sak ifé nout jordu ék nout demin

Aline MURIN HOARAU : ​La place de la femme dans la construction de la société réunionnaise


Politique
Samedi 5 Mars 2016

La femme a eu une importance capitale dans le développement de notre territoire, La Réunion.
La culture réunionnaise est empreinte de nos actions quotidiennes…


Aline MURIN HOARAU - mars 2016 - La réussite au féminin
Aline MURIN HOARAU - mars 2016 - La réussite au féminin
Au début de notre peuplement, les femmes étaient très peu nombreuses.
Ce qui est rare est cher… Imaginez notre pouvoir.
Certains hommes ont du attendre plusieurs années pour se mettre en couple et construire une famille… 

Tout au long de notre histoire, ce qu’aujourd'hui, nous qualifions de métisses, a été appelé zanfan batar…
On parlait alors et encore aujourd’hui, de batar chinois, kaf malbar

Notre population est le résultat de la rencontre de femmes et d'hommes d'horizons et d’intérêts divers mais complémentaires !

Complémentaire pour la survie de notre ensemble Réunionnais
Il a 300 ans, très peu ont choisi librement de s'installer à Bourbon… 

Et les exemples sont nombreux dans les écrits qui nous sont parvenus.

L’occasion ici et aujourd’hui, de saluer la mémoire de nos grand-mères, celles qui ont donné naissance au peuple Réunionnais :

Françoise Chatelain arrivée 1676 aura 10 enfants et 4 maris.

Monique Pereira, vient d'Inde en 1678 pour épouser Louis Caron qui attendait une femme depuis plus de sept ans, résultat 12 enfants !

Louise Siarane,  de Madagascar, survivante d'un massacre à Fort Dauphin, elle arrive dans l'île et aura 10 enfants.

Magdeleine arrive d'Afrique de l'Est en 1726, esclave elle aura une fille avec son maître Henry Lebreton, Marceline sera affranchie…

Ou encore cette jeune veuve de la campagne indienne qui décide de faire la grande traversée pour échapper au malheureux sort réservé à sa condition
ect...

Tous, hommes et femmes emmènent dans leur poche des graines et dans leur tête leurs usages et coutumes, signe d'attachement à leur pays qu'ils abandonnent.

Ils deviennent par la force des choses Réunionnais.

Nous sommes donc un peuple issu d'une histoire courte, (350 ans) mais riche des nombreuses et différentes provenances. 

Chacun d’entre nous est le dépositaire d'une part de quelque chose qui vient d'ailleurs…
Malbar y marche dan feu
Chinois fé pet pétard
zarab i sa la mosquée
kaf y fé roule maloya
yab i aime la terre…

Ce qui fait que chacun d'entre nous vit encore dans son îlet…
Le concept de « l’ilétisme » est propre à notre histoire, il faudra bien un jour regarder les fils qui tissent ce concept qui sous-tend notre réunionnité…

Ce qui ne nous empêche pas de faire des choses ensemble…
et d'accueillir les nouveaux arrivants…

Nous vivons avec toutes ces forces…
Toutes ces forces sont le moteur de notre dynamisme sur lequel peut se greffer des envies ou des besoins économiques… 

Voilà le fondement de la culture réunionnaise.  

C’est bien là, qu’un travail de valorisation de la place de la femme Réunionnaise doit être mené, 
pour que notre vivre ensemble reste possible.

Cette valorisation doit être le centre de nos débats.

Le savoir vivre ensemble Réunionnais doit rester la voie d'avenir, celle qui nous a permis d’être là aujourd’hui…

Femmes et Hommes solidaires dans le devenir de notre monde de l’Océan Indien.

La réussite au féminin s'inscrit dans cette Réunion qui positive.
 

Aline MURIN HOARAU



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