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Un observatoire pour le comportement dans le foot local


Dans la presse
Mardi 18 Octobre 2011

Hier, Michel Lalande, préfet de La Réunion, a présidé le lancement de l’observatoire des comportements dans le football amateur à La Réunion.


Un observatoire pour le comportement dans le foot local
Cet observatoire a été créé en présence des représentants :
- de la fédération française de football (Patrick Wincke et Mathieu Robert, chargés
de mission « actions citoyennes et sociales »),
- de la ligue réunionnaise de football,
- de la direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, - des partenaires institutionnels et associatifs associés à ce projet : la région Réunion, le conseil général, la direction départementale de la sécurité publique, la gendarmerie, le comité régional olympique et sportif (CROS), l’association des maires de La Réunion, l’amicale réunionnaise des éducateurs de football et l’UNAF Réunion (union nationale des arbitres de football).

Contexte local
En 2010, 342 incidents ont été répertoriés au cours des 11 723 matchs dans les différents championnats de l’île. Cela représente un pourcentage de matchs à incidents de 2% (estimation Ligue réunionnaise de football). Ce chiffre se situe au dessus de la moyenne nationale qui est de 1,8% des matchs.

Face à ces actes d’incivilité relevés dans les championnats « adultes et jeunes », le Préfet de La Réunion avec la DJSCS et la ligue réunionnaise de football ont souhaité se doter d’un observatoire des comportements sur le plan local.

L’observatoire des comportements : un outil national
L’observatoire des comportements (auparavant « observatoire de la violence ») a été créé il y a 5 ans par la fédération française de football. L’objectif est de disposer d’un outil permettant d’avoir une connaissance objective et quantifiée des actes de violences physiques et verbales, ainsi que les dégradations de biens publics ou privés, survenus avant, pendant ou après une rencontre, qu’elle soit officielle ou non.

L’observatoire des comportements présente l’avantage d’être un outil unique qui sert à la fois le niveau régional et national.

Les chiffres pour quoi faire ?
L’intérêt de disposer de données fiables et objectives permet :
- de mener un travail quantitatif en terme statistique avec des comparaisons entre les catégories concernées ou entre les différents types de violence.
- de disposer tous les mois d’un suivi régulier de l’état de la violence dans le football amateur et de pouvoir mettre en corrélation les actions menées par les ligues avec leurs chiffres de remontées d’incidents.
- d’analyser plus finement tant quantitativement que qualitativement les incidents, avec l’aide d’un groupe d’experts de différents champs disciplinaires (sociologues, psycho-sociologues, représentants de l’Observatoire National de la Délinquance et de la Réponse Pénale...).

L’observatoire, un outil pour les actions de prévention
L’observatoire des comportements est un outil statistique qui contribue également à définir des axes de travail et des préconisations d’actions en partant de données concrètes et objectives. Il permet ainsi de programmer, mesurer et évaluer de façon plus objective et efficace les différentes actions menées : prévention du risque de violence, actions de réparations, aide et soutien aux initiatives locales des ligues et clubs, campagnes de sensibilisation...

C’est aussi un des moyens de mettre en avant les valeurs portées par le football qui sont trop souvent oubliées au profit des dérives liées notamment à l’environnement des compétitions.

Quand et comment remplir l’observatoire ?
La source d’information principale réside dans la feuille de match qui est le véritable procès verbal d’une rencontre. C’est donc avant tout de la responsabilité de l’arbitre de bien transcrire les faits afin qu’ils puissent ensuite être pris en compte.

Il suffit pour cela que durant le match un fait de violence soit transcrit sur la feuille de match pour que cela déclenche l’inscription dans l’observatoire. Les actes de violences retenus sont inscrits dans le code disciplinaire et représentent les sanctions les plus graves.

L’inscription sur la feuille de match est le cas le plus simple puisqu’elle entraîne une sanction automatique de la part de la commission de discipline. Mais la spécificité de cet outil est qu’il peut également prendre en compte d’autres types de remontées : lettre de collectivités, de clubs, de témoins, d’officiels ou de force de l’ordre. La source de l’information n’a pas besoin d’être reconnue officiellement par les instances.

Les 12 actes retenus sont ceux qui par leur gravité dépasse le cadre normal du jeu et dont la définition précise dans le code disciplinaire, entraîne les sanctions les plus importantes.

On peut les regrouper en 5 grands chapitres, sans qu’il y ait de hiérarchie :
- les violences verbales : menace, propos grossiers ou injurieux,
- les violences physiques : agression avec arme, bousculade, coup, tentative de coups, - les incivilités : crachat, geste obscène, jet de projectiles, - les atteintes aux biens (dégradation, vol, incendie), - les actes à caractère raciste.

Mise en place de l’observatoire à La Réunion
Cet outil sera piloté par la Ligue Réunionnaise de Football et la Direction de la jeunesse des sports et de la cohésion sociale (DJSCS). Une cellule de veille sera mise en place par la DJSCS, elle aura pour mission d’une part de constituer un tableau de bord actualisé des faits de violences sur les stades pour favoriser l’identification des rencontres dites « à risque » et d’autre part d’analyser les données chiffrées et de proposer des préconisations d’actions ciblées en terme de prévention et de réparation.

Le lancement de l’observatoire au niveau local permettra disposer de données fiables afin de mieux connaître la réalité du terrain et d’être plus efficace sur les actions à conduire.




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