En liaison avec la volonté proclamée de favoriser la réussite de tous les étudiants, les crédits de l’enseignement supérieur augmentent en 2014 de 0,4% et ceux de la vie étudiante de 6%. Ils doivent permettre de créer d’une part les mille premiers postes destinés au premier cycle universitaire et d’autre part deux nouveaux échelons de bourses. L’échelon 0 bis est destiné aux boursiers qui étaient uniquement exonérés de droits d’inscription : ils pourront désormais avoir une bourse annuelle tandis qu’à l’échelon 7 les étudiants les plus modestes auront une bourse plus importante.
De même, la mise en chantier de 8000 logements universitaires par an jusqu’en 2017 est une mesure que nous apprécions surtout si ces constructions sont équitablement réparties sur l’ensemble du territoire universitaire.
Si la répartition programmée par types d’emploi et par établissements des 1000 postes créés est précise, la question du suivi de leur mise en œuvre effective se pose d’autant plus que des milliers de postes sont gelés depuis la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités qui permet aux universités de recourir pour leurs dépenses de fonctionnement aux crédits de la masse salariale.
Deux mesures phares sont prévues pour lutter contre l’échec massif dans le premier cycle. D’abord, l’orientation prioritaire, à travers des quotas, des bacheliers technologiques et professionnels vers les établissements conçus pour les accueillir. Ce retour des IUT et des sections STS à leur vocation initiale est indispensable pour contrecarrer les orientations par défaut et les échecs qu’elles provoquent. Toutefois, le décalage toujours grandissant entre le nombre de bacheliers qui sortent chaque année des lycées professionnels et le nombre de places offertes invite à agir rapidement sur la carte des IUT et des BTS qu’il convient d’augmenter en la réactualisant.
Par ailleurs, la simplification en cours de l’offre de formation qui permet de ne pas transformer l’après-bac en un saut dans l’inconnu est une mesure salutaire.
Dans la même logique, je souhaite, plus de dix ans après la réforme des diplômes universitaires autour de trois niveaux (Licence, Maîtrise, Doctorat), mettre l’accent sur les difficultés que rencontrent de plus en plus d’étudiants pour obtenir le diplôme de Master. Alors qu’il s’agit d’un cycle d’enseignement de deux ans, une sélection existe entre le Master 1 et le Master 2, à l’image de celle qui existait, avant la réforme, entre la maîtrise et les DEA et DESS. Mais contrairement à la maîtrise, le Master 1 ne sanctionne pas un cycle si bien que l’interruption à laquelle trop d’étudiants sont contraints à l’issue du Master 1 est lourde de conséquences. Ils se retrouvent avec un Bac + 4 que le marché du travail français assimile à une licence et que l’espace européen ne reconnait pas.
Cette sélection au milieu d’un cycle fait de plus en plus l’objet de critiques. Les étudiants ont le sentiment d’avoir été trompés. La réduction importante des places entre les deux niveaux du Master (la plupart des M2 proposent au plus 25 places) contraint les étudiants à multiplier les candidatures auprès des universités. Le coût non négligeable de cette prospection peut être dissuasif surtout pour les étudiants les plus modestes. Lorsque les étudiants sont issus d’une université éloignée comme celle de la Réunion, les frais, pour ceux qui peuvent y faire face, sont prohibitifs puisque l’épreuve de l’entretien oral suppose des frais d’avion et d’hébergement.
La vocation à l’ouverture encouragée par les évaluations vient paradoxalement compliquer un peu plus la situation puisqu’elle conduit certains responsables de master à opérer leurs sélections au détriment des étudiants issus de leur propre M1.
Pour éviter que des générations de jeunes ne se retrouvent sur le marché du travail avec un cycle de formation inachevé, une réorganisation des masters est indispensable.
S’agissant de la recherche, les crédits budgétaires, en dehors des mesures fiscales, sont plus ou moins stables mais avec de multiples redéploiements entre les lignes. Ils se font au détriment des organismes de recherche, ce qui suscite une réelle inquiétude des chercheurs. Au regard des crédits qui lui sont accordés, la recherche sur projets est toujours largement privilégiée.
Quoi qu’il en soit, alors que l’espace ou l’observation de la Terre sont dotés de crédits importants, la mer et les océans, en dépit de leurs gigantesques potentialités, sont les grands absents de cette Mission (et du 8ème PCRD « Horizon 2020 ») comme si la France continuait à oublier qu’elle dispose du deuxième domaine maritime mondial.
