La présence inédite de cet art musical réunionnais au Festival Let’s Dance 2018 fait vivre notre patrimoine. Le Maloya s’exporte.
Et nos jeunes continuent à transmettre cette musique réunionnaise qui a écrit une des pages de nos 353 années d’Histoire »



Aline Murin Hoarau


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Mercredi 25 Avril 2018

La rencontre entre l’âme et la magie
Détour dans les coulisses de la vibration artistique de Kénaelle.


Cette jeune artiste Réunionnaise située aux confluents des cultures du Monde qui n’a de chance d’exister qu’à l’île de La Réunion.
 
La magie dégagée sur scène, livrée au public est le résultat d’un travail sans faux semblants.
Promenade dans ce backstage où se mêlent technique et poésie, là est le terreau fertile qui offre à Kénaelle l’énergie nécessaire pour plonger son public dans un rêve revitalisant…

Son studio familial.

L’espace d’entraînement pour prodiguer ce message culturel si propre à Kénaelle, fille des cultures du Monde sur notre terre réunionnaise.

Aline Murin Hoarau


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Le Réunionnais responsable aime son pays et est respectueux de son patrimoine naturel.
Dans son ensemble la communauté réunionnaise a été outrée par le comportement de certains dans cette affaire des paillotes de l'Ermitage.


La présence nombreuse venue participer à l’action des Réunionnais en Colère sur la plage de l’Ermitage a démontré l’intérêt que nous portons à notre patrimoine. Et cela a été aussi l’occasion d’exprimer le ras le bol de cette occupation irrégulière, sauvage du littoral.
La loi est écrite pour tous et elle doit aussi être respectée par tous.
Je salue l'implication des personnes courageuses qui se sont engagées pour défendre leur pays.
Et je ne peux être ailleurs qu’à vos côtés.

Je salue le courage intelligent de Karl Bellon et de son collectif qui a su donner l’alerte et mener un combat gagnant, là où d’autres avant ont dû baisser les bras.
Cette victoire contre le pillage de nos ressources est un grand pas pour l’avenir.
Le camp de la défaite, d’en face, tente de détourner l’attention en organisant une vaste campagne de dénigrement contre notre culture, contre notre peuple en qualifiant les Réunionnais d’être racistes ?

Le racisme comme l’occupation illégale de notre territoire à l’Ermitage sont condamnables.
La plage, ce lieu de rencontres familiales où le pique-nique reste une communion réunionnaise est devenue cet espace de contestations où la colère gronde, où la lang i détak pour dénoncer la présence de ceux qui pillent depuis des lustres les richesses réunionnaises.
Quand le Réunionnais se réveille et fait courageusement face aux véritables problèmes…
Il est citoyen de la République.
Mais notre histoire, nous a très souvent rappelé que la résistance a été muselée.
La technique mainte fois usitée pour monter un groupe contre un autre est connue, tellement connue que les fils semblent usés et pourris.

Le Réunionnais n'a plus peur du tangaz.

Les Réunionnais ont exprimé leur ras le bol et leur mal être contre ceux qui exploitent illégalement ce littoral et le dégrade un peu plus tous les jours.
Nous voulons conserver et transmettre une certaine qualité de vie qui fait tant d’envieux…
Pour cela, nous ne pouvons laisser quiconque détruire ce joyau. Les raisons qu’ils invoquent ne seront jamais valables comparés aux destructions engendrées par leur existence sur ce lieu.
Ne nous égarons pas dans le chant des sirènes qui tentent de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas dans notre grande majorité.

Le véritable problème est l’expulsion de «ces occupants actuels» qui semble-t’il ne connaissent pas nos valeurs réunionnaises.
L'action et l'expression collective qui consistent à dénoncer des faits qui portent atteinte au bien être de notre communauté humaine sont des faits citoyens que tous les responsables doivent saluer.

Aline MURIN
citoyenne engagée

Aline Murin Hoarau


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Mardi 27 Février 2018

En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes …


Je rêve qu'aucune journée ne nous soit dédiée.

En effet, cela signifierait, que les inégalités liées au genre seraient abolies, que les violences conjugales seraient absentes des relations de couple, que les viols, les mariages arrangés, l'excision, le harcèlement sexuel et autre pratiques avilissantes n'auraient plus cours…

Je rêve donc que cette journée ne reste plus qu'un fait historique et que nous puissions un jour ne plus en avoir besoin, ne plus à revendiquer le droit d'être nous, Femmes.

 

En attendant, puisque nous célébrons encore cette journée internationale des femmes,

permettez moi de poser mon regard sur quelques unes d'entre elles dont j'ai croisé la route et qui ont, d'une façon ou d'une autre, éclairé ma vie.
 

