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Esclavage vs Génocide : Georges Pau-Langevin persiste mais ne signe pas !


Politique
Lundi 23 Février 2015


Pointe-à-Pitre. Lundi 9 février 2015. CCN. Tout a commencé par une stupide sortie de François Hollande, lors d’un discours au Mémorial de la Shoah. Le chef de l’état français qui s’était déjà (l’an dernier) prononcé contre les « réparations post esclavagistes », déclarait sans ambages :«  La Shoah, le plus grand crime jamais connu et jamais commis dans l’humanité. »

A cela la chanteuse Joëlle Ursule, adoptant la posture d’une « française noire », a aussitôt adressé une « lettre ouverte au président de tous les français » dans laquelle elle se dit « furieuse » reprochant à Hollande d’être « inculte » tout en « exigeant des excuses ».

Dans sa furia, la chanteuse de « Black and White » dénonce le silence de Taubira et le mutisme de Georges Pau Langevin (GPL) l’actuelle ministre des dernières colonies françaises. C’est alors que GPL décide de voler au secours de « son président ».

Sur sa page Facebook, elle se fend d’une « réponse » à Ursule et sur les ondes, elle sort une autre énormité en affirmant doctement que : l’esclavage et le traite négrière….( ) ne sont pas des génocides » Il n’en fallait pas d’avantage pour « buzzer » et enflammer les réseaux sociaux.

CCN a donc voulu savoir si GPL - de passage en Guadeloupe- persistait en rajoutant une nouvelle couche à la polémique :

Réponse

Georges Pau-Langevin : J’ai fait une déclaration qui était une analyse purement juridique et qui me semble incontestable. Je comprends bien que ce sont des sujets que les gens ne vivent pas juridiquement. Ils le vivent affectivement, je peux le comprendre. J’ai vu qu’effectivement que cela a fait beaucoup d’émotion, je le regrette, mais, en même temps, cela a été la constante de ma vie, que de dire, il faut prôner le vivre ensemble. Et tout ce qui divise, tout ce qui sépare les gens, et qui fait qu’ils ne se comprennent pas ou qu’ils se font concurrence, je pense que ce n’est pas une bonne chose pour la Guadeloupe et pour ce qui nous tient à cœur, c’est à dire, défendre la mémoire des esclaves.

CCN : Il y a une hiérarchisation des crimes contre l’humanité ?

GPL : Non, il n’y en a pas. Je dis que ce sont deux drames historiques différents et que ce n’est pas parce que je vais appeler quelque chose d’un autre nom que je vais le rendre plus important. Il y a des définitions juridiques qui existent et par conséquent, je dis que l’esclavage a été un drame, la traite négrière a été un crime contre l’humanité. C’était quelque chose d’épouvantable. Nous avons à faire vivre cette mémoire de l’esclavage.

Je pense que dans ma vie militante, je me suis toujours engagée là-dessus. Je me suis battue par exemple dans Paris pour faire disparaître le nom d’esclavagistes des noms de rues de Paris. J’ai fait des centaines de réunions avec tout un chacun pour faire vivre la mémoire de l’esclavage, mais pour autant, je ne pense pas qu’on gagne quelque chose en essayant de comparer avec un autre drame historique qui a existé et je trouve normal que si le Président de la République parle de la Shoah il parle de la Shoah. Quand il viendra ici le 10 mai rendre aux victimes de l’esclavage, il parlera de l’esclavage. Ce n’est pas le même drame.

Source : CCN

Bayoune



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