sak ifé nout jordu ék nout demin

CACHEZ CE CRIME QUE JE NE SAURAIS VOIR !


Dans la presse
Jeudi 12 Décembre 2013

A quelques jours de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, le Président du Grand Raid, Robert Chicaud, vient de publier un courrier scandaleux dans la presse réunionnaise. Il y met en cause l'existence à l'aéroport de Gillot d'une stèle commémorant la déportation des enfants de la Creuse car selon lui, placée où elle est, elle pourrait choquer les touristes et les raiders !


M. Chicaud veut une île propre sur elle, une île au passé aseptisé, une île de carte postale avec des cocotiers et de beaux paysages mais surtout rien qui rappelle les crimes du passé. Peut-être craint-il que cette stèle ne mette en péril son petit business.
Mais pire encore, M. Chicaud utilise le conditionnel et des guillemets suggérant ainsi que cette tragédie de jeunes enfants arrachés à leur famille et transplantés dans le département de la Creuse, ne serait peut-être pas ce qu'on prétend qu'elle est. Il ajoute ainsi le mépris, voire le déni de la souffrance des victimes à ses propres calculs mercantiles. Cette attitude a un nom, c'est le révisionnisme et on sait combien sont encore nombreux à La Réunion ceux qui se refusent à évoquer la cruelle réalité de ce crime contre l'Humanité que fut l'esclavage, ce "passé qui ne passe pas".....
 
A la différence de M. Chicaud, EELVR pense que les Réunionnais ont non seulement le droit de connaître leur passé mais aussi le devoir de le faire connaître à ceux, touristes ou raiders, qui viennent séjourner sur l'île.
Cette stèle est donc bien à sa place à Gillot, point de départ de la déportation des enfants de la Creuse et il serait bon qu'à l'approche du 20 décembre, les révisionnistes se fassent plus discrets.
 
 Pour EELVR

Jean-Pierre Marchau



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Les commentaires

1.Posté par Gérard Jeanneau le 12/12/2013 17:05
Cette stèle, il faut la placer en Creuse, le département des tortionnaires des enfants créoles.

Seulement les paysans creusois vont tomber des nues. Leurs propres enfants sont dans les champs dès l'âge de six ans - et ce fut mon cas dans mes Deux-Sèvres natales. Oserions-nous considérer nos propres parents comme des bourreaux et nous considérer comme des enfants qui ont été taillables et corvéables à merci ? Non, bien au contraire, nous avons appris à aimer le travail et nous avons été aux antipodes de l'éducation actuelle : faire de l'enfant un enfant-roi !

Il est possible qu'une dizaine de petits Créoles ait été victime de papas nazis. Qu'elle coure donc porter plainte contre ceux-là seulement et qu'elle nous dispense de la légende propagée par un film, déclarant tout net que toute la Creuse a été pour de jeunes Réunionnais une sorte de territoire nazi sur lequel tout le monde a su fermer les yeux et que le premier des nazis ... est Michel Debré, à l'origine de la prétendue déportation.

La stèle a quelques relents politiques ! Le PCR, en misouk, a été le chef d'orchestre ! Tout est bon pour ternir l'image de Debré et rehausser par la même occasion celle du grand Komandeur du PCR. Et notre vert Marchau se laisse volontiers déteindre en rouge !

Gérard Jeanneau, ex gardeur de vaches sous l'occupation allemande.

2.Posté par Baswa le 15/12/2013 20:11
La stèle commémorant la déportation d'enfants de La Réunion ne stigmatise pas la Creuse. Elle rappelle, qu'à un moment de notre histoire, pendant la décolonisation, pendant la guerre froide, pendant la bataille idéologique de deux blocs, de la conquête militaire de la Zone Sud de l'Océan Indien, des enfants ont été victimes d'une déportation injustifiée.
Jamais les Creusois peuvent être tenus pour responsables de cette déportation.

3.Posté par Gérard Jeanneau le 15/12/2013 23:16
Brave Baswa,

Il faut lire l'intégralité de mon article qui vise et la stèle et le film de fiction, deux œuvres pour dénoncer ce que vous appelez abusivement déportation. Inutile de nous bassiner avec la guerre froide.

Je donne le bon lien pour vous éclairer. Les témoignages des exilés sont clairement orientés vers leurs papas adoptifs creusois, dont on ne donne pas les noms ! Logique, le texte a été préparé par Sudel Fuma, historien bien engagé dans la chapelle de Vergès. Et il y a lieu de féliciter l'historien : les acteurs ont su faire vibrer la sensibilité du Conseil Général, financeur des deux œuvres. On a failli sortir les mouchoirs. C'est bien joué, je le reconnais mais, avec l'ami Sudel, c'est fatalement fumeux.

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