Leurs portraits en témoignent.

 

Femme, fille, épouse, concubine, compagne, mère, femme au foyer, femme sans activité, femme au travail : employée, patronne ou libérale, artiste ou artisane… autant d'identités dans lesquelles nous nous laissons souvent enfermées et dans lesquelles parfois nous nous perdons.

 

Permettez moi aussi de profiter de l'occasion pour remercier ma mère, engagée socialement, qui reste un modèle pour moi, fanm dobout, toujours droite et honnête qui a certainement guidé, sans le savoir ni le vouloir, mon obstination à être utile dans la société par le choix du métier d'enseignante d'une part et par mon envie d'entrer en politique pour faire bouger les lignes d'autre part.

 

J'aimerais aussi avoir une petite pensée pour mes deux filles, Adèle et Emma futures femmes pour qui j'espère le combat pour l'égalité sera moins dur.

 

Je pense aussi à une autre femme, ma collègue de la Région Réunion, récemment disparue.

Affichant très souvent un large sourire, luttant pied à pied contre l'illetrisme, elle a perdu son combat contre le cancer.

Son courage fait écho à celui de nombreuses femmes qui colorent de rose la vie pour lutter contre la mort.

 

Fanm dobout, sa minm minm.

Fanm èk bonom, san bonom, èk zanfan, san zanfan, souvandéfwa zarboutan, très souvent dans le don de soi jusqu'à s'oublier, dans la culpabilité de ne pas arriver à tout concilier, dans l'écartèlement entre vie privée et vie professionnelle, très souvent courant après le temps.

 

Je rêve que nous, femmes, nous puissions avoir le droit à la non perfection, à la paresse, à être nous mêmes sans fard, égales aux hommes à qui nous n'avons rien à envier, que nous puissions un jour avoir la sensation de ne rien sacrifier ni ambition

professionnelle, ni vie de famille, ni bonheur conjugal.

Que tous nos rôles puissent s'imbriquer au quotidien sans avoir à en payer un prix plus élevé simplement parce ce que nous sommes des femmes.


Et si nous restions tout simplement nous mêmes, femmes aux multiples possibles, femmes et fières de l'être tout au long de notre vie ?

Il nous faut, en ces temps où des relents de sexisme semblent revenir en boomerang, continuer à lutter pour que nos droits ne se rétrécissent pas et que les combats menés et gagnés naguère ne tombent pas aux oubliettes et pour gagner d'autres batailles encore…

 

Fanm dobout, alon done la min pou fé antann nout kozman

 


Aline Murin Hoarau


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Vendredi 19 Janvier 2018

Le Maloya hier tiré de la nuit réunionnaise, aujourd’hui reconnu jusqu’à l’Unesco… a engendré le Séga, qui aujourd’hui est en passe de retrouver ses lettres de noblesses.


Hier, l’histoire nous le rappelle souvent. Il a été mis en opposition le séga et le maloya pour des besoins de pouvoir.

Il est alors venu le temps de la réconciliation.

Il s’agit de faire la paix avec soi-même avec notre histoire

Le Réunionnais doit faire la paix avec lui même.

C’est sûr que ce n’est pas une chose facile. Comment faire la paix avec moi-même ?

C’est le chemin d’une nouvelle respiration à l’air libre, un pas de plus vers cette émancipation voulue.

Alors il faut tenter de comprendre. Comment cette musique est arrivée jusqu’à nous et pourquoi...Et que transporte t-elle de si important pour avoir réussi à traverser notre temps.

Beaucoup de questions avec lesquelles nous devrons encore nous familiariser.

Dans une société de plantation ou le rapport à l’écrit était toujours à l’avantage des possédants, il a fallu trouver des codes pour transmettre hors de l’écrit nos fonnkér et nos zistoir.

Le Séga, comme le Maloya, ont été les pages du grand livre de notre vraie histoire, celles de l’histoire de notre peuple.

Le Séga est né des rythmes du maloya.
Les jouars trop bridés pendant les premières figures du quadrille, se lâchent lors de la dernière, la 5e figure…
Les déhanchés et les jeux de corps se rapprochent plus en plus, de ce qui se joue pendant les maloya.

Une certaine bourgeoisie et l’église de cette époque s’en offusquent.

Mais rien n’arrêtera ce mouvement musical tout en colportant les histoires de Nénér et de Zézér.

De nouvelles pistes seront explorées avec des tentatives de mixage avec d’autres musiques venues d’ailleurs.

Aujourd’hui c’est tournant important dans la culture réunionnaise, l’acceptation du Séga et du Maloya ensemble mais non plus en opposition.

