sak ifé nout jordu ék nout demin

Un temps de réflexion sur les emplois durables dans la filière paysage avec l’Unep


Économie
Mardi 3 Novembre 2015

Réunie en séminaire ce mardi 3 novembre, l’Unep lutte pour la prise en compte de la dimension sociale de la croissance verte. Pour l'Unep, la croissance verte ne deviendra une réalité que si les emplois sont durables et si la mauvaise herbe qu'est le travail illégal est éradiquée. Dans la continuité de la Charte que l’Unep Réunion signait en 2014 pour lutter contre l'emploi illégal, ce séminaire, en partenariat avec la DIECCTE, la CGSS, et le RSI, avait pour mission de sensibiliser et d'informer les entreprises, les collectivités et les donneurs d'ordre sur le respect des règles nécessaires à une saine concurrence et à la création d'emplois durables dans la filière.


Lors du séminaire « Filière paysage : croissance verte et emploi durable » ce mardi 3 novembre, l’Unep s’est montrée particulièrement combative pour la défense des emplois durables dans la filière paysage et le développement d'une croissance verte.
On estime aujourd’hui que 50% du chiffre d’affaires total de la filière du paysage échappe à la légalité : c'est plus de 20 millions d’euros qui tombent dans l'économie informelle ce qui représente un réservoir de plus de 250 emplois potentiels. L'ensemble des entreprises du paysage subit de plein fouet ce préjudice économique, social et d'image.
 
"Le travail illégal peut prendre de nombreuses formes et avoir des conséquences graves pour les chefs d'entreprises, les donneurs d'ordre, mais aussi les salariés, les apprentis et les stagiaires des entreprises dans l'illégalité. L’Unep a pour mission de sensibiliser aux risques encourus et de proposer des solutions innovantes (actions de sensibilisation, référentiel prix, badges pour les salariés, aide à la rédaction du document unique pour les membres, collaboration avec les instances de prévention et de contrôle). L'UNEP continuera, avec tous ses partenaires à lutter contre la mauvaise herbe du travail illégal"  explique Jean-Louis Bédier, Président de l’Unep Réunion.
 
La commande publique joue un rôle fondamental pour le secteur du paysage ; c’est un levier de croissance important où de nombreux progrès sont possibles. Le moins-disant n'est pas forcément le mieux disant, le devoir de vigilance et de diligence doit être exercé. La concurrence déloyale, celle qui n’est pas en règle du point de vue de la fiscalité, des cotisations sociales, ou de la convention collective, nuit à l’image des entreprises auprès du public et pénalise ceux qui respectent les règles du jeu. Les arguments des intervenants ont fait mouche devant un public spécialisé, avec notamment Madame la Ministre Margie Sudre, Présidente du Haut Conseil de la Commande Publique de La Réunion, qui a souligné l'importance de la formation et de l'insertion pour les emplois verts afin qu'ils soient pérennisés dans les entreprises et ne constituent pas de la concurrence déloyale.




      Partager Partager

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 30 Août 2020 - 09:32 Où sont les boulettes mauriciennes ?

Samedi 30 Novembre 2019 - 14:02 La Réunion gagnera par sa jeunesse