sak ifé nout jordu ék nout demin

Une histoire belge...


Politique
Dimanche 20 Mars 2016

Une « histoire belge » dont les Français se seraient bien passe. On apprend dernièrement que l'un des principaux auteurs des attentats de Paris, du 13 novembre 2015, activement recherché, Salah Abdeslam, vient d'être interpellé, quatre mois après les faits, à Molenbeek en Belgique, bourg d'où il était originaire.


Si l'on peut se féliciter de cette interpellation, il convient également de s'interroger sur sa survenance tardive et de l'efficacité de la lutte anti-terroriste en Europe et en France.

 

Nul doute que l'arrestation de cette « petite frappe » radicalisée, déjà « connu défavorablement des services de police », selon la désormais formule consacrée, pour des crimes de droit commun (braquage), est une bonne nouvelle pour les familles des victimes. Elle ont besoin de connaître la vérité pour enfin faire leur deuil.

 

On ne peut tout de même, faire l'économie de constater l'extrême lenteur avec laquelle s'est opérée l'interpellation de cet individu pourtant internationalement recherché. Et conséquemment de réfléchir aux performances de la lutte anti-terroriste menée par la Belgique et la France.

 

La Belgique, puisque le mis en cause est originaire de « Molenbeek », un bourg belge devenu depuis tristement célèbre et où vit une grande communauté musulmane.

 

En son sein, beaucoup d'éléments radicalisés, n'en déplaisent aux autorités belges, qui sont encore dans le déni de réalité. Il suffit pourtant de se promener à Molenbeek pour constater de cette radicalité tant sur le plan vestimentaire que sur le plan social.

 

A ce titre, il est patent de constater du refus par les édiles locaux, de considérer la réalité sociale du bourg. De l'aveu même du bourgmestre de la ville, la communauté est selon ses dires et somme toute « tranquille ».

 

Cette « tranquillité » fallacieusement évoquée par notre bourgmestre belge, tout un chacun peut la découvrir sur internet, à l'occasion de l'interpellation de Salah Abdeslam.

 

En effet, les médias, toujours aux ordres, ont savamment occulté les circonstances et l'ambiance de cette interpellation. Notamment les violences commises par ces coreligionnaires réputés « tranquilles », qui pour protéger Abdeslam, vont tenter de s'interposer physiquement aux forces de l'ordre belges.

 

Il convient également de s'interroger sur la politique de coopération européenne en matière de terrorisme.

 

Suite aux attentats du 13 novembre dernier, les ministres de l'intérieur belge et français, avait assuré que les deux pays, de surcroît voisins, allaient travailler main dans la main. Et c'est apparemment là que le bât blesse.

 

Si Le principe de souveraineté en matière de sécurité est toujours roi, il appert en conséquence que la coopération judiciaire atteigne vite ses limites au nom même du principe. En ce cas, il eut été plus opportun de limiter les accords de l'espace « Schengen » et de rétablir bien avant les frontières nationales pour pouvoir anticiper ces tristes évvénements.

 

Il s'agit donc là d'une faute évidente des autorités françaises qui ont dans les attentats du 13 novembre dernier, une responsabilité à assumer, à l'instar de la Belgique, contre qui d'ailleurs une plainte a déjà été déposée.

 

On ne peut prétendre vouloir instaurer un état d'urgence en France, obérant moult libertés publiques, pour ensuite ne pas reconnaître ses responsabilités dans l'échec de la lutte contre un petit délinquant devenu le symbole momentané de l'horreur djihadiste. Quatre mois d'errance pour interpeller cet individu qui n'a pas bougé de son sérail, sont intolérables et un désavoeu cinglant pour les autorités Belges et Françaises.

 

Un député républicain s'en est d'ailleurs récemment ému et considère quant à lui qu'il y a « angélisme », voire faute, dans la lenteur du processus de lutte conjointe contre le terrorisme.

 

8250 islamistes radicaux auraient été en France recensés. On ne parle pas de la Belgique, ni de l'Allemagne, ni d'aucun autre pays européen intégrant Schengen. Chacun

fait ses petits comptes, même si pour la France un multiple de dix serait plus réaliste. Nos responsables politiques ne vont apparemment jamais dans les cités où il est vrai, vivent encore quelques « céfrancs » honnis, sur le départ.

 

Et pourtant ces mêmes responsables politiques continuent de vous parler d'une lutte européenne contre le terrorisme. La vérité est toute autre. La sécurité européenne a failli et chacun ne voulant pas renier son idéologie « Europeiste », met en place des politiques internes, souvent inopérantes car tardives et lâches, et qui n'ont plus rien de communautaire.

 

Dormez bien Français... on s'occupe de vous ! 


Marc LEWITT



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