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Thierry Robert : "Il n'y a pas de quota, mais c'est 4 contrats aidés pour 1 contrat d'avenir"


Édito
Samedi 9 Février 2013

Le député-maire de Saint-Leu a conclu son intervention par une phrase qui définit bien les divergences de vue, entre le préfet et lui, sur la gestion des "contrats de dépannage". "Entre la théorie des technocrates et la pratique des élus de terrains, il n'y a pas un fossé, il y a un gouffre". Thierry Robert va plus loin. "On force la main aux maires pour prendre des contrats d'avenir. Nous sommes déjà à genoux". Explications.


Thierry Robert : "Il n'y a pas de quota, mais c'est 4 contrats aidés pour 1 contrat d'avenir"
Thierry Robert. C'est le fond avec toute la force de la forme. Le poids des mots. Et le choc des émotions. Avec puissance et conviction. Presque au garde à vous devant son pupitre. Un attitude spartiate. Tout dans le prolongement du corps. Celui qui en quelques années est devenu l'icône de Saint-Leu et un élément incontournable de la politique locale, demeure dans sa posture. "L'Etat doit tenir compte de nos spécificités". C'est la base même de ce que sera son combat pour son évolution institutionnelle. Et son projet pour La Réunion. Sa Politique autrement.

Et ça commence par la gestion des contrats aidés et des emplois d'avenir. La Commission transparence a annoncé cette semaine l'allongement des contrats aidés de 6 à 10 voire 12 mois. Jeudi soir sur Télékréol, Gilbert Annette a applaudi cette décision. "Il y a là une vraie motivation. Un an de contrat permet un projet à court terme", a expliqué le maire de Saint-Denis. Réactions de Thierry Robert : "Gilbert Annette est un soldat aux ordres de son gouvernement. Même si la mesure n'est pas bonne, il est au garde-à-vous".

"Lors de la Commission d'informations plus que de transparence, puisque tout avait déjà été décidé avant et sans nous, Patrick Lebreton, député-maire PS, et Maurice Gironcel, étaient sur ma position. L'allongement des contrats aidés de 6 à 12 mois, c'est un contrat de six mois en moins pour un demandeur d'emploi. Ce dispositif divise par deux notre capacité d'offrir quelques d'activité professionnelle".

"Le contrat d'avenir sur trois ans, c'est cinq contrats aidés de six mois en moins, alors que le contexte économique et social ne cesse de se dégrader. Et c'est encore plus de sollicitations pour les mairies et les maires. Et encore une fois, ce sont des technocrates qui compliquent un peu plus la situation". Thierry Robert suppute même un subterfuge de la préfecture pour "inciter les communes à signer et financer des contrats d'avenir d'un an à 3 ans, plutôt que de privilégier les contrats aidés de 6 à 12 mois".

"C'est vrai, rien ne nous est imposé. Mais entre les lignes et avec le sourire, c'est 4 contrats aidés pour 1 contrat d'avenir", a expliqué Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu.




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Les commentaires

1.Posté par Pour le retour de la quinzaine chômage le 09/02/2013 07:33
L'allongement des contrats aidés de 6 à 12 mois, c'est un contrat de six mois en moins pour un demandeur d'emploi


Quel "escroc" de la politique ? Son souhait donner à un maximum de gens dans le besoin l'occasion de voter pour lui.
Le développement harmonieux de La Réunion ne transpire pas dans ce texte. Si développement , il y a, ce ne sera pas de son fait, ni celui de Claude Hoarau, ni celui de Gironcel…
Seraient-ils pour un retour de "la quinzaine chômage" du temps d'une autre "grande dame" qui tenait son territoire d'une main de fer, je veux parler de la vieille de Chateauvieux…

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