sak ifé nout jordu ék nout demin

De Trotski à Annette ...ou l'itinéraire d'un enfant gâté par la République


Dans la presse
Dimanche 3 Novembre 2013

Dans une tribune daté du 31 août dernier, un certain M. Joël Périgaud, directeur de cabinet du maire de Saint Denis, m'accuse, par des moyens détournés et peu glorieux, de jeter son "patron" à la vindicte populaire. Je l'accuse à mon tour de travestir les faits et de ne décliner qu'un infertile pseudo-programme politique.


De Trotski à Annette ...ou l'itinéraire d'un enfant gâté par la République
Parallèlement, ce jour, toujours dans la presse, je remarque le courrier d'une lectrice "J. Cadet", que je salue au passage, évoquant la tenue des "assises de la pauvreté" le mardi 29 octobre, en présence de M. François Chérèque (ancien secrétaire général de la CFDT) et auxquelles étaient conviés tous les responsables politiques de l'île. Cette lectrice déplore, non sans un certain émoi et une profonde déception justifiée, l'absence de la quasi totalité de nos élus à cette réunion. Seulement quatre d'entre eux au total se seraient déplacés.

Aucun élu des villes les plus touchées en termes de chômage et de pauvreté n'aurait daigné y assister. A croire qu'à Saint Denis, il n'y a ni pauvres, ni chômeurs. Le jeu de la solidarité de parti a joué, reléguant la véritable solidarité  et le rôle des élus aux calendes grecques. Leurs intérêts politiques ne résideraient-ils pas au mieux dans l'assistanat à outrance plutôt que dans un réel développement économique et endogène de l'île. Un peu comme à Madagascar, je le réaffirme ici.

Je tiens également à rappeler à Monsieur Périgaud, que "les procès d'intention"  dirigés prétendument à l'encontre de son  patron-maire-candidat et dont il fait état, ne font pas partie de ma culture politique, profondément républicaine et démocratique. Ces derniers étant en revanche il est vrai, couramment pratiqués dans les partis d'extrême gauche, que M. Périgaud a fréquenté un temps si je ne m'abuse, avant de rejoindre le parti socialiste en métropole.

La situation économique et sociale personnelle de ce directeur de cabinet à la mairie de Saint Denis est plutôt confortable pour parler des problèmes des Réunionnais, il faut en convenir. Quelle est sa légitimité pour comprendre les difficultés économiques et sociales, que connaissent les entreprises et les salariés du privé à La Réunion et notamment à Saint Denis ? Il n'a jamais connu, ni ne sera jamais au chômage puisque fonctionnaire, muté à la Réunion dans les années 1990.

Même en cas de défaite aux prochaines municipales (et nous le pensons), ce dernier est sûr de retrouver un poste dans la fonction publique aux avantages bien connus, et qui plus est, toujours bien rémunéré. Les finances publiques ont toujours  été, pour ce cher directeur de cabinet, des puits sans fin. Cela semble continuer à l'être apparemment.  Il nous donne  même le bâton pour le battre.
    
Un simple retour en arrière dans l'actualité, donne au citoyen de la capitale réunionnaise, un aperçu de la sinistre carrière de ce "gestionnaire".  Une carrière plombée, malheureusement pour nous,  par une idéologie trotskiste, inadaptée à une économie de marché, dans laquelle nous vivons et que nous ne pouvons ignorer, doublée d'une incompétence nuisible notoire au développement de notre économie insulaire.

Il n'est besoin que de relire dans la presse, la gestion calamiteuse et les responsabilités dont il ne peut s'exonérer, dans la faillite et l'échec des deux associations du CERDASE, puis de l'ARAST, dont il était pour les deux, le directeur. Un directeur appointé aux alentours de …. euros/mois net, sans compter les avantages en nature, toujours subventionnés par les impôts des Réunionnais évidemment et notamment par la Région.  

