sak ifé nout jordu ék nout demin

Une magistrature qui fait le mur...


Dans la presse
Samedi 27 Avril 2013

Cela prêterait à rire si ce n'était pas aussi dramatique...Ainsi donc les magistrats seraient des gens ordinaires comme les autres. Et donc forcément similaires à ceux qu'ils condamnent parfois. Cette idée déboulonne sérieusement le postulat selon lequel ils seraient plus sages. Et à mon tour, je prends peur. A vrai dire aujourd'hui, être jugé par ce genre de personnage ne me dit plus rien qui vaille.


Une magistrature qui fait le mur...
Il faut prendre la pleine mesure de cette affaire du "mur des cons". Véritable onde de choc qui vient frapper aux porte de l'institution "Justice", juste après l'affaire Cahuzac et l'immoralité en politique. Le pouvoir socialiste semble presque habitué à ces scandales institutionnels à répétition, pourvu que l'on ne parle pas de la situation de notre économie nationale.

Une économie sinistrée, qui sombre inexorablement vers le chaos. Simultanément, l'annonce des chiffres catastrophiques du chômage, dévoilés par le pôle emploi, via l'écho de Najat Belkacem, se font ainsi moins audibles et donc plus discrets.

Mais revenons en à notre sujet central qui est une remise en cause évidente d'un des principes fondamentaux de la justice : l'impartialité. Comment une telle immaturité peut-elle exister parmi des magistrats ?...Comment de surcroît, le gouvernement peut-il gérer une affaire de la sorte. Aurait-on d'un côté, une garde des sceaux, protectrice et hésitante à prendre les mesures strictes qui s'imposent à l'encontre des magistrats syndiqués fautifs, et de l'autre, un ministre de l'intérieur qui affirme ne pas hésiter à vouloir sanctionner et punir tout policier qui commettrait une faute déontologique.

Pourquoi une telle mansuétude envers les magistrats du Syndicat de la Magistrature et pourquoi une telle sévérité avec l'institution policière ?..Tout simplement en raison des accointances politiques. Nul besoin d'aller chercher ailleurs, il faut parfois appeler les choses par leur nom. La gauche a toujours eu des problèmes pour assumer le sécuritaire. Ils privilégient la protection des magistrats du SM qui répugnent tout comme eux, à sanctionner, faisant par là même, la part belle aux délinquants.

C'est une magistrature plus politique que judiciaire, qui considère que c'est la société et non le délinquant qui est responsable de ses actes. D'où l'oubli parfois rapide des victimes, qui ne sont pas leur préoccupation principale dans un procès pénal.

Syndicat rassemblant 1/3 des magistrats, le Syndicat de la Magistrature (SM) vomit tout ceux qui ne pensent pas comme lui. Les autres magistrats et les autres syndicats dont l'USM y compris. La messe est dite. Ils ont totalement perdu de vue l'impartialité de la mission qui leur a été confiée par la République. Celle de faire respecter des Lois de la République et de sanctionner en cas de non respect de la norme.

Comment croire aujourd'hui en une justice sereine et juste, rendue par des juges vraiment indépendants politiquement ? Leurs décisions vont inévitablement apparaître dorénavant, comme douteuses, empreintes d'idéologie et de sectarisme. A trop vouloir faire de la politique, ils en ont oublié leur fonction.

Et madame Taubira, Garde des sceaux, de dire à l'Assemblée nationale, que les épinglés du "mur des cons" sont fondés à déposer plainte. Qu'aucune entrave ne sera faite aux procédures initiées. Merci Madame la ministre de votre accord, pour pouvoir faire valoir ses droits et respecter à minima l'indépendance de la justice en la laissant faire enfin son vrai travail !...

L'indépendance absolue de la justice en France ?... Faut-il être sot pour y croire et oublier qu'un homme, même magistrat, reste un homme et donc perfectible. Décide-t-on de devenir magistrat parce que l'on décrète un jour être un sage ?... Cela n'a aucun sens. Notre justice nationale reste poreuse, perfectible. Elle s'achète et se négocie aussi parfois (arbitrage Tapie/ CL).

Le dire n'est pas une hérésie. A l'instar des politiques qu'ils haïssent, dont ils dépendent, in fine, pour leur budget notamment et pour leur avancement quoiqu'on en dise, les magistrats sont dans leur petit monde. Ils souffrent assurément en leur âme et conscience, de n'être qu'une autorité et non un pouvoir. C'est sans compter sur la légitimité du suffrage.

Une chose est acquise cependant aujourd'hui. Grâce à ces "juges rouges" ayant bafoué l'institution.   Il n'est plus possible de considérer ce que tout le monde sait. A savoir que le syndicalisme en France n'est pas apolitique et qu'il n'est pas non plus le moyen de défense des seuls intérêts professionnels et catégoriels.

La justice a tranché !...

Jean Etienne Portalis



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Les commentaires

1.Posté par DAN RUN le 27/04/2013 08:56
Qu’un magistrat soit syndiqué pose déjà un problème au regard de la neutralité dont il se doit de faire preuve . . .
“ Certes, on est toujours le con de quelqu’un “

2.Posté par Jako le 27/04/2013 09:11
Il nous faut d'urgence un contre pouvoir à celui de la justice, et un contre pouvoir tenu par ceux qu'ils sont censés condamner, un contre pouvoir citoyen…

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