Alors une stratégie de reconnaissance et de diffusion peut se mettre en place dès le plus jeune âge pour nos enfants.

Sans honte et avec fierté le Séga et le Maloya main dans la main s’activent à construire La Réunion de demain.

Comme Wilhyam Zitte qui a su développer l’image du noir autour du Maloya…
nous avons Henri Castelnau qui s’est attaqué à une imagerie autour du Séga.
Nous pouvons être fiers d’avoir des artistes de cette envergure dans notre monde réunionnais. Ils sont les fers de lances d’une nouvelle génération qui n’aura plus peur ni du tangage ni du « movélér ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Aline Murin Hoarau


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Samedi 6 Janvier 2018

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2018.


Bonne année 2018
Mon engagement citoyen à vos côtés est toujours déterminé et constructif.
J'encourage pleinement et accompagne les projets du monde associatif dans leur travail de proximité en direction des familles de Sainte-Suzanne.

Sainte-Suzanne est notre commune aux multiples facettes culturelles.
Elle doit continuer à être innovante sur la plan historique et culturel et du développement  durable.

Le Centre Culturel de Quartier- Français aura vocation à devenir le repère de notre identité.
 

Aline Murin Hoarau


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Mercredi 20 Décembre 2017

Il est important chaque année, de se souvenir, de se recueillir, d’avoir une pensée forte pour celles et ceux qui ont été déracinés de leur terre natale et qui malgré eux, ont formé notre Peuple.


BON FETKAF.
La Réunion, c’est l’histoire d’un peuple engendré au prix de lourds sacrifices humains.
Des sacrifices générés par les différentes politiques économiques qui ont connu son apogée de l’horreur avec la mise en place d’un système esclavagiste.
Oui, sur cette terre, là, ici même, l’homme pouvait posséder un autre homme qu’il pouvait faire travailler comme bon lui semblait !
 
En 1848, ce système est à bout de souffle, un autre système se met en place.
Pour ceux qui étaient esclaves, ils se retrouvent citoyens…

C’est la fin de l’esclavage avec son lot de cris, de pleurs, de souffrances, de ceux qui à un moment de leur vécu, en rupture avec l’ordre social, ont connu l’enfermement.
Commémorer ce 169e anniversaire de l'abolition de l'esclavage, qu'on appelle aussi la FÉT KAF, c 'est assumer ensemble notre responsabilité collective pour préserver la Mémoire et ne plus avoir peur de notre sang qui est en partie constitué du sang de ceux qui sont venus ici contre leur gré.

Parler de FÉTKAF, de liberté, d’abolition de l'esclavage, du 20 décembre, c'est faire avancer le Réunionnais dans l'acception de son histoire, son émancipation.
Assumons aussi ce passé pour voir dans le miroir que nous sommes ces zanfan batar, - aujourd’hui on préfère le mot « métissés » plus politiquement correct- issus du Blanc, du bourreau, du Noir, des frères traitres… que nous sommes et formons une identité plurielle et si singulière.

L’heure n’est plus à la culpabilisation, à la division à l’instrumentalisation de notre histoire. 
A notre génération de démêler le vrai du faux, pour faire jaillir la vérité, cette vérité qui propose la paix des mémoires et nous permet d’avancer toujours un peu plus dans l’émancipation humaine. 

 

A notre génération aussi de rassembler le Séga et le Maloya, comme nous l'avons fait.

Ces deux musiques opposées dans un passé récent, ces deux musiques qui ont écrit nos Fonnkér et bon nombre de pages du livre de nos 353 ans d'histoire se retrouvent main dans la main.

Il est temps d'avancer vers cette réconciliation d’avec nous mêmes.


Aline Murin Hoarau


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Vendredi 15 Décembre 2017

Le Maloya hier tiré de la nuit réunionnaise, aujourd’hui reconnu jusqu’à l’Unesco… a engendré le Séga, qui aujourd’hui est en passe de retrouver ses lettres de noblesses.


Hier, l’histoire nous le rappelle souvent.
Il a été mis en opposition le Séga et le Maloya pour des besoins de pouvoir.


Il est alors venu le temps de la réconciliation.

Il s’agit de faire la paix avec soi-même… avec notre histoire

Le Réunionnais doit faire la paix avec lui même.

C’est sûr que ce n’est pas une chose facile… Comment faire la paix avec moi-même ?

C’est le chemin d’une nouvelle respiration à l’air libre… un pas de plus vers cette émancipation voulue.

