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AJFER : "Priorité à l'embauche des Réunionnais"


Politique
Mardi 14 Mai 2013


AJFER : "Priorité à l'embauche des Réunionnais"
"Chaque jour suffit sa peine et pourtant, à La Réunion, cela fait des décennies que cela dure. Chaque jour, on voit des Réunionnais se mobiliser pour sauver leurs emplois ou pour avoir un emploi.

Jusqu’à quand est-ce que l’on va laisser notre peuple dans la pauvreté et le chômage, alors que de l’emploi existe dans notre île mais échappe aux personnes de La Réunion. Que faut-il aux responsables politiques et économiques pour comprendre que la situation n’attend plus et impose des mesures concrètes et urgentes pour la Priorité à l’embauche des Réunionnais.

Le gouvernement vient de missionner le député Patrick Lebreton afin de mener une étude sur la régionalisation de l’emploi dans les secteurs public et privé. Cette initiative est à saluer mais elle ne pourra suffire à elle-même.

La question de l'emploi à La Réunion dépasse nos différences, les clivages politiques et appelle au rassemblement pour peser tous ensemble sur les décisions à venir.

Ensemble, nous pouvons le faire, c'est pour cette raison que nous appelons au rassemblement pour la Priorité à l’embauche des Réunionnais, le lundi 20 Mai 2013 à 10h00 devant la préfecture à Saint-Denis.

Notre avenir est commun. Toutes et tous, avec nos avis, nos expériences, nous pouvons et devons agir. Ce n’est plus le moment de faiblir, mais de s’unir pour que les choses changent réellement. Nou lé kapab pou nout péi !"    
     

Nou Lé Kapab



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Les commentaires

1.Posté par Baswa le 14/05/2013 14:03
Au delà des rapports coloniaux responsables de la présence de réseaux lesquels pratiquent la préférence métropolitaine, la résignation de Réunionnais, (les autres sont des nantis ou aliénés). Il reste ceux qui ont véritablement pris conscience de leur condition de colonisé, qui s'organisent et luttent.
Constater, l'écrire et le dire, ce n'est pas désigner un bouc émissaire comme le prétendent certains, mais de fonctionner de la même manière que le fait ou ferait n'importe quelle Région de l'hexagone.
Pour décoloniser, il importe d'y associer le colonisé ainsi que le colonialiste, surtout lui briser les chaînes de son cerveau, en considérant que le créole n'est pas moins ni plus que lui.
Est-ce suffisant ? Surement pas. Il y a la situation économique et sociale dont les profits ne servent qu'une minorité. Elle sert aussi les intérêts et les privilèges de la plupart des élus, des personnes qui gravitent autour des collectivités et de leurs satellites à vocations multiples et SEM. Si ce système a installé ces élus, de fonctionnaires de Catégorie A de ces collectivités, des importateurs, dans ce confort, pourquoi voudraient-ils le changer ?
Au contraire, ils souhaiteraient obtenir plus de pouvoirs, brasser plus les dotations, alors que la décentralisation leur en octroie largement.
Face à une jeunesse mécontente, mieux informée, mobilisée, la classe politique panique.
Alors, il faut désigner un responsable: "C'est l'Etat Français ou Parisien", lequel se substituerait à la gouvernance de nos roitelets locaux, même si Paris se satisfait de cette économie, rentable pour les sociétés d'importation.
Puis, pour renforcer leur règne, juguler la population, fabriquer des lois pour échapper à la justice républicaine, ils revendiquent l'autonomie, tous partis confondus.
Avant de satisfaire leur machination sur les institutions, la population et sa jeunesse doivent impérativement exiger le démantèlement des réseaux métropolitains, qu'ils soient du secteur public ou privé.
Le privé n'est pas exempt des mesures à embaucher de la main d'œuvre locale. Notamment celles bénéficiant de marchés provenant des dotations européennes, nationales ou des collectivités.
Renoncer à la politique de déportation organisée par les oligarques, vidant notre île de la plupart de nos forces vives.
Exiger des élus le renoncement à l'exode de nos compatriotes si ces départs massifs, ne sont pas des CDD, voire CDI, ou à des formations correspondant à la demande réunionnaise afin d'assurer un retour éventuel.
Obliger les élus à sortir de ce schéma économique et utiliser les outils que nous offre l'Europe en faveur des Régions Ultra Périphérique, (RUP), pour le développement. Ils rejettent ces dispositions parce qu'elles remettent en cause la gouvernance actuelle.
Sans cela, l'AJFER et son slogan: "Priorité à l'embauche des Réunionnais", pourrait laisser penser qu'elle est récupérée par un mouvement politique et occulter la responsabilité de nos représentants.

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