sak ifé nout jordu ék nout demin

Huguette Bello, l’UFR, le PCR et la parité


Courrier des Lecteurs
Mardi 20 Mars 2012


Personne, à La Réunion, ne peut nier le rôle du PCR dans la lutte pour le droit des Femmes et l’égalité. De même, personne ne nie la contribution qu’a apportée, ces dernières années, Huguette Bello, en tant que présidente de l’UFR.

Mais les questions que l’on peut se poser est que depuis l’époque d’Isnelle Amelin, Alice Pévérelly, Odette Mofy, Laurence Vergès, Aliette Gauvin …. qui ont participé à la création ou aux combats de l’UFR, qui est a depuis émergé ? Pourquoi la seule femme qui émerge depuis qu’elle a pris la tête de l’organisation, c’est Huguette Bello ?

Ceux qui participent aux réunions de l’UFR peuvent le constater : l’organisation et le fonctionnement de cette structure sont totalement inféodés à Huguette Bello. En d’autres lieux, on aurait dit que c’est le culte de la personnalité. Personne ne peut aujourd’hui dire qui sont les numéros 2, 3 ou 4 de l’UFR et quelles sont les autres dirigeantes. Les membres du conseil municipal de Saint-Paul en savent d’ailleurs quelque chose.

Le plus triste, c’est que Huguette Bello ayant été élue la première femme députée de La Réunion, grâce au PCR, n’a pas profité de cette occasion pour promouvoir d’autres femmes sur la scène politique. Ceux qui ont observé la vie parlementaire des dernières années, ont pu constater que quand Gélita Hoarau est devenue sénatrice de La Réunion, jamais elle n’a bénéficié de l’aide de Huguette Bello qui a décidé de travailler en solo.

Le point d’orgue a été les élections sénatoriales ou le défaut d’engagement d’Huguette Bello et la défection des grands électeurs et des grandes électrices ont empêché Gélita Hoarau de retrouver son siège. Est-ce donc ainsi que l’on sert la parité ?

La promotion de la Femme politique n’est d’ailleurs dans la réalité des soucis d’Huguette Bello. Elle sait faire passer la logique politique avant cette préoccupation. C’est la raison pour laquelle elle n’a jamais soutenu la réélection de Nassimah Dindar à la présidence du Conseil général. Elle sait bien qu’il ne suffit pas d’être une femme pour être légitime.

Finalement, on est bien en peine, lorsqu’on examine le parcours d’Huguette Bello, de voir quelle femme politique en dehors d’elle même elle a promu.

JP Lauret



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Les commentaires

1.Posté par Bayoune le 24/03/2012 05:57
" Ceux qui participent aux réunions de l’UFR peuvent le constater : l’organisation et le fonctionnement de cette structure sont totalement inféodés à Huguette Bello. " Té dalon akoze ou ferme in koté de ziyé, rouve wa la minm soz koté ton papa vergès,lé miyé, son koté la pa solman le culte de la personalité - la voulu déifié lo bononm. li la trouve in Lulu pou konsidère le Potpaul" konm bondiyé la terre". I pèye aou pou kass lé kuy, ou na rézon i fo biyn ou ginye oute soso, mé rakonte ninporte kwé. I fo dire osi, kan Gélita lé devenu député, par la grass vergès, ke la démisiyoné, épi, èl té la fanm noute kamarade mimile, sépa si lo boug lété pa ankor anglué dans listwar fraude électorale, bé la mète madame pou tenir lo fil de la kolaborasiyon, konm touzour. Si Gélita la pa artrouve in siège de sénatèr , lé sinp, Vergès la vann boudin dan lo ki koson. Li té sir, li té sar ginye trwa sénatèr, navé minm in plass pou Dennement, lo pove boug la atann touzour la lang pandiye. Vergès la solman sove sa po, sa i fé mal oute tripe an diré, bin bware lo zu karote, ou biyn la poude larouroute va évite aou ginye la siass. Hélas, hélas, mwin sar lass de dire, ke zamé le Potpaul la favorizé in kamarade pou dovenir élu, li la fé riyink pou son zanfan. Rapèle aou, kan feu Laurent " la jeunesse rebelle" la rante la Réniyon, Potpaul, la monte in komédi pou li démisiyoné, é donn la plass son Laurent chérie. Solman dan lo trajectware, il n'a même pas vu, que Laurent en 3ème position sur la liste ne pouvait accéder au poste de député sans marché sur le kadav de Claude Hoarau - qui entendait lui aussi devenir député - ce qui obligea le kamarade Elie, bon gré, malgré de démissionner, et laisser la plass à Claude Horau et a Laurent Vergès. Ou rapèle ankor. Les deux députés noré démissionné pour protester contre la parité, zistwar, zistwar pou tronpe le pti réniyoné, militants peu averti en politique. Siouplé arète kass le kuy, ou fé rire oute gèl pou sate i koné listwar de ce parti de vendu. Depuis 1946, dopi la sanzé.


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