sak ifé nout jordu ék nout demin

Après les ouvriers Portugais, les patrons Anglais ?


Courrier des Lecteurs
Lundi 21 Mai 2012


Après un voyage à Bangkok, il me restait une poignée de baths thaïlandais que je voulais changer en euros. Il y a quelques mois, j'ai appris par la presse l'ouverture d'un bureau de change au Port. Mais arrivé là-bas, j'étais un peu déçu.

Le bureau en question se trouve en sous-douane donc inaccessible au public. Puis ils ne sont ouverts qu'à l'arrivée des paquebots. J'ai réussi à obtenir les coordonnées du responsable du bureau à qui j'explique que je voulais changer des devises. Puis j'ai demandé s'il n'était pas à l'aéroport comme il a été annoncé à la télé.

L'homme que j'ai eu au bout du fil était plutôt embarrassé pour m'expliquer que c'est en ville de Saint-Denis que sa société va s'installer et non à l'aéroport. Son projet d'installation n'a pas été retenu lors d'un marché public lancé par la nouvelle société qui gère l'aéroport. Cette dernière a choisi une société métropolitaine d'origine londonienne.

Le petit Réunionnais qu'il est, reste sur le carreau. Pour le moment, il n'a plus de travail car la saison des croisières est terminée au Port.  Après les ouvriers portugais à la Plaine-des-Cafres et le « goyave de France à l'Agorah "(souvenez-vous en), à l'aéroport c'est la « patate d'Angleterre".

Réunionnais et fier de l'être, je préfère garder mes baths plutôt que de les voir partir à Paris puis à Londres, remplir les caisses d'une multinationale.


Gilbert Lauret du Tampon



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