Séance plénière du Mardi 28 Janvier 2014
Depuis son passage aux responsabilités et compétences élargies le 1er Janvier 2013, l'Université de La Réunion connait une situation financière délicate. Le budget insuffisant attribué à l’université, l’a contrainte dès l’année dernière à effectuer des coupes dans son fonctionnement, ce sont près de 4 millions d’euros qui ont été amputés par le biais d'une DBM. Le jeudi 27 Février prochain, le Conseil d'administration de l'établissement devrait faire état d'un budget 2014 qui peine à être équilibré et qui pourrait contraindre l'université à couper davantage dans son offre de formation pour réaliser des économies.
L’université de la Réunion a de nombreuses contraintes budgétaires. Sa situation particulière en outre mer n’est pas compensée dans l’enveloppe qui lui est attribuée. En effet, le coût lié à l’insularité est de près de 3,4 millions d’euros que l’établissement assume en entier sur ses fonds propres, et la sur-rémunération des fonctionnaires entraînée par sa position géographique n’est pas intégralement assurée par l'État sur certains emplois.
La Réunion connaît un contexte social et économique particulièrement difficile, où la précarité des jeunes est supérieure à la métropole (56% de boursiers dans le département contre 35% nationalement) et le chômage des jeunes atteint un niveau de près de 60%. Le diplôme constitue plus que jamais la seule porte de sortie des jeunes face à la précarité. Les difficultés budgétaires de l’université, remettent directement en cause sa capacité à assumer son rôle d’ascenseur social. Les difficultés budgétaires ont déjà contraint l’université à supprimer les filières de sciences humaines du sud de l’île. Remettant directement en cause la possibilité pour un jeune de pouvoir avoir accès à des études et à un diplôme, cette année l’université risque d’accentuer encore ces difficultés. Les contraintes budgétaires installent une épée de damoclès au dessus de certaines formations car c’est maintenant les filières de Droit et AES qui risque d’être concentrée uniquement dans le nord de l’île. Clairement ce seront autant de jeunes qui ne pourront plus faire des études.
Le CNESER demande à ce qu’un point d’information soit fait d’urgence sur la situation des universités d’outre-mer.
Le CNESER demande également à ce que les surcoûts liés à l'insularité soient financés intégralement par l'État qui se doit d'assuré la continuité territoriale vis à vis des Outre Mer.
Le CNESER exige qu’un plan budgétaire d’urgence soit établit pour financer les formations.
L'UNEF demande désormais une réponse politique au gouvernement sur la question des surcoûts que l'Université supporte du fait de son positionnement géographique. Nous estimons qu'après cette prise de position du CNESER, la ministre de l'Enseignement Supérieur se doit de mettre un terme au scandale du non financement du surcoût insulaire, nous exigeons de sa part qu'elle réaffirme la volonté du gouvernement à assurer la continuité de La République vis à vis de la seule université française de l'Océan Indien. Par ailleurs, l'UNEF écrira de nouveau aux parlementaires du département dans les semaines qui viennent afin qu'ils fassent échos de la position du CNESER auprès de l'ensemble gouvernement dans l'optique d'obtenir les moyens nécessaires.
Stéphane MAILLOT
Depuis son passage aux responsabilités et compétences élargies le 1er Janvier 2013, l'Université de La Réunion connait une situation financière délicate. Le budget insuffisant attribué à l’université, l’a contrainte dès l’année dernière à effectuer des coupes dans son fonctionnement, ce sont près de 4 millions d’euros qui ont été amputés par le biais d'une DBM. Le jeudi 27 Février prochain, le Conseil d'administration de l'établissement devrait faire état d'un budget 2014 qui peine à être équilibré et qui pourrait contraindre l'université à couper davantage dans son offre de formation pour réaliser des économies.
L’université de la Réunion a de nombreuses contraintes budgétaires. Sa situation particulière en outre mer n’est pas compensée dans l’enveloppe qui lui est attribuée. En effet, le coût lié à l’insularité est de près de 3,4 millions d’euros que l’établissement assume en entier sur ses fonds propres, et la sur-rémunération des fonctionnaires entraînée par sa position géographique n’est pas intégralement assurée par l'État sur certains emplois.
La Réunion connaît un contexte social et économique particulièrement difficile, où la précarité des jeunes est supérieure à la métropole (56% de boursiers dans le département contre 35% nationalement) et le chômage des jeunes atteint un niveau de près de 60%. Le diplôme constitue plus que jamais la seule porte de sortie des jeunes face à la précarité. Les difficultés budgétaires de l’université, remettent directement en cause sa capacité à assumer son rôle d’ascenseur social. Les difficultés budgétaires ont déjà contraint l’université à supprimer les filières de sciences humaines du sud de l’île. Remettant directement en cause la possibilité pour un jeune de pouvoir avoir accès à des études et à un diplôme, cette année l’université risque d’accentuer encore ces difficultés. Les contraintes budgétaires installent une épée de damoclès au dessus de certaines formations car c’est maintenant les filières de Droit et AES qui risque d’être concentrée uniquement dans le nord de l’île. Clairement ce seront autant de jeunes qui ne pourront plus faire des études.
Le CNESER demande à ce qu’un point d’information soit fait d’urgence sur la situation des universités d’outre-mer.
Le CNESER demande également à ce que les surcoûts liés à l'insularité soient financés intégralement par l'État qui se doit d'assuré la continuité territoriale vis à vis des Outre Mer.
Le CNESER exige qu’un plan budgétaire d’urgence soit établit pour financer les formations.
L'UNEF demande désormais une réponse politique au gouvernement sur la question des surcoûts que l'Université supporte du fait de son positionnement géographique. Nous estimons qu'après cette prise de position du CNESER, la ministre de l'Enseignement Supérieur se doit de mettre un terme au scandale du non financement du surcoût insulaire, nous exigeons de sa part qu'elle réaffirme la volonté du gouvernement à assurer la continuité de La République vis à vis de la seule université française de l'Océan Indien. Par ailleurs, l'UNEF écrira de nouveau aux parlementaires du département dans les semaines qui viennent afin qu'ils fassent échos de la position du CNESER auprès de l'ensemble gouvernement dans l'optique d'obtenir les moyens nécessaires.
Stéphane MAILLOT