Alors il faut tenter de comprendre… Comment cette musique est arrivée jusqu’à nous et pourquoi…
et que transporte t-elle de si important pour avoir réussi à traverser notre temps…

Beaucoup de questions avec lesquelles nous devrons encore nous familiariser…

Dans une société de plantation ou le rapport à l’écrit était toujours à l’avantage des possédants, il a fallu trouver des codes pour transmettre hors de l’écrit nos fonnkér et nos zistoir

Le Séga, comme le Maloya, ont été les pages du grand livre de notre vraie histoire, celles de l’histoire de notre peuple.

Le Séga est né des rythmes du Maloya.
Les jouars trop bridés pendant les premières figures du quadrille, se lâchent lors de la dernière, la 5e figure…
Les déhanchés et les jeux de corps se rapprochent plus en plus, de ce qui se joue pendant les maloya.

Une certaine bourgeoisie et l’église de cette époque s’en offusquent…

Mais rien n’arrêtera ce mouvement musical tout en colportant les histoires de Nénér et de Zézér…

De nouvelles pistes seront explorées avec des tentatives de mixage avec d’autres musiques venues d’ailleurs…

Aujourd’hui c’est tournant important dans la culture réunionnaise, l’acceptation du Séga et du Maloya ensemble mais non plus en opposition.

Alors une stratégie de reconnaissance et de diffusion peut se mettre en place dès le plus jeune âge pour nos enfants.

Sans honte et avec fierté le Séga et le Maloya main dans la main s’activent à construire La Réunion de demain.

Comme Wilhyam Zitte qui a su développer l’image du noir autour du Maloya…
Nous avons Henri Castelnau qui s’est attaqué à une imagerie autour du Séga.

Nous pouvons être fiers d’avoir des artistes de cette envergure dans notre monde réunionnais. Ils sont les fers de lances d’une nouvelle génération qui n’aura plus peur ni du tangage ni du « movélér ».

 


Aline Murin Hoarau


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Vendredi 15 Décembre 2017

C'est la fête de la libération des esclaves qui étaient tous noirs ou presque.
C’est la FETKAF, la fête des Réunionnais.
De tous temps les pouvoirs successifs ont tenté de récupérer la libération des esclaves, qui rappelons-le s’est produit parce que ce système esclavagiste était arrivé à bout de souffle et n'était plus rentable.


Ce terme de FÉTKAF ne doit plus être utilisé pour nous diviser.

Nous sommes une île, une terre métissée qui a accueilli plusieurs peuples venant de différents continents.

En 2017 parler de FÉTKAF, de liberté, d’abolition de l'esclavage, du 20 décembre, c'est faire avancer le Réunionnais dans l'acception de son histoire.

Assumons aussi ce passé pour voir dans le miroir que nous sommes ces zanfan batar ( métissés)  issus du blanc, du bourreau, du Noir, des frères traitres… que nous sommes et formons une identité plurielle.

Nous sommes le fruit de ces unions des contraires et portons en nous le sang de l’esclave et du maitre.
 
L’heure n’est plus à la culpabilisation, à la division à l'utilisation de notre histoire. 

A notre génération de démêler le vrai du faux, pour faire jaillir la vérité, cette vérité qui propose la paix des mémoires et nous permet d’avancer toujours un peu plus dans l’émancipation humaine. 

 

 

 


Aline Murin Hoarau


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Une rencontre riche avec ce Réunionnais, Bruno Maillard, docteur en histoire et civilisation à l'Université de Paris et affilié au centre de recherches de La Réunion.


La prison Juliette Dodu, un patrimoine vivant du peuple réunionnais

Bruno Maillard éclaire ce passé rempli encore de nombreuses zones d'ombres par ces nombreuses recherches.
 

" Périssent les institutions qui veulent écraser le patrimoine de notre peuple."
 

Tels sont les mots usités par l'historien lors d'une conférence sur la prison de Juliette Dodu.
Bruno Maillard aux cotés de nombreux chercheurs et associations continuent le combat de Sudel Fuma pour que le patrimoine réunionnais soit transmis aux générations.
 

Je rejoins avec raison ce combat pour que ce haut lieu patrimonial parmi les autres qui ont fait notre histoire reste vivant.

Détruire ce bâtiment, c'est détruire la culture réunionnaise.

"Maroner" c'est s'approprier sa liberté et surtout faire vivre librement la mémoire qui arrose les racines de nos libertés, de notre culture.

Cette geôle, "ce bloc des noirs" a enfermé des esclaves, des marons, ces héros, et détenus qui ont osé résister contre le régime esclavagiste.
Cette prison doit être un patrimoine, un mémorial.
La prison de Juliette Dodu, ce domaine du patrimoine réunionnais.


Aline Murin Hoarau


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10 mai 2014
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