La goutte qui a fait déborder le vase : la désignation du président du Syndicat mixte de Pierrefonds. La Civis voulait Marc-André Hoarau, "au nom de l'équilibre des prérogatives entre les six villes de son interco". Le président de la Région et de la CASud, s'y est opposé, "car il n'y a pas eu une vraie concertation". La Civis a préféré retirer son candidat (Marc-André Hoarau), et laisse le soin à la Région de désigner le successeur de feu Roland Hoarau. Ça c'est pour les raisons officielles et contenues dans les communiqués envoyés aux différente rédactions.
Voyons maintenant les motivations réelles des deux protagonistes. C'est sans aucun doute les enjeux à venir des Municipales 2014 et les Cantonales et Régionales 2015. C'est la construction de l'union de la Droite pour ces échéances électorales. Les deux hommes ont des positions très divergentes, tant dans le choix de la tête de liste d'union dans chaque commune, que dans le choix des partenaires ou alliés avec lesquels négocier. Et, Michel Fontaine ne veut plus que Didier Robert "arbitre seul", "décide seul" et 'impose à tous, ses décisions".
"Nous avons vu ce que cela a donné au Conseil général en 2008 et en 2011, nous avons perdu la majorité dans l'institution. Et cela a été pire lors des Législatives 2012". Le renouvellement et le rajeunissement de la classe politique voulus par Didier Robert, n'ont pas eu les résultats escomptés. "Ce n'était ni un renouvellement, ni un rajeunissement, Didier Robert n'a qu'un objectif depuis 2006 : évincer André Thien-Ah-Koon, Jean-Paul Virapoullé, Nassimah Dindar, René-Paul Victoria, et aujourd'hui Michel Fontaine".
Si c'était l'objectif du président de La Réunion en confiance, il a échoué. Car, nous assistons depuis fin de l'année dernière au retour au premier plan de ces mêmes politiques. Tous auront un rôle important pour les Municipales 2014. Celui de Michel Fontaine sera sans doute le plus important puisque ses pairs reconnaissent en lui "le vrai et seul patron de la Droite". Il est vrai que son poste de président local et de secrétaire national de l'UMP, ses mandats politiques et la reconnaissance de ses pairs, lui confèrent l'autorité et la légitimité.
A l'inverse, Didier Robert n'a pas su s'imposer, faire oublier André Thien-Ah-Koon, Jean-Paul Virapoullé, Nassimah Dindar, René-Paul Victoria, et réussir la transition politique à Droite. Son "comportement" et ses stratégies ont mis peu à peu contre lui des élus de son propre camp. Une désapprobation toujours silencieuse, car la plupart compte toujours sur les subsides de la Région Réunion pour leur commune ou campagne électorale. Cette situation place les politiques de Droite dans une situation encore plus délicate, et ce à une semaine des premiers entretiens avec les candidats à l'investiture de ce qui reste aujourd'hui de l'union de la Droite.
Ce qui signifie que chaque camp a déjà son ticket. A Saint-André, Didier Robert soutiendra Serge Camatchy, Michel Fontaine, Jean-Paul Virapoullé. A Saint-Denis, le président de Région ne veut pas de René-Paul Victoria, le sénateur-maire mise sur un ticket Nassimah Dindar-René-Paul Victoria-Michel Lagourgue. Au Tampon, le président de La Réunion en confiance veut écarter André Thien-Ah-Koon, le président de l'UMP veut l'union la plus large…
C'est clair, il n'y a plus d'union de la Droite un an avant les Municipales 2014. Seule certitude, à l'issue de cette échéance électorale, la Droite aura un leader affiché et reconnu...
Voyons maintenant les motivations réelles des deux protagonistes. C'est sans aucun doute les enjeux à venir des Municipales 2014 et les Cantonales et Régionales 2015. C'est la construction de l'union de la Droite pour ces échéances électorales. Les deux hommes ont des positions très divergentes, tant dans le choix de la tête de liste d'union dans chaque commune, que dans le choix des partenaires ou alliés avec lesquels négocier. Et, Michel Fontaine ne veut plus que Didier Robert "arbitre seul", "décide seul" et 'impose à tous, ses décisions".
"Nous avons vu ce que cela a donné au Conseil général en 2008 et en 2011, nous avons perdu la majorité dans l'institution. Et cela a été pire lors des Législatives 2012". Le renouvellement et le rajeunissement de la classe politique voulus par Didier Robert, n'ont pas eu les résultats escomptés. "Ce n'était ni un renouvellement, ni un rajeunissement, Didier Robert n'a qu'un objectif depuis 2006 : évincer André Thien-Ah-Koon, Jean-Paul Virapoullé, Nassimah Dindar, René-Paul Victoria, et aujourd'hui Michel Fontaine".
Si c'était l'objectif du président de La Réunion en confiance, il a échoué. Car, nous assistons depuis fin de l'année dernière au retour au premier plan de ces mêmes politiques. Tous auront un rôle important pour les Municipales 2014. Celui de Michel Fontaine sera sans doute le plus important puisque ses pairs reconnaissent en lui "le vrai et seul patron de la Droite". Il est vrai que son poste de président local et de secrétaire national de l'UMP, ses mandats politiques et la reconnaissance de ses pairs, lui confèrent l'autorité et la légitimité.
A l'inverse, Didier Robert n'a pas su s'imposer, faire oublier André Thien-Ah-Koon, Jean-Paul Virapoullé, Nassimah Dindar, René-Paul Victoria, et réussir la transition politique à Droite. Son "comportement" et ses stratégies ont mis peu à peu contre lui des élus de son propre camp. Une désapprobation toujours silencieuse, car la plupart compte toujours sur les subsides de la Région Réunion pour leur commune ou campagne électorale. Cette situation place les politiques de Droite dans une situation encore plus délicate, et ce à une semaine des premiers entretiens avec les candidats à l'investiture de ce qui reste aujourd'hui de l'union de la Droite.
Ce qui signifie que chaque camp a déjà son ticket. A Saint-André, Didier Robert soutiendra Serge Camatchy, Michel Fontaine, Jean-Paul Virapoullé. A Saint-Denis, le président de Région ne veut pas de René-Paul Victoria, le sénateur-maire mise sur un ticket Nassimah Dindar-René-Paul Victoria-Michel Lagourgue. Au Tampon, le président de La Réunion en confiance veut écarter André Thien-Ah-Koon, le président de l'UMP veut l'union la plus large…
C'est clair, il n'y a plus d'union de la Droite un an avant les Municipales 2014. Seule certitude, à l'issue de cette échéance électorale, la Droite aura un leader affiché et reconnu...











