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Premier mai : "Restituer le rôle historique de l'initiative populaire à rétablir la justice sociale"


Dans la presse
Mardi 1 Mai 2012

Laurence Lougnon, secrétaire fédérale du groupe socialiste de La Réunion, et Jean-Marie Lasson, secrétaire de la section socialiste de Saint-Paul, ont tenu à partager leur point de vue sur la symbolique du premier mai.


Premier mai : "Restituer le rôle historique de l'initiative populaire à rétablir la justice sociale"
"Instaurée en France, à l'occasion du centenaire de la Révolution française le 20 juillet 1889, chaque premier mai doit être une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures, elle ne sera ratifié qu’en 1919, et chômé et payé qu’en 1947.

Les premières manifestations de la fête du travail se sont terminées par des bains de sang, d’abord aux Etats-Unis, ou les manifestants ont été exécutés (puis innocentés), puis en France, aux Fournies dans le nord de la France, où les militaires ont chargés et tirés dans le tas faisant neuf morts parmi lesquels des femmes et des enfants.

La "Fête du travail", jour chômé, deux mots "fête" et «travail» aussi éloignés l’un de l’autre, l’un évoquant le bien-être, le bonheur, l’épanouissement et l’autre la pénibilité, la dureté. Et pourtant, nous sommes convaincus que ces mots peuvent être réconciliés, nous voulons que ces mots soient réconciliés.

La Fête du travail est aujourd’hui déformée, galvaudée, récupérée, transformée tantôt en Fête de Jeanne d’Arc, ou en Fête du vrai travail. Il nous appartient, à l’occasion de cet évènement qui nous réunit, de restituer et de perpétuer avec force le rôle historique de l'initiative populaire à rétablir la justice sociale.

La France ne peut abandonner ses valeurs si durement, si chèrement obtenue, de distribution égalitaire et solidaire, des richesses, du travail, des acquis sociaux au profit de quelques privilégiés, de nantis.

Nous pouvons, nous devons élever la voix pour dire que les difficultés sont réelles, les inégalités injustifiées. Il se trouve parmi nous, des gens courageux pour relever le défi, des gens qui n'ont pas peur, qui croient en leur avenir et qui le bâtissent. Il nous faut donc tous aller plus loin et affirmer cette solidarité. Nous devons rétablir l'indispensable confiance collective. Il faut redonner à chacun espoir en son avenir.

Le travail doit redevenir une source de satisfaction. Le fait d'en avoir un, dans une époque où il est inégalement réparti, représente aujourd’hui un privilège dont beaucoup trop de Français, de Réunionnais sont privés.

Il est temps d'œuvrer à cette réconciliation entre des forces vives du progrès qui doivent vivre dans le respect mutuel et non dans l’opposition constante des uns aux autres, des vrais et des faux travailleurs, des privilégiés aux assistés, mais ensemble revendiquer le changement, la réconciliation de la fête et du travail".

Section PS de Saint-Paul



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Les commentaires

1.Posté par Emaï Bonel le 02/05/2012 05:03
Ce qui fait débat surtout dans cette campagne présidentielle, c'est une conception moderne de la démocratie et de la république, qui n'est pas acceptée  au fond par la droite, y compris même parfois selon les circonstances par certaines forces de gauche, et qui fait que  les élus du peuple ont besoin des corps intermédiaires (associations, syndicats et autres regroupements) pour apprécier les besoins de toutes les composantes de la société de façon à réorienter en conséquence leurs priorités. Pouvoirs et contre pouvoirs! Cette conception est à vivre quotidiennement dans les communes, au Département, à la Région et au niveau de l'État. Il n'est pas sûr non plus que les élus socialistes à Saint-Paul soient vigilants dans son application constante, qui va bien au-delà d'une journée chômée e payée.

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