilés par la force des choses ou l’état de nécessité réclament un droit de retour sur leur terre natale.
Ce ne sont plus cette fois des “enfants de la Creuse“, mais les “exilés de l’administration“. Plus que jamais un combat sans relâche doit être mené !
candidat LPA aux élections municipales 2014 à Saint-Pierre