Rémunéré plus qu'un ministre ou qu'un député en tant que directeur d'une association à but non lucratif (sauf pour lui ! …). L'on comprend aujourd'hui un peu mieux son mépris envers la présidente du Département, Nassimah Dindar. Un ressentiment démontré lors d'une pitoyable intervention de sa part, sur le "direct" d'une radio populaire locale, au cours de laquelle notre "dircab", reconnaîtra implicitement, d'une certaine manière et benoîtement, l'utilisation  de l'aide à domicile dans l'objectif de gagner des voix aux prochaines élections municipales.

Dans sa tribune, ce dernier évoque une activité économique intense qui s'exercerait sur notre cité de Saint Denis, matérialisée par les nombreux chantiers qui parsèment la ville. Force est de constater que cette activité "intense" dont il parle existe. Elle a en effet, débuté il y a ….quelques mois, voire quelques.....semaines !  

A un moment où, c'est bizarre, les campagnes électorales se déclinaient. M. Périgaud nous promet donc de l'activité pendant quelques mois, tous les six ans, et une dizaine de mois avant les échéances électorales si j'ai bien compris son raisonnement ?...C'est donc cela le contrat de mandat rempli de M. Gilbert Annette,  En mettre plein la vue pour faire prendre des vessies pour des lanternes aux citoyens de Saint Denis ?...

De même, faudrait-il cesser de  faire repeindre des cases à Sainte Clotilde, en y apposant des panonceaux "agir contre le chômage" et ce, à 6 mois des élections... Les seuls à pénétrer dans cette bâtisse rebaptisée pour l'occasion, sont les courants d'air . Et le réunionnais lé pas couillon...

Monsieur le directeur de cabinet du maire, s'extasie du fait qu'un chiffre d'affaire de 200 000 € soit généré chaque mois sur le marché de nuit, aux profit des entreprises privées que sont les forains ou exposants. Vu le nombre important de candidats qui y sont installés, une présence une fois par semaine ne peut évidemment suffire à leur assurer une subsistance, si ce n'est constituer un léger «mieux» pour payer « plus ». Notamment les taxes et impôts nationaux et locaux, qu'on leur réclament toujours et encore. Là encore, il s'agirait peut être de ne pas confondre chiffres d'affaires et bénéfices, habitué que ce monsieur est dans le public, à ne pas faire la différence. Au demeurant l'emplacement est-il gratuit pour l'exposant ? J'en doute...

Il faut donc inviter M.. Périgaud à plus de mesure, dans l'évaluation des conséquences pécuniaires et économiques d'une telle opération. Pour son information, il conviendrait qu'il sache également que lorsque nous parlons d'entreprises, il faut y inclure les auto-entrepreneurs  et toutes les autres micro-formes d'entreprises et s'il semble n'avoir aucun chiffre la-dessus, je puis lui en fournir.

Notre "garde rapproché" (cf. l'express), se dit persuadé que l'attractivité de Saint Denis se fait plus forte en raison du dynamisme nouveau de la ville. Alors là on est dans le Lyrisme chez M.. Périgaud !  L'équipe Annette et lui même,  ont été les fossoyeurs, pour des raisons électorales évidentes, du projet commercial "Pôle Océan".

Ce projet aurait créé bien plus de dynamisme en termes d'emplois et de commerces  au centre ville, que les marchés de nuit ou toutes autres manifestations .Il ose nous parler maintenant, à 5 mois des élections, d'une « impression » de dynamisme nouveau pour Saint Denis. Il nous parle d' « impression », alors que ce projet apportait de la « réalité, » tant dans la concurrence, que le pouvoir d'achat des citoyens de Saint Denis. Son bureau n'est pourtant pas si loin du centre ville, et constater de son aspect vieillot et passéiste et de ses tarifs prohibitifs n'est pas difficile. Mais là encore, l'on fait dans le politiquement correcte pour ne rien imposer, si ce n'est proposer aux commerçants de Saint Denis de voter Annette au nom du changement mais... dans la continuité.

Toujours dans l'auto-satisfaction sur le chômage à Saint Denis, se satisfaire d'un taux de croissance le moins élevé parmi les villes du nord de l'île est minimaliste. Et a dessein, celui de reprendre un taux de croissance du chômage de 25% en 2009, alors que la crise était au plus fort dans l'hexagone, mais aussi à la Réunion  relève de la malhonnêteté politique. Jouer sur des nuances, des bassins d'emplois différents, des conditions et structures différentes est démagogique. Tenter de faire dire tout et n'importe quoi aux statistiques, en citant notamment la DIECCTE est partisan.