L’examen de cette mission est l’occasion pour le Groupe GDR d’illustrer pleinement la liberté de vote qui le caractérise puisque certains membres comme Gabriel Serville voteront favorablement, d’autres m’accompagneront dans l’abstention tandis que l’ensemble des députés du Front de gauche voteront contre.
De même, la mise en chantier de 8000 logements universitaires par an jusqu’en 2017 est une mesure que nous apprécions surtout si ces constructions sont équitablement réparties sur l’ensemble du territoire universitaire.
Si la répartition programmée par types d’emploi et par établissements des 1000 postes créés est précise, la question du suivi de leur mise en œuvre effective se pose d’autant plus que des milliers de postes sont gelés depuis la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités qui permet aux universités de recourir pour leurs dépenses de fonctionnement aux crédits de la masse salariale.
Deux mesures phares sont prévues pour lutter contre l’échec massif dans le premier cycle. D’abord, l’orientation prioritaire, à travers des quotas, des bacheliers technologiques et professionnels vers les établissements conçus pour les accueillir. Ce retour des IUT et des sections STS à leur vocation initiale est indispensable pour contrecarrer les orientations par défaut et les échecs qu’elles provoquent. Toutefois, le décalage toujours grandissant entre le nombre de bacheliers qui sortent chaque année des lycées professionnels et le nombre de places offertes invite à agir rapidement sur la carte des IUT et des BTS qu’il convient d’augmenter en la réactualisant.
Par ailleurs, la simplification en cours de l’offre de formation qui permet de ne pas transformer l’après-bac en un saut dans l’inconnu est une mesure salutaire.
Dans la même logique, je souhaite, plus de dix ans après la réforme des diplômes universitaires autour de trois niveaux (Licence, Maîtrise, Doctorat), mettre l’accent sur les difficultés que rencontrent de plus en plus d’étudiants pour obtenir le diplôme de Master. Alors qu’il s’agit d’un cycle d’enseignement de deux ans, une sélection existe entre le Master 1 et le Master 2, à l’image de celle qui existait, avant la réforme, entre la maîtrise et les DEA et DESS. Mais contrairement à la maîtrise, le Master 1 ne sanctionne pas un cycle si bien que l’interruption à laquelle trop d’étudiants sont contraints à l’issue du Master 1 est lourde de conséquences. Ils se retrouvent avec un Bac + 4 que le marché du travail français assimile à une licence et que l’espace européen ne reconnait pas.
Cette sélection au milieu d’un cycle fait de plus en plus l’objet de critiques. Les étudiants ont le sentiment d’avoir été trompés. La réduction importante des places entre les deux niveaux du Master (la plupart des M2 proposent au plus 25 places) contraint les étudiants à multiplier les candidatures auprès des universités. Le coût non négligeable de cette prospection peut être dissuasif surtout pour les étudiants les plus modestes. Lorsque les étudiants sont issus d’une université éloignée comme celle de la Réunion, les frais, pour ceux qui peuvent y faire face, sont prohibitifs puisque l’épreuve de l’entretien oral suppose des frais d’avion et d’hébergement.
La vocation à l’ouverture encouragée par les évaluations vient paradoxalement compliquer un peu plus la situation puisqu’elle conduit certains responsables de master à opérer leurs sélections au détriment des étudiants issus de leur propre M1.
Pour éviter que des générations de jeunes ne se retrouvent sur le marché du travail avec un cycle de formation inachevé, une réorganisation des masters est indispensable.
S’agissant de la recherche, les crédits budgétaires, en dehors des mesures fiscales, sont plus ou moins stables mais avec de multiples redéploiements entre les lignes. Ils se font au détriment des organismes de recherche, ce qui suscite une réelle inquiétude des chercheurs. Au regard des crédits qui lui sont accordés, la recherche sur projets est toujours largement privilégiée.
Quoi qu’il en soit, alors que l’espace ou l’observation de la Terre sont dotés de crédits importants, la mer et les océans, en dépit de leurs gigantesques potentialités, sont les grands absents de cette Mission (et du 8ème PCRD « Horizon 2020 ») comme si la France continuait à oublier qu’elle dispose du deuxième domaine maritime mondial.
L’examen de cette mission est l’occasion pour le Groupe GDR d’illustrer pleinement la liberté de vote qui le caractérise puisque certains membres comme Gabriel Serville voteront favorablement, d’autres m’accompagneront dans l’abstention tandis que l’ensemble des députés du Front de gauche voteront contre.












