sak ifé nout jordu ék nout demin

Arast : 'Il serait peut-être temps que chacun reconnaisse sa part de responsabilité"


Dans la presse
Mercredi 4 Janvier 2012

Avec les fêtes de fin d’année, chacun a pensé plutôt aux réjouissances. Ce qui fait que l’action menée autour de l’ARAST a provoqué une émotion très particulière. Mais même si le dossier bouge depuis ces tous derniers jours, il n’y a pas beaucoup de gens qui voient comment la situation va se dénouer en entier.


Arast : 'Il serait peut-être temps que chacun reconnaisse sa part de responsabilité"
Le dossier est complexe, car certains ex salariés ont été embauchés (il paraît que Korbey d’or en a recruté pas mal). D’autres sont indemnisés par les AGS, comme l’a voulu le tribunal de Saint-Denis. D’autres devraient percevoir des indemnités par le Département, comme l’a ordonné le tribunal de Saint-Pierre.

Quand on est de l’extérieur, on ne comprend pas toujours comment des personnes travaillant dans la même association n’ont pas toutes droit au même traitement. Mais ce n’est pas ce qui est le plus agaçant. Je comprends l’énervement total des salariées qui se trouvent coincée entre le département et les AGS, ces deux se renvoyant la balle.

Mais, comme je l’ai lu dans les nombreux courriers de lecteurs, il y a quand même des zones d’ombre et beaucoup de prises de positions incroyables.
Pourquoi le département et la droite sociale ne reçoivent pas les salariées ?

C’est le Département qui s’occupe du social, et sa présidente a son mouvement qui est aussi social. Du point de vue social, le Département aurait dû recevoir les salariées. Mais, il ne les reçoit pas avant le 15 janvier.  C’est peut-être que pour le Département, la question n’est pas sociale. Là, c’est grave.

Car ce que demandent ces femmes, c’est d’être considérées, comme des êtres humains et des salariées privées d’emploi. Alors est-ce que le Département voit la question du point de vue uniquement financier ? Ce serait lamentable. Même si le Département n’a pas reçu du gouvernement toutes les dotations qui auraient dû être versées.

Le Département estime-t-il que c’est un problème politique. C’est peut-être politique car les salariées campent devant le Conseil général mais pas devant les AGS. Et ce n’est pas la première fois que c’est le Conseil général qui est pris pour cible, plus que les AGS, et c’est chaque fois avant des élections. Est-ce que c’est vraiment une coïncidence ?

C’est peut être politique parce que la Région s’en est mêlée, même si elle ne s’occupe pas de social ; Valérie Bénard est bien une ex-salariée, aujourd’hui vice-présidente de la Région, mais est-elle venue voir ses ex-collègues, par solidarité féminine ou professionnelle ? Le soutien de la Région n’est pas sincère, c’est honteux de récupérer la détresse de ces personnes. Mais il n’y a pas que la Région qui se lance dans ce genre de truc. Un syndicat aussi.

Si la loi préserve les droits des salariés responsables syndicaux, ce n’est pas le cas pour tous les autres salariés. Qu’un syndicat défende les intérêts des salariés ou des ex-salariés, c’est tout à fait normal, c’est son rôle ; il les défend vis-à-vis d’un patron ou d’un ex patron, et bien pour le versement des indemnités.

Alors je ne comprends plus rien quand ce syndicaliste répète tout le temps que ce qu’attendent les ex-salariées, outre ce rendez-vous avec le Département, c’est le rendu du jugement. Mais ce n’est pas le Département qui rend le jugement, c’est bien la justice.

Si le point principal, c’est d’avoir ce jugement et que cela traîne, pourquoi le syndicat a-t-il décidé de rester devant le Département ? il serait peut être temps que chacun reconnaisse sa part de responsabilité, le Département comme les AGS, la justice comme ce syndicat.


Kalidja Patel

Kalidja Patel



      Partager Partager

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 14 Avril 2016 - 07:43 ​DROIT DE RÉPONSE

Mardi 3 Février 2015 - 19:14 La première d'après qui ?