N'en déplaise à ce Monsieur, nous lui livrons les chiffres du marché du travail de septembre 2013, fourni par le même organisme. Ce dernier précise que sur un an le nombre des chômeurs à la Réunion a augmenté de 6,3 % et Saint Denis n'y échappe pas.  Ne pas jouer pas sur la nuance entre le "taux de croissance" le moins élevé et le "taux de chômage" serait un préalable. Ce dernier a dépassé les 30% à Saint Denis et frappe plus de la moitié des jeunes Réunionnais.

"Quand le bâtiment va, tout va !" affirmait Martin Nadaud, député creusois, en 1850 à l'assemblée Nationale. Cependant les accord à minima et les mesurettes mises en places dans ce domaine par l'équipe Annette ne font que le mettre sous perfusion tout au plus, en échange et dans le cadre d'une clause sociale d'embauche des demandeurs d'emplois à hauteur de 5% des heures travaillées. Ont-ils seulement fait un prévisionnel des salariés que cela pourrait concerner ?

Le nombre est insignifiant au regard du chômage régnant dans la profession. Une demande plus forte de la commande privée pour les petites entreprises est absolument indispensable pour les artisans. Un seul regard sur la presse en générale et du côté de la préfecture, permet de comprendre que ces entreprises, pour beaucoup d'entre elles, n'ont plus les moyens de payer leur charges sociales et fiscales. Même constat pour les entreprises de transport.

Cessons de mentir aux Réunionnais, ce n'est pas la commande publique uniquement qui pourra nous tirer d'affaire, si ce n'est augmenter les impôts locaux. Car tous ces travaux seront, il faut le rappeler, facturés aux contribuables de Saint Denis prochainement. Rien n'est gratuit et la gestion des fonds publics par les collectivités locales, est à la Réunion d'une gabegie effarante, comme le souligne si justement le dernier rapport de la Cour des Comptes.

Pour terminer, ce « démineur » comme certains le qualifient, nous donne un "scoop".  100 chantiers d'insertion on été initiés pour que plus de 1500 jeunes, puissent bénéficier de préparations à des formations . Avant, on avait la « formation » avant l'emploi, aujourd'hui, on a la "préparation à la formation" pour trouver un emploi, mais toujours pas d'emplois en vue...

A l'instar des LTS (Loyers Très Sociaux), on a maintenant les LTTS (Loyers Très Très Sociaux). La question essentielle demeure. Combien de ces jeunes auront véritablement accès à un emploi tout simplement. Plus on avance et plus on recule...

Une génération perdue. Quant aux 5.000 emplois d'avenir prévus pour la Réunion, ils ne sont que cautère sur une jambe de bois. Ils n'auront qu'une incidence à la marge, ils le savent bien. En ce qui concerne les 300 emplois "d'avenir" sur lesquels cette équipe inféodée s'est engagée, pour faire plaisir à l'état major national au gouvernement, attendons de voir leur "devenir" plutôt que leur "avenir". Ils semblent au vu des hésitations d'embauche des collectivités locales, ne prédire rien de bon.

Un conseil Monsieur le "dircab", avant de "déminer la route de votre maire" , apprenez déjà à clarifier la vôtre.  Car si pour certains la parole est libre et la plume serve comme on dit, force est de constater  qu'en ce qui vous concerne,  vous n'avez même pas ce début d'autonomie et de liberté. Quant au 90% des promesses qu'auraient tenues M. Gilbert Annette, au vu de votre passé de gestionnaire, permettez-moi de mettre vos capacités comptables en doute.

Marc Lewitt



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Les commentaires

1.Posté par Saint Denis D'Abord ! le 03/11/2013 04:53
Voilà un dircab qui se fait allumer par un administré
Quid de l' ARAST , ANNETTE / PERIGAUD , un naufrage social . Qu'attend la justice ?

2.Posté par ben la koué le 04/11/2013 23:10
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